Samedi 3 mai 2008

Les témoignages de sympathie se multiplient après la disparition, dans la nuit du vendredi 25 au samedi 26 avril, à l’âge de 31 ans, de Stéphane Bardy, atteint d’une myopathie de Duchenne. Une fracture du col du fémur, il y a quelques jours, avait aggravé son état de santé. Obligé de se rendre à Poitiers, vendredi, pour plusieurs mois de rééducation dans un centre spécialisé, Stéphane, après un voyage très éprouvant, est décédé d’un arrêt du cœur.

 

Né à Libourne en 1976, ancien élève du collège et lycée Saint-Joseph de Gaillac, Stéphane laisse l’image d’un garçon courageux, volontaire et joyeux. « Malgré sa maladie évolutive, Stéphane a toujours fait preuve de courage et de joie » selon les mots de sœur Marie-Pascale, son ancien professeur de sciences naturelles au collège. « C’était un garçon intelligent, gentil et rayonnant », se souvient-elle. Son passage dans l’établissement d’enseignement catholique gaillacois a fortement marqué le corps administratif et professoral. « Il a été inscrit chez nous de la 6e à la terminale », raconte Jean-Jacques Trouvé, le directeur. « Ce qui nous a beaucoup marqué, c’est l’évolution de sa maladie. En 6e il marchait encore dans les couloirs, en 5e il ne descendait plus qu’occasionnellement en cours de récréation, en 4e il était en fauteuil roulant mais ses copains restaient avec lui en classe ». Sans jamais se plaindre – « c’est plutôt lui qui encourageait les autres » selon sœur Marie-Pascale – Stéphane a décroché son baccalauréat littéraire avec mention « alors qu’il n’arrivait quasiment plus à tenir son stylo », précise Jean-Jacques Trouvé. Véritable exemple pour cette école, Stéphane « était quelqu’un qui « était toujours présent quand on avait besoin de lui », confirme Rolland Pontié, membre de l’association gestionnaire de Saint-Joseph.

Très impliqué dans le Téléthon
L’un de ses grands combats était évidemment celui du handicap, sous toutes ses facettes. En mars 2003, il avait créé l’association Handival 81 dont le but est « de tisser des liens entre personnes handicapées et personnes valides » pour rompre l’isolement des premières. Très impliqué dans le Téléthon, membre de la délégation AFM du Tarn, il s’était particulièrement investi dans l’édition 2007 auprès de Jean-Louis Lefevre, président de l’Atelier Occitan du Bois à Gaillac. « J’ai fait la connaissance de Stéphane lorsque nous avons travaillé sur l’observatoire des oiseaux accessibles aux personnes à mobilité réduite à Vère-Grésigne », se souvient-il. C’est ensemble qu’ils ont eu l’idée des 1000 mangeoires pour le Téléthon 2007. « Je perds plus qu’un ami, je perds un frère. Ce bonhomme au-delà de son handicap nous obligeait à nous dépasser. Nous avons l’obligation de faire un Téléthon exceptionnel en 2008 en sa mémoire car, de là-haut, on sait que ce croyant nous soutiendra ».

Profondément croyant
Il l’écrivait lui-même, sa première passion dans la vie n’était autre que Dieu. Le père Daniel Rigaud, ancien curé de Gaillac, qui fut son accompagnateur spirituel pendant un temps, reste aujourd’hui encore impressionné par la manière dont Stéphane vivait sa foi « avec simplicité et pugnacité ». Ensemble, ils ont vécu l’aventure des JMJ de Rome – « j’en garde de précieux souvenirs » -, se sont battus pour que les églises de Gaillac soient accessibles aux personnes handicapées. « Grâce à lui, de nombreuses choses se sont faites. Il avait ce don de mettre en lien les personnes autour de lui ». D’ailleurs, grand amateur d’internet, il avait récemment créé un groupe de prière en ligne.
Le père Paul de Cassagnac, actuel curé de Gaillac, qui l’a connu « il y a six ou sept ans lors de rencontres mensuelles de jeunes à Albi », gardera de Stéphane « ce témoignage rayonnant de vie, de force et de foi ». Lors de la mission paroissiale d’octobre 2007, Stéphane était intervenu inopinément pendant le débat suivant le film « Million dollars baby » évoquant l’euthanasie. « Alors qu’un militant de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) venait d’intervenir, Stéphane a pis la parole pour affirmer que toute vie valait la peine d’être vécue. Un grand silence s’est alors emparé de la salle », raconte le père de Cassagnac.
Témoin infatigable du Christ, Stéphane avait rédigé en 1999 puis en 2003 deux ouvrages évoquant sa vie, son handicap et sa foi : « Une roue dans chaque main » et « Pèlerinage du troisième millénaire ». Il venait d’entamer son troisième livre intitulé « Baptême de l’air » et nourrissait encore de nombreux projets comme la création d’un nouveau blog ou le recensement des nombreuses églises du Gaillacois. En mars dernier, lors de la Journée diocésaine de la Jeunesse, il avait donné un témoignage émouvant et exemplaire de vie devant les jeunes. Ses obsèques se sont déroulées mardi dernier, 29 avril.

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 16 avril 2008

 

De retour de l’assemblée des évêques, où il était question de bioéthique, l’archevêque d’Albi veut sensibiliser les chrétiens.

Tous les évêques de France le savent. À moins d’un an de la révision des lois de bioéthique, le temps leur est compté. Déjà mises sur le tapis lors d’une session de formation à Rennes en février, les questions touchant à la bioéthique ont occupé une large part du planning de l’assemblée des évêques, réunis à Lourdes du 1er au 4 avril.
Près de deux journées ont été consacrées à ce thème avec, en guise de support, seize fiches élaborées par le groupe de travail présidé par l’archevêque de Rennes, Mgr d’Ornellas. « Ce dossier d’environ 70 pages, préparé avec l’aide d’experts scientifiques et juridiques, traite de nombreuses questions, allant du statut de l’embryon à la fin de vie », rapporte Mgr Pierre-Marie Carré, de retour de cette session printanière. Ne se limitant pas aux seules questions techniques, ces fiches de travail, « qui n’ont pas vocation à être publiées mais à servir de base de travail pour les évêques », abordent également des points annexes comme la législation européenne en la matière ou le rôle du Comité consultatif national de bioéthique.
Hormis les discours d’ouverture et de clôture de la session par le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Vingt-Trois, on pourrait s’étonner de ne pas trouver de conclusions ou de synthèse de ces travaux épiscopaux qui soient accessibles au grand public. En fait, les évêques désirent changer leur fusil d’épaule en matière de communication. Les discours de l’Église ne réussissant pas souvent à percer dans l’espace médiatique, les prélats, reconnaissant qu’ils ne sont pas « des spécialistes en matière de bioéthique », ont été invités à « s’entourer d’experts au sein de leur diocèse. L’évêque ne doit pas être seul pour sensibiliser les communautés chrétiennes sur cet enjeu de société », approuve l’archevêque d’Albi. « Nous n’allons pas attendre 6 ou 7 mois, et la prochaine assemblée des évêques, pour reparler de ces questions. C’est ce travail à la base qui nous revient de mettre sur pied dès maintenant. Des personnes doivent se proposer et entrer en contact avec leur évêque ».

Euthanasie: ne pas franchir cette limite
L’actualité brûlante de ces dernières semaines, avec la fin tragique de Chantal Sébire, donne raison aux évêques. Alors que d’autres formes de lobbying arpentent les plateaux de télévision pour défendre leur cause, l’Église de France doit attendre de laisser passer la vague pour être entendue. « Il est impossible de s’exprimer en pleine polémique », constate Mgr Carré. « Les grands médias cherchent l’émotionnel ». À moins de faire pathos contre pathos, ce qui n’est pas sa volonté, l’Église préfère voir s’instaurer un véritable débat, loin de tout sensationnalisme.
Sur cette question de la légalisation de l’euthanasie, l’archevêque tarnais tient à réaffirmer les fondements de la doctrine catholique en la matière. Outre le commandement « tu ne tueras point », Mgr Carré rappelle que « pratiquer l’euthanasie, c’est prendre autorité sur la vie d’un autre ». En dehors de considérations strictement religieuses, dire oui à l’euthanasie c’est « s’engager dans un domaine qui peut vite devenir glissant […] C’est ouvrir une limite avec la crainte qu’ensuite il n’y ait plus aucune barrière ». L’Église, « qui a toujours enseignée que la souffrance était un mal contre lequel il faut lutter », regrette la mise à l’index de la loi Léonetti sur la fin de vie. « Même si celle-ci frôle parfois avec la limite, elle a l’avantage de souligner qu’il existe des soins palliatifs ». D’ailleurs, Mgr Carré signale que l’Église ne fait pas que condamner,  « elle sait aussi encourager tous ceux qui agissent auprès des personnes qui souffrent ».
Au creux de cette réflexion, c’est aussi une certaine conception de la société qui se pose. « Ce n’est pas parce quelque chose est possible techniquement que pour autant ça contribue à faire grandir l’humanité », prévient le prélat albigeois. « La loi n’est plus un soutien, un horizon qui faisait progresser l’humanité, mais elle est devenue le reflet de ce que pense la société. Je le regrette ».

 

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 16 avril 2008

 

L’université catholique américaine de Pennsylvanie compte envoyer, à terme, 19 étudiants dans son campus d’Ambialet.

Dans le vieux prieuré d’Ambialet, les couloirs brillent comme un sou neuf. Depuis 18 mois, d’importants travaux de rénovation sont menés à l’intérieur de cette bâtisse appartenant toujours, et depuis 1865, au Tiers-ordre régulier franciscain. Mais cette fois-ci, le sou qui finance le chantier est frappé du sceau américain: le dollar. Après quatorze années de présence de la congrégation Saint-Jean (1991-2005), l’ancien noviciat renoue avec sa vocation de centre de formation en accueillant dorénavant des groupes d’étudiants de l’université américaine catholique « Saint-François », implantée à Lorette (Pennsylvanie).
Sept étudiants en première et deuxième année universitaires, encadrés d’une équipe de cinq membres du corps professoral et administratif, y séjournent depuis le 7 mars dernier, et y demeureront jusqu’au 25 avril, date qui marque la fin de l’année scolaire outre-atlantique. « Nos étudiants ont déjà passé six semaines à Paris, dans un autre de nos campus. Ils resteront à Ambialet durant sept semaines », détaille Vincent Rémillard, professeur de français à la retraite et initiateur de ce projet.

Un bail de cinquante ans signé avec le Tiers-ordre régulier franciscain
C’est en 2005 que le président de l’université, le père Gabriel, et Vincent Rémillard se penchent sur l’hypothèse de séjours internationaux pour leurs étudiants. « J’étais en contact avec le secrétaire général du Tiers-ordre régulier, et je lui ai demandé s’il existait un endroit et un bâtiment en France où nous pourrions installer un campus », se souvient ce dernier. Après plusieurs mois d’attente, la réponse tombe. Le prieuré d’Ambialet, bientôt vide, fait l’affaire. Le conseil universitaire donne son accord, et un bail de cinquante ans est signé.
Le professeur de français ne se sentant pas suffisamment compétent pour installer matériellement ce nouveau campus, l’université Saint-François confie la responsabilité de l’antenne d’Ambialet à Timothy Perkins. « C’est lui qui a réalisé toutes les études concernant les travaux », précise Vincent Rémillard. « Il est donc tout naturellement devenu le directeur ».

Des retraites pour jeunes mariés et des stages de cuisine pendant l’été
Dans les salles réaménagées, dotées de connections internet, les étudiants poursuivent des « études générales » comme on dit aux USA: cours de français, d’économie comparée (Etats-Unis versus Union Européenne), de beaux-arts et de religion. « Sur cette dernière matière, nous sommes en train d’étudier le tracé des principaux pèlerinages européens du Moyen-Âge », explique Karen, une des étudiantes, âgée de 22 ans. Aussi, pour lier la théorie à la pratique, les jeunes Américains ont visité la basilique Saint-Sernin de Toulouse, la cité médiévale de Carcassonne, le Louvre, les usines Airbus, et projettent de se rendre au musée Goya de Castres et Toulouse-Lautrec à Albi. « Ce séjour est une opportunité pour mieux intégrer la langue et la culture française », se réjouit Brigitte, 19 ans, qui se prépare à une carrière d’infirmière. Sans oublier ce petit je-ne-sais-quoi de romantisme français qui attise la curiosité des Américains. « Le bon vin, le bon fromage, la France et ses 2000 ans d’histoire », énumère, dans un français correct, la benjamine Christine (18 ans). « It was a dream for me, the french dream »*  conclut-elle.
À terme, le campus d’Ambialet accueillera 19 étudiants. L’été, des groupes proches de l’université de Lorette pourraient y séjourner quelques jours. « Des personnes sont déjà intéressées pour y faire un stage de cuisine, d’autres pour y organiser des retraites pour jeunes mariés ». Bref, une façon aussi de réaliser le « french dream ».

* « C’était un rêve pour moi, le rêve français ».
 

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 10 avril 2008
par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 21 février 2008

undefinedDe retour de la session de formation des évêques à Rennes du 18 au 20 février,  dont il était responsable en tant que président de la commission doctrinale, Mgr Pierre-Marie Carré détaille les points qui ont été soulevés à cette occasion sur les débuts de la vie humaine. 
Il évoque l'arrêt de la Cour de cassation et répond à la polémique sur la venue d'Alex Kahn.
  


Soixante évêques français ont participé, du 18 au 20 février à Rennes, à une session de formation sur «les débuts de la vie humaine». Ces deux journées, organisées par la commission doctrinale que préside Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque d’Albi, ont permis d’évoquer, autour de scientifiques, juristes, moralistes, philosophes et théologiens, des questions touchant au statut de l’embryon, à la procréation médicalement assistée ou aux recherches sur les cellules souches embryonnaires. 
«Cette formation est une commande de l’ancien président de la Conférence des Evêques de France, le cardinal Ricard, en vue de préparer la révision des lois bioéthiques en 2009», explique Mgr Carré. «Son objectif est d’abord de permettre aux évêques de se former personnellement pour ensuite pouvoir sensibiliser les chrétiens sur ces questions, et surtout en discuter avec les élus avant que les lois n’arrivent devant le Parlement». Cette formation se greffe, en parallèle et en complément, au groupe de travail des évêques sur la bioéthique. «Celui-ci prépare quatorze fiches qui reprendront ces thèmes et sur lesquelles nous allons travailler au cours de notre prochaine assemblée, en avril». Elles permettront à la CEF d’élaborer un argumentaire pour aider les évêques à «entrer dans le débat commun». 

Un arrêt de cassation à prendre avec prudence 

Mais cette session intervenait surtout dans un contexte judiciaire particulier. Douze jours plus tôt, dans un arrêt en date du 6 février, la cour de cassation affirmait la possibilité pour des parents de déclarer un enfant né sans vie à l’état-civil, et ce même si le fœtus ne répondait pas aux critères de l’OMS, à savoir un poids minimal de 500 grammes et une grossesse d’au moins 22 semaines. «Notre rencontre n’avait pas de lien direct avec ce débat», précise Mgr Carré, «puisque notre session est programmée depuis plus d’un an déjà». 
Ce qui n’a pas empêché la soixantaine d’évêques présents d’aborder cette question importante qu’est le statut de l’embryon. «En tant que croyants et penseurs, nous pensons qu’il existe un processus logique qui commence au moment de la fécondation de l’ovule et des spermatozoïdes. Cette première cellule qui se crée va, si tout se déroule normalement, aboutir neuf mois plus tard à la naissance d’un bébé. C’est d’emblée une personne humaine dès le commencement de ce processus naturel». 
Toutefois, le conseiller d’Etat, invité par les évêques à intervenir durant ces deux journées de formation, a joué la prudence autour des conclusions de cette décision de la haute juridiction civile. « Alain Christnacht nous a dit de ne pas majorer la qualité juridique de cet arrêt. Les juges ne font pas la loi, mais l’interprètent seulement». Pas question donc de crier victoire, et de croire, trop rapidement, qu’une brèche se serait ouverte dans le débat autour de l’avortement notamment. 

Axel Kahn, invité en expert, crée la controverse 

Parmi les intervenants invités à converser avec les évêques, la présence du généticien Axel Kahn, favorable notamment aux recherches sur les cellules souches embryonnaires, a provoqué quelques remous au sein de la blogosphère catholique. Ayant eu vent de cette polémique, le président de la commission doctrinale a tenu à expliquer la raison de ce choix. «Nous voulions savoir où en était la science. Axel Kahn était invité à faire un état des lieux sur ce qui se fait aujourd’hui, ce qui se cherche, ce qui se prépare. Par exemple, il nous a dit très clairement que, pour lui, toutes les questions sur le clonage humain étaient une illusion. Il a été très clair sur ce point». 
À ceux qui craignaient que le généticien n’influence les évêques, Mgr Carré rétorque qu’il «ne lui était pas demandé de présenter des points de vue moraux», et rappelle qu’Axel Kahn était convié, il y a deux ans, à intervenir lors des conférences de carême à Notre-Dame de Paris. «L’enjeu était alors plus grave que de parler devant des évêques qui ont quand même quelques convictions…».

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 13 février 2008

undefinedLa Journée Diocésaine des Jeunes 2008, à destination des 15-35 ans, se déroule le samedi 15 mars à Albi. Programme. 

Après Lavaur l’année passée, la prochaine Journée Diocésaine de la Jeunesse (JDJ) aura lieu le samedi 15 mars à Albi sur le thème « Tout peut s’éclairer », à destination des jeunes âgées de 15 à 35 ans. Les confirmands de l’année se retrouveront à 15h30 à l’église de la Madeleine avant de rejoindre leurs aînés à la salle du Pigné qui les accueilleront à leur tour. Toutes les dimensions de l’Homme, créé et sauvé, seront donc illuminées à travers un festival d’ateliers et de rencontres de 17 à 20 heures. Des ateliers présenteront l’action et les voyages de jeunes de retour de séjours humanitaires en Inde ou à Madagascar, ainsi qu’un zoom sur les activités du Pélé-jeunes. Les participants pourront s’initier à la spiritualité avec la découverte d’un bibliodrame, un approfondissement de la question du Salut dispensé par Mgr Carré et encore un temps d’écriture grâce à un blog prière. 

Concert avec Deklic
 
Trois intervenants viendront témoigner de leur expérience personnelle et de leur action au sein du diocèse: Laurent Jourdain auprès des gens du voyage, Christian Poirier, un diacre devenu aveugle à 18 ans et Stéphane Bardy qui témoignera de sa manière de vivre son handicap. Des éducateurs du CLER Amour et Famille (voir notre édition du 7 février, ndlr), évoqueront avec les jeunes des questions touchant au corps, à la sexualité et à l’amour, bien entendu. Enfin, un atelier permettra de confectionner des vitraux et des torches qui serviront pour la procession et la veillée. Un pédagogue, Philippe Kunz, parlera également de la lumière sous ses aspects scientifiques. 
La veillée commencera, après la prière du soir à la cathédrale animée par les membres de Jeunesse Lumière de 20h15 à 20h45, par un concert à 21 h avec le groupe DEKLIC, à la salle du Pigné. Groupe de rock branché qui a fait bonne impression au festival de Toussaint « Holywins » à Paris. Leur musique, tout en portant un sens profond, donne une énorme envie de bouger! Enfin, Une procession aux flambeaux mènera les jeunes, à 22h30, jusqu’à la cathédrale où ils vivront une grande veillée festive et priante avec la présence de Mgr Pierre Marie Carré. 

Inscription auprès des mouvements et services du diocèse, ou sur le site internet: www.pastorale-jeunes-albi.com

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 13 février 2008

undefinedMembres du CLER Amour et Famille, les époux Novello aident les jeunes et les couples à gérer leur vie affective et sexuelle. 

Ils abattent à eux seuls des murailles. Des forteresses que notre société a édifiées insidieusement dans le cœur, le corps et l’être même des jeunes et des couples. Tandis qu’une campagne publicitaire du Planning Familial affiche, dans les métros et les rues d’Île-de-France, sa conception de la liberté (« sexualité, contraception, avortement »), le CLER Amour et Famille (1), dont sont membres Pierre-Antoine et Alix Novello depuis 1982, revendique clairement sa vision de la liberté: apprendre à gérer sa vie affective, sexuelle et sa fécondité de manière responsable. 

Les jeunes sont bluffés 

Parcourant le Tarn, département sur lequel ils représentent ce mouvement d’Église né en 1961, les Novello vont, invités par les écoles, les paroisses, les associations, au contact direct des jeunes pour « les faire parler et réfléchir, en toute liberté, sur le sens de la vie […], sur leur vie sentimentale ». Souvent bluffés, parfois déstabilisés, les jeunes ne restent pas indifférents aux mots, pesés et repesés, et surtout à l’écoute attentive et sans jugement, de ce couple solide et simple à la fois, demeurant sur les hauteurs du Salvagnacois. « On commence par leur parler du fonctionnement de la vie, des cycles. On leur montre que le corps est beau, qu’il est fait pour donner la vie, avant de leur parler de contraception », raconte, avec conviction, Alix Novello. Les jeunes ne sont pas l’unique préoccupation du CLER. Le mouvement s’intéresse, dans son ensemble, à la famille en « l’aidant à se construire, à être solide et à faciliter les relations entre ses membres, les époux entre eux et avec leurs enfants ». 
Les Novello ont aussi à cœur d’aider les couples, jeunes ou non, chrétiens ou pas, « à consolider leurs relations en les aidant à communiquer, à éduquer et à gérer leur fécondité ». Depuis quelques mois, une équipe « trois ans », comme on les appelle au CLER, a vu le jour sur Lavaur. Six couples s’y retrouvent pour travailler, ensemble, et à partir de leurs expériences personnelles, autour de la communication. Ce travail se déroule sur trois années, les Novello étant là pour accompagner les six ménages. 

Une fécondité responsable 

Le couple d’éducateurs, chacun ayant suivi de multiples formations dispensées par le mouvement*, touche aussi un domaine fort sensible, dont on parle bien peu et que même les professionnels de la santé n’osent évoquer en vérité: la planification familiale naturelle ou planification naturelle des naissances. Derrière cet intitulé emphatique résonne une conception chrétienne de la sexualité où la gestion de la fécondité s’effectue à deux et en harmonie avec le corps de chacun des époux. C’est Pierre-Antoine, moniteur en Méthode d’Auto-Observation (MAO) qui explique aux couples, qui le désirent, la méthode naturelle pour connaître les périodes de fertilité et d’infertilité du cycle féminin. 
Le CLER Amour et Famille initie à la méthode dite symptothermique qui consiste en l’observation de trois données: la glaire ou mucus cervical, la température et éventuellement le col de l’utérus. Les Novello propose de suivre le couple durant les deux premiers mois de la MAO. Parmi les autres projets du CLERC Amour et Famille du Tarn, les Novello travaillent, à la demande de plusieurs prêtres, à une sorte de formation à destination des jeunes couples pour consolider leur mariage. « Une façon de prolonger la préparation au mariage ». 

1 - CLER: Centre de Liaison des Équipes de Recherche sur l’amour et la famille. 
*  www.cler.net.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 30 janvier 2008

undefinedDevant les menaces qui pèsent sur le repos dominical, Mgr Carré appelle à retrouver le sens du dimanche: fêter la résurrection. 

Le chrétien de 2008 connaît-il encore la signification du dimanche, autrement appelé le Jour du Seigneur ? Alors que de graves menaces pèsent sur le repos dominical, « seulement instauré en France en 1906 », Mgr Pierre-Marie Carré a insisté, lors d’une conférence donnée lundi dernier à Castres, sur le sens de la sanctification du premier jour de la semaine. 
Il ne faut pas voir dans la démarche de l’archevêque d’Albi un quelconque moralisme, mais une question de bon sens. « Ce jour-là, c’est le Christ qui nous le donne pour fêter sa résurrection. C’est un point sur lequel il faut insister. Les chrétiens ne pouvant pas vivre seuls, c’est au cours des rassemblements du dimanche que se constitue le Corps du Christ ». La sanctification du dimanche ne doit pas être ressentie comme une obligation instituée par l’Église, mais comme « un moment privilégié pour construire une communauté chrétienne car nous sommes présents pour le Christ, qui nous rassemble ». Les Pères de l’Église disaient déjà, à ce propos: « si quelqu’un n’est pas là, ils manquent à l’assemblée ». Saint-Paul rappelle, lui, que « nous sommes appelés par Dieu ». 

Les paroisses doivent faire attention à l’accueil 

Le Jour du Seigneur ne se limite pas à la célébration de l’eucharistie, qui reste néanmoins le cœur vivant de la communauté, mais peut se prolonger aux travers d’autres sacrements (les baptêmes ou les ordinations, généralement célébrés le dimanche) ou de démarches personnelles. « Que fait-on les autres heures du dimanche? », s’est interrogé le père-évêque, proposant quelques pistes de réponse comme « la lecture de la parole ou de livres approfondissant notre foi », sans pour autant oublier la place de la famille et de la fête ce jour-là. 
Outre l’ouverture possible des magasins le dimanche, qui fait dire à Mgr Carré que « le repos dominical rappelle que l’Homme vaut davantage que ses actes et que les lois du marché », une autre menace pèse sur le dimanche: l’individualisme. « C’est une marque de notre temps, concède l’archevêque. Il faut voir ce que nous pouvons faire pour dépasser cet individualisme ». Mgr Carré a appelé à davantage de chaleur et d’attention des personnes au sein des paroisses. « Il faut apprendre à se connaître, à aller vers les autres ». Il a également souhaité que des initiatives paroissiales se mettent en place autant que faire se peut, comme les « dimanches autrement » où la communauté se réunit toute la matinée pour écouter la parole de Dieu, l’approfondir, célébrer l’eucharistie et terminer pour un pique-nique fraternel. 
L’épée de Damoclés dressée au-dessus du dimanche peut être l’occasion de renouer avec son but originel: nous renvoyer à plus grand que nous. « Il y a, dans le rythme de la semaine, un jour particulier qui nous invite à regarder plus haut, pour ne pas se laisser enfermer dans des préoccupations matérielles ou économiques ». Les chrétiens de Tunisie aiment à dire « qu’il est impossible de vivre sans le dimanche », cette nourriture spirituelle et fraternelle qui lance la semaine. Et ce premier jour, « c’est nous qui lui donnons de la valeur par nos attitudes et par nos choix ».

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 30 janvier 2008

La communauté des Béatitudes devra encore patienter pour voir ses statuts définitivement entérinés par le Conseil Pontifical pour les Laïcs. Ce dernier, qui avait reconnu par décret en décembre 2002 la communauté comme association internationale privée de fidèles de droit pontifical, devait approuver les statuts au bout d’une période ad experimentum de cinq années. 
Cette période a pris fin le 8 décembre dernier, mais le cardinal Rylko, président du Conseil Pontifical pour les Laïcs, a annoncé la prorogation de ce temps ad experimentum de deux années « afin de permettre la mise en œuvre d’indications qui nous ont été données et l’approfondissement de la réflexion sur notre charisme » a indiqué la communauté des Béatitudes. 

Attention à la confusion 

Cette prolongation intervient après les affaires qui ont secoué la communauté au cours de l’année 2007, notamment la communauté Saint-Luc à Vielmur-sur-Agout, accusée par deux anciens membres de dérives sectaires. Le Saint-Siège demande ainsi à la communauté des Béatitudes de clarifier son mode de fonctionnement à plusieurs égards, notamment d’éviter les psychothérapies pratiquées en communauté où pourraient se confondre dimension psychologique et psychiatrique et direction spirituelle. 
Le Vatican souhaite également que la communauté clarifie le statut de ses laïcs, consacrés et familles communautaires. « Comme le prévoient nos Statuts, ce travail s’inscrira dans le processus de préparation de l’Assemblée générale ordinaire de la Communauté, qui a été convoquée à la fin de novembre 2008 », précise un communiqué de la communauté, qui a été invitée par son Fondateur à approfondir le cœur du message de Jésus: les huit béatitudes, et à vivre ainsi cette nouvelle étape.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 3 janvier 2008

undefinedOuverture des magasins le dimanche, réforme du divorce, venue du pape en France… Mgr Carré évoque l’actualité nationale et diocésaine des mois à venir. Entretien. 

Les évêques ont mis en place un groupe de travail sur la bioéthique; la révision des lois françaises sur ce thème étant prévue pour 2009. Quelles devraient être les réserves ou les propositions de l’Église catholique sur ce sujet ? 
Cette question nous préoccupe effectivement. Déjà, il y a quelques mois, le Cardinal Ricard avait demandé à la commission (doctrinale, ndlr) que je préside d’organiser une session de formation des évêques sur ce point. Elle aura lieu à Rennes en février, et sera découpée en quatre demi-journées, chacune avec un thème expliqué par deux intervenants: un « grand nom » et un spécialiste local. C’est Axel Kahn qui abordera la question scientifique. 
L’aspect juridique sera présenté par un conseiller d’État et un avocat breton. La partie théologique et morale sera détaillée par un jésuite belge, le père Alain Mattheeuws, et par un médecin catholique. Deux évêques interviendront enfin: le Cardinal Vingt-Trois, qui est moraliste, et l’archevêque de Rennes, président du groupe de travail « Bioéthique ». Les réserves et les propositions seront faites par ce groupe de travail, à la lumière de la formation qui nous aidera à bien saisir tous les enjeux et à pouvoir en discuter localement si besoin. 

Le gouvernement souhaite élargir la législation sur l’ouverture des magasins le dimanche. L’Église ressent-elle cette réforme comme une attaque envers le repos dominical ?
 Jusqu’à présent, il n’y a pas eu d’immense déclaration choc de l’Église parce que sa position est connue sur ce sujet. Ce que mettent en avant les « pour », c’est une forte demande des consommateurs; et ce que mettent en évidence les « contre », c’est les salariés qui ne seront pas gagnants et la vie familiale qui sera menacée. Il y a une logique de l’argent qui nous menace. Si on y cède, je ne crois pas que la société y soit vraiment gagnante en fin de compte. Il existe d’autres activités de loisirs, de détente, culturelles et cultuelles le dimanche que d’aller se promener dans des grandes surfaces. 
J’ai cependant peur qu’il y ait un tel poids des finances que ça emporte tout. Au début du 20e siècle, on s’est battu pour le bien de la personne humaine et de la famille, je ne voudrais pas qu’au nom d’autres principes, on perde l’acquis de ces principes-là. 

Le gouvernement travaille sur une simplification de la procédure du divorce. N’assistons-nous pas à une banalisation de celui-ci comme simple acte juridique constaté par le notaire? Quel risque présente cette réforme pour la société ?
 Ceux qui promeuvent cette réforme ne voient qu’un aspect des choses: simplifier les procédures pour alléger la charge des tribunaux et faciliter la vie des couples qui se déchirent. Ces deux raisons méritent d’être regardées, mais suffisent-elles par rapport au risque qu’elles font encourir ? Le mariage n’est pas simplement un geste formel qui tend à être de plus en plus privé. C’est la dimension sociale du mariage qu’il nous faut retrouver. 
Beaucoup de choses sont regardées sous l’angle de la sphère privée, mais la société n’est pas simplement une addition de situations privées. La société n’est-elle là que pour les biens ou les intérêts que je peux en tirer, ou pour le bien commun? Encore une fois, ce sont les petits et les pauvres qui vont être perdants. Devant les motifs avancés par cette réforme, j’ai peur qu’à vouloir régler certaines questions, on n’en crée d’autres. 

Les évêques en savent-ils plus sur la venue du Pape en France, peut-être à l’automne 2008 ?
Non, on attend. Nous savons seulement que le Saint-Père a accepté l’invitation envoyée par Mgr Perrier, évêque de Lourdes. J’ai déjeuné avec celui-ci le 8 décembre dernier. Il espérait que Benoît XVI vienne le 31 mai, mais c’est le pape qui décide. Il n’a pas une santé de fer, et les voyages qu’il a entrepris ne sont pas comparables à ceux de Jean-Paul II au début de son pontificat. Je ne pense donc pas que Benoît XVI s’amuse à courir la France en trois jours. 

En visite officielle au Vatican, Nicolas Sarkozy a affirmé sa volonté de voir naître une laïcité positive. Comment avez-vous accueilli ce discours ?
 Ce discours rejoint le livre qu’il avait écrit en 2005 « La République, les religions, l’espérance », dont j’ai lu les bonnes feuilles. Dans beaucoup d’esprits, la laïcité signifie que les sentiments religieux sont du domaine privé. Pourquoi aurait-on le droit d’exprimer ses opinions politiques, artistiques… et pas ses opinions religieuses ? Cette conception de la laïcité existe encore malheureusement. 
Pourtant, si on se réfère au premier article de la loi de 1905, celui-ci stipule que la République assure la liberté de conscience. L’Église a sa place dans la société, sans pour autant qu’elle impose ce qui lui paraît décisif. Il est normal, et Nicolas Sarkozy l’a dit lors d’une interview, que l’Église, comme tout groupe, puisse dire clairement, et sans être accusée de tous les maux de la Terre, ce qu’elle pense. 

Vous avez souhaité mettre en place, en 2006, une pastorale des jeunes sur le diocèse. Les JMJ de Sydney, en juillet prochain, marquent la fin de la mission qui lui a été confiée. Pensez-vous prolonger son action ?
Une pastorale auprès des jeunes n’est jamais finie. Il y aura toujours à poursuivre la mission auprès des jeunes, mais peut-être de manière moins intense. C’est encore tôt pour en dire plus. Dans les prochains mois, des dispositions vont être réfléchies et prises. 

Benoît XVI vient de signer le décret lançant le processus de béatification d’Emilie de Villeneuve. Où, quand et comment se déroulera cette béatification ?
J’ai vu la supérieure générale des Sœurs de l’Immaculée Conception, dites Sœurs Bleues de Castres, qui était venue me voir quelques jours avant que le décret du Pape soit signé, et nous avons envisagé l’année 2009. Notamment parce qu’il y a un cardinal de Rome qui vient et qu’il faut donc regarder avec lui le moment qui lui convient, mais également car il y a un changement de supérieure générale de l’ordre en 2008. 
Surtout, il faut une préparation spirituelle pour faire découvrir qui est Émilie de Villeneuve, sa vie, sa spiritualité, pourquoi est-elle bienheureuse. C’est donc l’affaire de 18 mois. Pour le lieu, ce sera à Castres, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura rien ailleurs. On pense qu’aucune église de Castres n’est assez grande, il faudra sûrement un lieu en plein air. Tout ça reste à définir, le chantier est ouvert ! 

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Catégories

Images aléatoires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus