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Mercredi 19 décembre 2007

undefinedAprès l’arrêt des deux principaux groupes français de pop-louange, Glorious et Spear Hit, en septembre dernier, un débat fait rage au sein de l’Eglise : cette forme d’évangélisation est-elle morte ? Pas si sûre, si une prise de conscience profonde intervient. Explications. 

La pop-louange catholique est-elle morte, renvoyée dans ses buts après quelques années de succès que certains jugent déjà éphémère ? La question, lancinante, nourrit les débats au sein de l’Eglise de France depuis septembre dernier, date à laquelle les deux groupes catholiques phares, Glorious et Spear Hit, ont décidé de faire «une pause» selon l’expression usitée dans le milieu artistique. 
Notre pays n’est peut-être pas encore mûr pour faire germer ces initiatives missionnaires modernes, ébranlant les habitudes bien établies des catholiques de France. «Nous vivons dans une société sécularisée où l’Eglise n’est pas apparue sur les places publiques pendant très longtemps», constate Benjamin Pouzin, alias Jam, membre du groupe Glorious. «Il n’est pas évident aujourd’hui, pour des groupes chrétiens, de percer en France», poursuit-il. 

Premiers de cordée… Pas facile, mais «pas impossible non plus» estime Alex Lauriot-Prévost, auteur de nombreux articles sur la pop-louange française*, marié et père de quatre enfants sur le diocèse d’Avignon. «Il est peut-être plus difficile de réussir en France qu’ailleurs, puisque nous vivons dans un système assez anti-catholique, mais je crois que des groupes chrétiens peuvent entrer un jour dans le Top 50». 
Malgré leur récent arrêt, Glorious et Spear Hit ont le mérite d’avoir réussi à «défoncer des portes» selon les termes de Benjamin Michel, dit «Benji», membre du groupe toulousain de reggae, «Spear Hit». «Des groupes comme les notres, qui affichaient leur foi sur scène, qui jouaient en dehors des églises de la musique moderne, ça a évidemment fait du bruit», se souvient l’un des trois frères Pouzin à l’origine de Glorious. «Les gens étaient étonnés, particulièrement les catholiques, plus habitués au silence». 
Dans l’ensemble, les deux groupes catho se disent satisfaits de leur aventure qui a duré respectivement cinq ans pour Glorious et huit ans pour Spear Hit. «Plus les concerts avançaient, plus il y avait de monde», indique Benji, évoquant les nombreux concerts du groupe toulousain en Europe. 

Absence des pasteurs ? Pour autant, bien que peu nombreux, les obstacles ont été présents sur la route des musiciens du Christ. «Glorious a été confronté à une sorte de micro-choc générationnel», avance Benjamin Pouzin. «Une sorte d’incompréhension existait entre notre génération et la précédente, celle qui détient encore le pouvoir dans les paroisses». Alex Lauriot-Prévost dresse un constat plus dur que le jeune musicien. «Aujourd’hui, l’enjeu de la pop-louange n’est pas saisi par l’Eglise», regrette-t-il. «Le concept de nouvelle évangélisation est partagé par très peu d’évêques. L’Eglise ne sait plus annoncer Jésus-Christ aux non-croyants». Pour celui qui a participé, avec son épouse, il y a 25 ans, à la fondation de l’école Jeunesse-Lumière, «l’Eglise n’a pas suffisamment accompagné ce mouvement missionnaire». Un propos que ne partage pas Benji qui estime, au contraire, qu’«il n’est pas nécessaire d’avoir le soutien de l’Eglise pour se lancer. L’important est qu’elle prie pour nous». 

L’Eglise doit réfléchir à une pastorale moderne La première vague de pop-louange catholique s’est peut-être éteint, mais «pas la culture chrétienne», affirme Benji. «Ce n’est pas parce que deux groupes ont arrêté que tout s’est effondré. Il y a une véritable mouvance qui est en train de se créer et des milliers de choses qui existent». Une mouvance qu’Alex Lauriot-Prévost souhaite voir accompagner. «Tous les jeunes, aujourd’hui, ont soif de sens. La pop-louange est une formidable porte d’entrée dans la religion, mais ce n’est pas une fin en soi». Il faut donc réfléchir à des structures d’accompagnement, «comme une formation à la pop-louange ou une maison de la pop-louange». 
Benjamin Pouzin partage ce point de vue, et désire de tout cœur que l’on «trouve un moyen d’inculturer l’Evangile chez les jeunes Français». Pour cela, il faut «donner une image moderne de l’Eglise et faire entrer le XXIe siècle dans nos églises (…). Il faudrait des radios jeunes, des médias jeunes et un certain professionnalisme. Les jeunes ne sont pas dupes, on ne les attire plus dans des rassemblements construits avec des bouts de ficelle». 

* www.libertepolitique.com ou www.anuncioblog.com 
Site internet :
www.glorious.fr et www.spearHit.com

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Mercredi 19 décembre 2007

undefinedTrès connu dans le milieu catholique, le comédien Damien Ricour n’exerce pas son art au service de l’évangélisation. Il distingue bien sa profession et son envie personnelle de jouer dans les églises et les écoles. 

Le public, croyant ou non, est-il plus sensible au message de l’Evangile lorsque celui-ci est mis en scène ?
C’est ce que l’on me dit. Certains spectateurs considèrent mes pièces comme de belles méditations qui font entrer dans un mystère. Cependant, je ne suis pas un prêtre qui a des choses à dire. Mon domaine, c’est le spectacle. J’essaie de ne pas mettre de message en avant. Ce n’est pas le but que les personnes se convertissent en voyant mes spectacles. Je ne serais pas contre évidemment, mais si je recherche à tout prix cet effet-là, alors je tords mon art. Je souhaite rester libre dans mon art, que ce soit quelque chose de personnel, non de mécanique. Je ne veux pas répondre à une commande en mettant en scène des spectacles sur des sujets identiques : le saint du coin ou autres. C’est de l’évangélisation, pas du théâtre, et mon goût est dans le théâtre. 

Vous ne faîtes donc pas votre art pour évangéliser ? 
Non, je ne me situe pas dans cette optique, et je dois le dire de plus en plus. Je suis un comédien à part entière. J’en ai assez de cette image de comédien catho qui est donné à l’Evangile. Je n’ai jamais eu la révélation de la vocation pour cela. Si je voulais vraiment faire de l’évangélisation avec mon art, je jouerais dans la rue, je travaillerais pour pas un sou, j’aurais un autre boulot à côté. Par contre, je suis chrétien, j’ai aimé et j’aime toujours jouer dans les églises et dans les écoles mes spectacles en lien avec la religion. J’aime prendre ce risque quand cela est possible. Mais mon travail ne se résume pas à ça, et je n’exclus pas d’écrire ou de jouer des pièces profanes. 

Est-ce le milieu du théâtre qui est imperméable à votre sensibilité chrétienne ou est-ce vous qui ne souhaitez pas témoigner publiquement de votre foi ? 
Je crois que c’est moi qui est plus peur de témoigner que les gens qui ont plus peur de l’entendre. Quand on se retrouve face à des gens qui n’en ont rien à faire, c’est dur de témoigner. Toutefois, je n’ai pas retiré les spectacles chrétiens de mon site internet. Je ne me suis jamais demandé : «si un producteur vient sur mon site et voit tous ces spectacles que j’ai joué dans les églises, que va-t-il dire ?». L’Evangile dit qu’il ne faut pas renier sa foi, je ne vais pas commencer à le faire. J’ai fait ces choix-là et je les assume, mais je ne souhaite pas me limiter à ce domaine-là. Peut-être aussi que je n’ai pas le courage d’aller jouer un spectacle comme le Bon Larron sur une grande scène parce que j’ai peur de me planter ou que l’on me reproche d’utiliser un théâtre pour évangéliser. Je préfère garder ce genre de représentation pour les églises et les écoles car là, je sens que j’apporte quelque chose. 

Site internet : theatredelaiguillon.free.fr

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Mercredi 19 décembre 2007

Coopérateur sur la paroisse d’Albi-sud, le père Emmanuel Goulard, 34 ans, est un jeune prêtre… en col romain. Non obligatoire en France, le port de ce signe extérieur d’appartenance à l’Eglise traduit la volonté de ce Rabastinois d’origine «de témoigner et de montrer ma foi au grand jour». C’est une manière pour lui de dire : «il existe encore des jeunes prêtres en France, heureux de l’être». 
Conscient des débats qui peuvent exister autour de ce symbole, le père Goulard parle rarement de ce sujet avec d’autres confrères. «Je ne fais pas ça par provocation», précise-t-il. «Certains trouvent orgueilleux de porter le col romain. Personnellement, je ne le porte pas par volonté de me montrer mais pour que l’on me reconnaisse comme prêtre». 
Cet affichage public de sa foi n’est pas chose nouvelle pour le prêtre albigeois. Déjà, lorsqu’il appartenait au Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ), le jeune Emmanuel Goulard, alors adolescent, avait fait le choix de porter, de manière visible, sa médaille de baptême. «Je me suis véritablement converti lors de ma confirmation. Et comme ce que je vivais été bon à mes yeux, je voulais en témoigner autour de moi». Cette ligne de conduite s’est confirmée au séminaire, puis dans sa vie de prêtre où le père Goulard a fait le choix du «clergiman». «C’est aussi une façon de vivre mon célibat consacré au services des autres. ça me booste et ça me permet de me resituer», concède-t-il. «Et puis, j’avoue que ça me simplifie la vie dans le choix de mes vêtements. Ce n’est pas une pauvreté, mais c’est tout de même une certaine simplification». 
Le fait de porter le col romain a aussi permis au père Goulard de faire des rencontres étonnantes. Comme avec cette vieille dame qui «me salua derrière une vitre de l’aéroport de Francfort sans raison», ce rabbin «avec qui j’ai discuté dans l’avion sur le célibat consacré» ou ces jeunes Albigeois l’accostant dans la rue pensant qu’il était américain. «Ils croyaient qu’il n’existait plus de prêtres en France…». 
Bien sûr, il existe aussi des inconvénients à porter le col romain. Outre une certaine appréhension de la part du père Goulard au sein de l’Eglise même - «on considère parfois que je suis un prêtre rigide parce que je porte le col romain» - le père Emmanuel Goulard reconnaît qu’il ne peut pas aborder une discussion de la même façon que s’il était habillé normalement. «Comme je suis affiché, je ne peux pas vraiment établir un dialogue simplifié avec quelqu’un. On a rapidement des préjugés à mon égard. Mais est-ce seulement aux prêtres de remplir ce rôle au sein de l’Eglise ?». Une chose dont le prêtre tarnais est sûr : «que l’on porte ou non le col romain, personne ne peut affirmer qu’elle possède la solution pour faire vivre l’Eglise».

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Jeudi 29 novembre 2007

chret-mgr-brugues.JPGLe Tarn n’est pas un département inconnu pour vous. À quelle occasion y êtes-vous déjà venu ?
Enfant et adolescent, j’y ai passé toutes mes vacances scolaires, et à l’époque, « les grandes vacances », comme on les appelle aujourd’hui, duraient jusqu’au 2 octobre! Je crois que la première fois que j’y ai mis les pieds, je devais avoir 18 mois. J’y suis ensuite retourné jusqu’à mes vingt ans, lorsque j’étais en faculté. J’étais accueilli par mes grands-parents, métayers sur Saïx et Guitalens. Quelque part, le Tarn est ma « patrie d’adoption ». 

Ces périodes tarnaises ont-elles joué un rôle dans la vocation que vous avez suivie? Gardez-vous des souvenirs précis de certains faits ou personnes ? 
Ce département m’est assurément associé à une certaine ferveur catholique. La famille au sein de laquelle je passais mes vacances était très pratiquante, c’était d’ailleurs la seule branche de ma famille à l’être. Je me souviens que nous allions à la messe à Guitalens, où l’assistance y était très nombreuse. Le curé, un vieux prêtre, élevait souvent la voix lors de ses sermons. Chaque dimanche, on se demandait à qui il allait s’en prendre. En réalité, c’était un homme de cœur et, par affection pour eux, il entretenait une forme de correction de père spirituel envers ses enfants. Quand il est mort, le village a ressenti une grande tristesse. 

Vous quittez Angers pour prendre vos fonctions de secrétaire de la congrégation pour l’éducation catholique, à Rome, le 1er février. Quelles vont être vos principales missions ? 
Elles sont au nombre de trois. Je suis responsable de l’ensemble des universités catholiques du monde entier. C’est la plus importante de mes missions puisqu’elle devrait occuper 70 % de mon temps. J’ai ensuite la charge de tous les séminaires, sauf ceux qui dépendent de certaines congrégations (particulièrement en Afrique et en Asie). Enfin, l’enseignement catholique est placé sous la responsabilité de ma congrégation, mais j’avoue que là je ne sais pas trop en quoi cela consiste. Lorsque j’étais évêque d’Angers, un département où 41 % des enfants scolarisés le sont dans l’enseignement catholique, je n’ai jamais eu à faire avec cette congrégation. Ce sera une découverte !
 
* Mgr Jean-Louis Bruguès, évêque d’Angers, nommé secrétaire de la congrégation pour l’éducation catholique. Il quittera ses fonctions d’évêque le 29 janvier.

 

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Mercredi 31 octobre 2007

Une-tresor-eglise.jpgLe cambriolage de l’église de la Madeleine à Albi en milieu de semaine dernière remet le projecteur sur un phénomène en constante évolution. Des cambrioleurs ratissent tout un territoire à la recherche d’objets de culte bien précis. Explications. 

Finies les visites libres? Le repos paisible et frais du touriste de passage dans la petite église du village? Se dirige-t-on, comme c’est déjà le cas dans de nombreux bourgs isolés, vers une fermeture à double-tours des portes de tous les édifices religieux? La question se pose, particulièrement dans le Midi de la France et dans le Tarn, après la série de vols perpétrés par des bandes visiblement organisées dans les cathédrales (Perpignan en septembre, ndlr), les églises ou les chapelles, et ce de jour comme de nuit. 
Sur le département, au cours de l’été dernier, sept églises ont fait l’objet d’un pillage. Ostensoirs, calices, ciboires, encensoirs et autres mobiliers de culte ont été volés. Par qui? Pour quoi? Pour qui? Ces questions restent toujours en suspens, même si la piste de commandes ciblées est privilégiée (voir ci-dessous, ndlr).

La Madeleine à Albi cambriolée

Dernier fait en date, le cambriolage de l’église Sainte-Madeleine, à Albi, dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 octobre. « Les malfaiteurs se sont laissés enfermer dans la sacristie », constate, désolé, le père Michel Bousquet, curé de la paroisse Albi-nord. Aucun signe d’effraction n’a été relevé par les forces de l’ordre, les voleurs ont certainement « dû profiter de la tenue d’une sépulture, dans l’après-midi, pour se glisser par la porte latérale », restée ouverte. Il ne leur suffisait plus alors qu’à se cacher « dans un coin de la chaufferie de la sacristie » - dont, par ailleurs, ils ont aussi dérobé la clé - et attendre la nuit. 
Pour l’heure, seule une partie du ciboire (vase sacré qui renferme les hosties, ndlr), qui se trouvait dans le tabernacle, a été volée. Les hosties consacrées, conservées en son sein, n’ont heureusement pas été emportées, mais jetées à terre, ce qui exclut le vol en vue de célébrations occultes (type messe noire). Mais l’étendue du préjudice n’est pas encore totalement connue. En effet, de nombreux calices, ostensoirs et encensoirs étaient rangés dans un coffre, situé dans la sacristie. Les cambrioleurs ont réussi à trouver la clé, malencontreusement cachée dans un des tiroirs de la sacristie, et sont repartis avec. 
Lundi dernier, le père Bousquet, dépourvu de double des clés, n’arrivait toujours pas à ouvrir ledit coffre. « Il y avait une planque dans un des tiroirs », reconnaît le prêtre. « Déjà, lors des travaux de l’église, des individus avaient essayé d’ouvrir le coffre mais n’avaient pas trouvé la clé ». Il y a, évidemment, peu de chances de retrouver le coffre rempli une fois celui-ci ouvert… 

Pas d’utilisation à des fins contraires à la foi 

Ces vols en série inquiètent les responsables du diocèse d’Albi autant que les autorités civiles. En avril 2006, après une première série de pillages du côté de Lavaur et Rabastens, l’archevêque et le préfet du Tarn « ont voulu qu’il y ait un inventaire, avec photos et descriptions écrites, des objets présents dans les églises, que ces derniers appartiennent à la commune (objets avant 1905, ndlr) ou à la paroisse », précise le père Bruno Bories, vicaire général du diocèse d’Albi. 
Une vingtaine de communes et paroisses seulement ont entrepris cet inventaire. Une seconde piqûre de rappel a dû être faite en août dernier, alors que diverses églises du diocèse avaient déjà été visitées, via une lettre de l’économe diocésain adressée à tous les prêtres diocésains. « Il est important d’être attentif à ce que l’on possède dans nos églises, car ces objets sont, non seulement des objets servant au culte, mais également un héritage et un souvenir de la foi de nos pères », estime le vicaire général. « Nous demandons aux chrétiens d’avoir un œil attentif pour ne pas que de tels vols se reproduisent ». 
Toutefois, même si l’Église appelle à la vigilance, elle refuse de tomber dans le travers de la suspicion. « On ne peut que déplorer ces faits, car ils nous touchent en tant que chrétiens, mais il ne faut pas non plus sombrer dans une méfiance systématique vis-à-vis de toutes les personnes qui entreraient dans une église ». Le père Bories écarte, comme Sylvie Desachy, conservateur des antiquités et objets d’art du Tarn, toute possibilité d’utilisation de ces objets pour des « pratiques contraires à la foi » selon les termes du prêtre.

Photo : Pascal Buguet

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Mercredi 31 octobre 2007

Le département du Tarn a connu un phénomène ponctuel au mois de juillet dernier. Entre le 11 et le 20 juillet, sept églises (Lacaune, Montredon-Labessonnié, Cadalen, Viane, Monestiès, Vabre et Gaillac) ont été cambriolées. Alors que sur toute l’année 2006, quatre cambriolages d’églises ont été recensés sur le département. . D’autres départements que le Tarn ont connu le même phénomène. 
En Aveyron, ce sont dix églises qui ont été visitées. Les cathédrales de Toulouse et de Perpignan ont été purement et simplement pillées de tous les objets d’orfèvrerie datant de la fin du XIXe siècle et du début XXe.
Le trafic des objets d’art est très difficile à appréhender car il se développe au niveau national et international. Le nord de l’Europe (Hollande et Belgique notamment) est connu pour être une plaque tournante du trafic.

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Mercredi 3 octobre 2007

chretiens-xavier-lacroix.JPGDans le cadre de sa mission, la paroisse de Gaillac avait invité le théologien Xavier Lacroix à parler du mariage chrétien, lundi. 

Xavier Lacroix le sait. Pour défendre sa thèse, il faut parfois utiliser les mêmes armes que ses détracteurs, et en l’occurrence, sur le mariage, le théologien lyonnais utilise… les sondages. « En 2002, 95 % des jeunes âgés de 18 à 25 ans affirmaient vouloir construire un couple qui dure toute la vie ». Voilà un premier chiffre éloquent, mais d’autres suivent aussitôt au cours de la conférence que le spécialiste du couple donnait lundi 1er octobre à Gaillac. « Effectivement, 37 % des couples aujourd’hui se séparent, mais 61 % ne divorcent pas, 95 % des enfants vivent avec leurs deux parents, il y a six fois plus de séparations chez les concubins et trois fois plus chez les pacsés que chez les mariés ». 
Cette brève introduction fait évidemment mouche, et le mariage voit son blason quelque peu redoré en cette période de « la culture du provisoire, du jetable », mais de là à faire comprendre pourquoi le mariage chrétien est indissoluble, c’est un tout autre pas - gigantesque - à franchir. 

Je, Tu et Nous 

Propriété essentielle du mariage, avec l’unité (monogamie), l’indissolubilité est, reconnaît Xavier Lacroix, un « terme négatif ». Il lui préfère le terme d’alliance, symbolique dans la culture judéo-chrétienne. « Aujourd’hui, que se passe-t-il lorsque l’on aime? On prend de la valeur au regard de l’autre, et l’autre prend du prix à mes yeux. On vit l’un dans l’autre ». 
Mais attention, l’amour ne doit être vécu dans l’imaginaire, « il n’est pas question de rêve de fusion ou de couple parfait. L’amour doit se traduire dans la réalité, c’est-à-dire la liberté. C’est là que l’alliance apparaît ». Et pour mieux illustrer son propos, le théologien prend l’exemple des deux anneaux qui se recoupent, intersection de deux histoires. « La merveille de l’alliance, c’est qu’il y a l’apparition d’une troisième personne. À côté du « Je » et du « Tu », il y a « Nous ». C’est de là que vient le mot « conjugal », car on conjugue notre vie au pluriel ». Faire alliance avec quelqu’un suppose, oublie-t-on trop souvent, accepter de se faire transformer par l’autre. « Ma relation à l’autre me modifie, c’est évident. Il y a donc quelque chose d’irréversible dans l’alliance. D’ailleurs, les personnes divorcées le savent bien, l’autre emporte toujours une part de moi en lui, et inversement ». 

La volonté sert l’amour 

Passer du sentiment amoureux à l’alliance, c’est une chose, mais pourquoi vouloir durer, vieillir ensemble? Xavier Lacroix dégage trois raisons humaines, selon lui, qui poussent à cela. « Il y a d’abord le sens de la parole donnée. Tout le monde a du respect pour cette parole donnée. Ensuite, on veut durer pour le bien des enfants. Il est important de rappeler que l’on ne se marie pas seulement pour unir un amour mais pour fonder une famille. Enfin, ce lien pour toujours est une chance sans équivalent pour avancer, d’une part parce que l’on a jamais fini de découvrir l’autre et, d’autre part, parce que cela permet un excellent travail sur soi-même ». 
Mais le théologien sait que l’homme n’est pas infaillible, et qu’il a besoin de ressources dans lesquelles puiser pour maintenir son couple. Il y a bien sûr les ressources dites spontanées (le désir, la tendresse et la parole), qui peuvent s’user, mais il y a également et surtout « la patience, l’espérance, le pardon et la volonté. Sans cette dernière, il n’y aurait pas d’amour. La volonté, c’est le désir assumé ». Mais comme tout autre, ce désir risque de s’épuiser, sauf s’il y a une source plus profonde que le désir, et que Saint-Augustin a défini comme la fides, c’est-à-dire la loyauté, la confiance et la foi. 
L’Eglise, qui se doit de respecter la parole de Jésus - « ce que Dieu a uni que l’homme ne le sépare pas » - comprend qu’un mariage puisse être irrémédiablement détruit. Dans ce cas, elle invite à tout essayer pour le sauver. Si ce n’est pas possible, elle propose deux attitudes: rester fidèle au premier lien en ne se remariant pas, et « si il y a remariage, il ne faut pas faire comme si la première union n’avait pas existé, mais se réconcilier, continuer à apporter son secours à son ex-époux (se), subvenir aux besoins des enfants… Quelle que soit notre situation, il y a toujours un appel à la sainteté ».

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Jeudi 27 septembre 2007

ricour-Jepht--.jpgInvité par la pastorale des jeunes, samedi 22 septembre, le comédien Damien Ricour a joué un Bon Larron plein d’humour… 

Damien Ricour est-il resté un enfant ? Un de ces gamins qui, débordant d’imagination et d’énergie, s’inventait des histoires, prenant tantôt la place du gentil, tantôt celle du méchant. Il n’est certainement pas le seul chérubin à s’être créé un univers à part, un monde à soi, mais il est l’un des rares à avoir su conserver cette âme enfantine pour en faire son talent, son métier. Bien sûr, avec l’âge, le garçonnet a pris de la bouteille, a mis du vin dans son eau, du spirituel dans son ordinaire. 
C’est en tout cas ce qui ressort de sa pièce racontant la vie d’Elias, dit le Bon Larron, intitulée « Bienvenue au Paradis ». Pas d’artifice, pas de chichi. Sur scène, il n’y a que Ricour, comédien et homme décor. Samedi dernier, dans le cuir des fauteuils du théâtre du Bon-Sauveur, le public, venu assisté à la représentation organisée par la pastorale des jeunes, a pu être, au premier abord, étonné du dénuement de la scène, mais a très vite compris le petit jeu du comédien chrétien. 
Valsant d’un personnage à l’autre, adoptant tantôt le franglais et les ailes de l’ange Michel, tantôt la tunique trouée du premier homme à parvenir au Paradis, alias Elias, et toute une pléiade de protagonistes au nom évocateur (Jésus, Pierre, Lazare…) ou moins connu (Jephté, Iaron…), Damien Ricour entraîne le spectateur dans un enchaînement de saynètes évoquant les grands événements de la vie publique du Christ, vu au travers des yeux d’Elias. 

Le Bon Larron ouvre les portes du Paradis 

Mais la force et le succès du comédien résident dans ce métissage incessant entre sérieux et dérision, entre les grimaces cocasses d’un ange Trompette ou de l’ivrogne Jephté, et le visage serein ou agonisant du Christ. Le message, ludique, souvent hilarant, mais toujours teinté d’une profondeur évangélique, passe comme une lettre à la Poste. Et c’est parce que l’on rit de ses filouteries, de ses mensonges, de ses excès, que l’on partage le destin tragique du Bon Larron. Lui qui, n’ayant pas compris le message du Christ durant son passage sur Terre, devient la clé, celle ouvrant les portes du Paradis. 
Car Elias, partageant le supplice de la Croix avec le Christ, prend conscience, au terme de sa vie, de son péché, du mal qu’il a commis, et prononce cet acte de contrition ultime, celui du premier pécheur s’abandonnant à la miséricorde de l’Agneau immolé pour les hommes: « Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu viendras avec ton Royaume ». 
Enfant, Damien Ricour l’est certainement sur scène, et réussit à communiquer cet état à l’assistance. Car - et ce n’est peut-être pas pour rien que l’acteur reprend cette parole du Christ: « laissez venir à moi les petits enfants » - quel enfant ne souhaiterait pas partager le destin d’Elias qui, arrivant au Paradis, retrouve Jésus mettant le couvert autour de la table du banquet ? 

Site: theatredelaiguillon.free.fr.

par Antoine Pasquier publié dans : Détente
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Vendredi 21 septembre 2007

JL-fille-prie.jpgA l'occasion du vingtième anniversaire de l'installation de l'école internationale de prière, Jeunesse Lumière, dans l'ancien petit séminaire de Pratlong (Vabre), l'Echo du Tarn publie un entretien spécial avec le père-fondateur, Daniel-Ange, ainsi que le témoignage de deux jeunes, dans son édition du jeudi 27 septembre.
A ne pas manquer ! La messe d'ouverture de la 24e promotion JL se déroule le samedi 29 septembre en présence Mgr Pierre-Marie Carré.

Voir article ci-dessous

par Antoine Pasquier
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Vendredi 14 septembre 2007

chretiens-damien-ricour.jpgÀ l’occasion de sa journée de rentrée, la pastorale des jeunes a invité le comédien chrétien Damien Ricour à présenter sa pièce «Bienvenue au paradis», samedi 22 septembre à 15h, à Albi.

Les critiques sont flatteuses à son égard. Damien Ricour, 35 ans, est devenu l’un des comédiens en vogue, si ce n’est le premier, dans les milieux catholiques. Avec humour et sens de la formule, il sillonne les diocèses de France pour présenter ses divers spectacles. Le samedi 22 septembre, à 15h, au Théâtre du Bon-Sauveur (1 rue de Lavazière), il présentera, à l’invitation de la pastorale des jeunes, sa pièce sur le bon larron.
D’une durée de 1h20, ce spectacle «Bienvenue au Paradis» a été créé lors de la semaine sainte 2006 pour la communauté des Petites Sœurs des Pauvres, au Saint-Sépulcre d’Angers. C’est à partir des deux paroles de l’Evangile - «Souviens-toi de moi quand tu entreras dans ton Royaume» et «Aujourd’hui même tu seras avec moi au Paradis» - que le jeune comédien a revisité l’histoire du bon larron, en proposant une approche originale d’un des plus beaux passages de l’Evangile.
Au début de la pièce, les portes du Paradis viennent de s’ouvrir. Les anges, ravis et impatients d’accueillir leur premier invité, sont stupéfaits de voir débarquer un brigand… Ce dernier, Elias, est zélote : il raconte alors sa vie et ses multiples rencontres avec Jésus, persuadé que cet homme allait libérer la Palestine des romains.
Embarquant les anges et le public dans un récit captivant où tous les personnages prennent corps, il montre comment il est passé à côté du Messie sans le reconnaître, jusqu’à leur dernier échange sur la croix. Le spectacle de 15h est ouvert à tous (10 euros, réservation, Tél. 06 64 10 20 49. Vente sur place).
Rendez-vous des jeunes
Pendant la représentation de l’après-midi, la pastorale des jeunes réunira l’ensemble des responsables de mouvements et services de jeunes du diocèse (16h-18h au centre diocésain). Les animateurs, prêtres accompagnateurs et toutes les personnes engagées auprès des jeunes sont invités à se joindre à la réunion dès 19h au théâtre du Bon-Sauveur. À 20h30, apéritif et repas tiré du sac. 21h, représentation de Damien Ricour.

par Antoine Pasquier publié dans : Détente
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