Bienvenue !

  "Le journaliste est l'historien du quotidien" 

Sites incontournables


undefined undefined

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Mardi 11 septembre 2007

chretiens-equipe-catechese.JPGLa journée diocésaine de la catéchèse, mercredi 5 septembre à Albi, a permis de faire le point sur les nouvelles orientations.

Ne le cachons pas. La catéchèse a connu, ses 10 ou 15 dernières années, une hémorragie sans précédent. Les effectifs ont fondu comme neige au soleil, les parents se souciant de moins en moins de la formation religieuse de leur enfant. La tendance commencerait tout de même « à se stabiliser » selon les dires du père Emmanuel Goulard, responsable du service diocésain de la catéchèse pour le diocèse d’Albi. Dans la lignée du texte national pour l’orientation de la catéchèse, publié par la Conférence des Évêques de France en novembre 2006, les diocèses profitent de cette « accalmie » pour se lancer dans un dépoussiérage profond de l’image du caté. « L’étiquette de la « catéchèse qui inculque » doit disparaître de l’esprit du public », nous confiait le père Goulard lors de la journée diocésaine de rentrée de la catéchèse, mercredi 5 septembre à Albi. « La transmission de la foi s’effectuant de moins en moins au sein de la famille, le caté doit s’adapter au rythme des enfants et privilégier les moyens modernes de communication ». Moins scolaire donc, le catéchisme s’appuiera davantage sur l’image, par le biais de vidéos, DVD ou autre média, et favorisera la rencontre personnelle avec l’enfant (ou l’adulte) en vue d’une approche plus dynamique de la foi.
De l’objet au sujet
Invitée pour intervenir devant la centaine de catéchistes, prêtres, religieuses ou diacres présents à la salle du Pigné, Bénédicte de Massia, responsable du service diocésain de la catéchèse de Perpignan, a rappelé le contexte actuel qui entoure la catéchèse en France. « La société n’est plus la même », estime-t-elle. « Le multimédia a fait son apparition, les familles sont recomposées, le rapport à l’autorité et à la vérité n’est plus ce qu’il était ». Pour proposer un chemin vers le Christ, « il nous faut désormais aller vers l’autre, en leur disant « venez comme vous êtes » ». Pour Bénédicte de Massia, alors que la personne était auparavant « objet de la catéchèse », elle devient dorénavant sujet de celle-ci. « Notre travail est de leur proposer de faire un bout de chemin ensemble ».
Cette ouverture sans condition, « gage de respect et de dignité de chaque personne », se traduit par un élargissement des « portes d’entrée » vers la catéchèse. « Les personnes doivent être accueillies à chaque étape de leur vie et dans leur lieu de vie », indique la Perpignanaise. « Mais elles doivent l’être aussi au cours de la liturgie du dimanche et à chacun des sacrements ».
En partant de ce qu’est la personne, et en lui offrant un cheminement personnel, l’Église espère l’aider « à faire un pas », et peut-être lui permettre d’en envisager un deuxième.
Antoine Pasquier

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 11 septembre 2007

Dscf0008-1-.jpgLa dernière avait eu lieu en 1947, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Soixante ans après, alors que l’on croyait le concept démodé, l’Eglise de Gaillac entreprend une nouvelle mission paroissiale, du 23 septembre au 14 octobre, soit trois semaines et quatre dimanche. 
Cet événement est le résultat de plusieurs mois de réflexion, mais également le fruit d’un questionnaire adressé en novembre 2006 à la population locale. Grâce aux 450 réponses reçues, l’équipe paroissiale a pu construire cette mission paroissiale en adéquation avec les attentes des habitants. 
Ainsi, chacune des trois semaines sera consacrée à un thème particulier : « L’homme et la création », « Le couple et la famille », « L’homme et son prochain » et, en toile de fond, un quatrième thème « Et Dieu dans tout ça ? ». Pour offrir une image moderne, et ouverte, de la mission, la paroisse de Gaillac a fait appel à des « pointures religieuses » pour ses conférences, à l’instar des Xavier Lacroix ou Tony Anatrella, et n’a pas hésité à bousculer les habitudes en utilisant des films pour lancer le débat sur des sujets brûlants de l’actualité. 

Du 23 au 30 septembre : « L’homme et la création » 
- Messe d’ouverture, dimanche 23 septembre à 10h30, au Parc de Foucaud. 
- Conférence-débat du frère Serge-Thomas Bonino o.p. sur le thème « L’homme, gérant de la création », mardi 25 septembre à 20h30 au centre paroissial. 
- Projection du film de Al Gore « Une vérité qui dérange », suivi d’un débat sur les défis écologiques animé par un dominicain, jeudi 27 septembre à 19h30 au cinéma Nouvel Olympia.
- Messe de confirmation, présidée par Mgr Pierre-Marie Carré, dimanche 30 septembre à 10h30 à l’abbatiale Saint-Michel. 

Du 1er au 7 octobre : « Le couple et la famille » 
- Conférence-débat de Xavier Lacroix, théologien spécialiste des questions du couple, sur le thème « Le mariage chrétien : du sentiment amoureux au lien d’Alliance », lundi 1er octobre à 20h30 à l’église Saint-Pierre. 
- Conférence-débat du frère Augustin Laffay o.p. sur le thème « Le couple dans tous ses états », mercredi 3 octobre à 20h30 au centre paroissial. 
- Conférence-débat de Mgr Tony Anatrella, spécialiste en psychiatrie sociale, sur le thème « Les fondamentaux éducatifs pour aujourd’hui », vendredi 5 octobre à 20h30 à l’église Saint-Pierre. 
- Festi-caté animé par des franciscains de Toulouse, samedi 6 octobre de 14h30 à 18h à Montans. 
- Veillée mariale avec procession aux flambeaux, samedi 6 octobre à 20h30, de l’église Saint-Pierre à celle de Saint-Jean. 
- Messe des familles, dimanche 6 octobre à 10h30 à l’abbatiale Saint-Michel. 

Du 8 au 14 octobre : « L’homme et son prochain » 
- Conférence-débat du père Paul de Cassagnac, curé de Gaillac, et de Pierre Burello, directeur des ressources humaines au groupe Latécoère, sur le thème « Culture de l’entreprise et valorisation de la personne humaine », lundi 8 octobre à 20h30 au centre paroissial. 
- Conférence de Jean-Max Gervais, animateur du Secours Catholique de Gaillac, sur le thème « La précarité : pourquoi ? que faire ? », mardi 9 octobre à 15 et 20h30 au centre paroissial. 
- Projection du film de Clint Eastwood « Million dollar baby », suivi d’un débat sur l’euthanasie et les soins palliatifs animé par un médecin et un dominicain, jeudi 11 octobre à 19h30 au cinéma Nouvel Olympia. 
- Journée du pardon, vendredi 12 octobre de 9h à 19h à l’église Saint-Pierre, suivie d’une soirée miséricorde, à 20h30, avec la participation de la communauté des Béatitudes. 
- Temps-fort pour les jeunes, samedi 13 octobre, de 17h à 23h. 
- Messe d’envoi sous le patronage de sainte Emilie de Vialar, dimanche 14 octobre à 10h30 à l’abbatiale Saint-Michel. 

Tous les soirs de semaine à l’église Saint-Pierre : vêpres à 18h15 et messe à 18h30 avec prédication d’un dominicain. Tous les vendredis à l’église Saint-Pierre : laudes suivies de l’adoration eucharistique de 9h à 12h.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 7 septembre 2007

Il se fissure de tous les côtés. Quand ce n’est pas le dopage qui le fourvoie, c’est le sexe qui l’avilit. Le sport courbe une nouvelle fois l’échine, ce week-end, sur le circuit d’Albi. Pour le lucre et l’appât du badaud, les organisateurs du Grand Prix de super série FFSA ont invité quelques « stars », si toutefois ce terme peut leur être affecté. Daniel Ducruet, connu pour être l’amant du Rocher monégasque ; Estelle Desanges, actrice de film X ; Vincent Mc Doom, transsexuel ; Diana Jones, participante de l’émission « L’Ile de la Tentation »… Un mélange détonant.
« Que voulez-vous, diront les organisateurs, les années où il n’y avait pas de vedettes, le public ne venait pas ». Un constat malheureusement vrai, mais justifie-t-il pour autant la présence de personnes aux mœurs ô combien discutables. Surtout que ces « stars » viennent pour soutenir une grande cause nationale, « Hôpital sourire », cette association dont le but est d’améliorer le quotidien des enfants hospitalisés. Quel exemple peut-on attendre de ces invités ? La « bonne action » n’est-elle pas un simple prétexte pour justifier de la présence de ces stars ? Je le pense.
Chacun y trouve son compte, me direz-vous, sauf la morale, les valeurs sportives et la charité qui, elle, n’attend aucune contrepartie. Mais que pèsent aujourd’hui ces dernières face à l’argent ?

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 4 septembre 2007

chretiens-claude-cugnasse.JPGRemplacé par le père Bruno Bories au poste de vicaire général, le père Claude Cugnasse raconte comment il a vécu cette mission méconnue. Extraits.

Durant toutes ces années, des événements vous ont-ils plus marqué que d’autres?
Je retire l’impression que notre diocèse est vivant, malgré toutes les pauvretés. Il existe une vie chrétienne solide dans ce diocèse avec des prêtres et des laïcs qui, vraiment, essayent de vivre l’Évangile, j’en suis persuadé. J’ai une admiration très profonde pour l’engagement généreux et réfléchi de chrétiens. Il y a des saints dans ce diocèse!

Un diocèse vivant, mais qui rencontre tout de même certaines difficultés. Lesquelles?
Il y a des difficultés très importantes dans le petit nombre et la diversité de formations des prêtres. La pauvreté du réseau d’Église, en particulier dans le monde rural, mais aussi parmi les cadres de la vie économique et culturelle, est problématique. On aurait de la peine, aujourd’hui, à citer quelques grands patrons ou responsables qui seraient des acteurs convaincus de la vie chrétienne.
Il y a aussi le peu d’impact de l’Église dans la pastorale des adolescents ou des grands adolescents. C’est pour cela que le père-évêque a souhaité la création de la pastorale des jeunes et la venue de Jérôme Colin.

Vous avancez que l’Église touche davantage les classes moyennes que les personnes en situation précaire et les cadres. Quelle piste de solution proposez-vous pour renouer avec ces derniers?
Sur le diocèse, nous n’avons pas de prise avec les patrons, les cadres ou les médecins. Il n’existe pas dans le Tarn de mouvements comme le MCC (Mouvements des Cadres Chrétiens) ou les EDC (Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens). Je pense que, pour ces personnes, il faut travailler sur des activités culturelles ponctuelles. Pourquoi ne pas répercuter les Semaines Sociales au niveau local? Ces personnes, souvent écrasées de responsabilités, comme les médecins face à des questions essentielles (avortement, bioéthique, euthanasie…), doivent pouvoir se réunir, entre pairs, autour de grands témoins.

Retrouvez l’entretien complet dans l’Echo du Tarn du jeudi 6 septembre.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 31 août 2007
JL-messe.jpgEntre monts de Lacaune et plateau granitique du Sidobre, entre forêt de Montagnol et bois de Sahuzet, dans l’ancien petit séminaire de Pratlong : l’école catholique internationale d’évangélisation Jeunesse Lumière a été accueillie par Monseigneur Rabine dans le diocèse du Tarn en 1987, après trois ans de fonctionnement dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Depuis, chaque année une trentaine de jeunes gens et jeunes filles entre 18-30 ans, prennent une année sabbatique pour suivre à Pratlong une formation chrétienne. Pour cela, des intervenants viennent sur place donner des sessions sur divers thèmes : la Bible ; l’histoire de l’Eglise ; l’Oecuménisme ; le Judaïsme ; l’Islam, etc....
Près de 600 jeunes venus de France, d’Europe, soit plus de 40 pays du monde l’ont suivi dans le but de donner des témoignages du bonheur d’être chrétien aux autres jeunes, durant des missions tous les trimestres dans des collèges et lycées privés, des paroisses, des rassemblements, les rues, comme cet été au Festival d’Avignon.
Les jeunes de la nouvelle promotion 2007/08 viennent dans ce lieu spirituel de la montagne du Tarn, Pratlong, où s’accomplit une belle oeuvre : transmettre une formation humaine avec de fortes valeurs chrétiennes aux nouvelles générations, participer à construire un monde de paix, avec plus de justice, d’amour et d’espérance en l’homme et en Dieu.
A cœur de la montagne du Tarn, des jeunes du monde entier, affirment le bonheur d’être chrétien.
Venez les accueillir et les encourager pour les 20 ans de présence dans le Tarn, de Jeunesse Lumière, au cours de la messe d’ouverture que présidera Mgr Pierre-Marie Carré, Archevêque d’Albi,
le samedi 29 septembre à Pratlong, à 11h
La célébration sera suivie d’un déjeuner-buffet où vous pourrez rencontrer les jeunes et discuter avec eux
par Antoine Pasquier publié dans : Religion
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 25 août 2007
Des inscriptions sataniques en anglais et des croix gammées ont été découvertes vendredi sur une dizaine de caveaux d'un cimetière de Toulouse, a-t-on appris samedi de source policière. Plusieurs tombes ont été recouvertes de l'inscription "Damned the Christ" ou de croix gammées tandis que des jardinières de fleurs ont été renversées et des panneaux indicateurs de sections du cimetière de Terre-Cabade ont été endommagés, a-t-on ajouté de même source. Ces actions ne visaient pas les secteurs juif ou musulman du cimetière, situé dans le centre-ville de Toulouse, et où, début août, une vingtaine de croix avaient été renversées. Aucune piste (adolescents désoeuvrés, adeptes du culte satanique...) n'a été écartée par les enquêteurs. Fin juin, 46 tombes avaient été saccagées dans un autre cimetière de la ville, celui de Croix-Daurade. (Source AFP)
publié dans : Actualité
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 28 juillet 2007

Chez les Guides et Scouts d’Europe

La meute 1ère Albi, et le groupe Guide de la 2ème Albi vous invitent à la cérémonie du renouvellement de la promesse Guide et Scout, le mercredi 1er août au sanctuaire de la Drêche. Rendez-vous dès 7h45 à Notre Dame de La Drèche au lieu dit « La Source » pour le renouvellement des promesses avec notre conseiller religieux, le Père José Maria.

8 heures : Office des laudes 8 H 30 : Messe Un petit-déjeuner pourra être partagé par ceux qui le souhaitent ( merci à ceux qui le peuvent de venir avec des thermos de café, thé et pains ou viennoiseries !)

Rens. Antoine PASQUIER (06 03 62 20 62) et Martine EMMERY ( 06 16 48 83 81).

 

Chez les Scouts de France

 Les Scouts de France du Tarn organisent également un événement de leur côté. Les scouts de Mazamet renouvellent leur promesse avec les Eclaireurs unionistes (protestants), les scouts de Castres se retrouvent à Saint-Hyppolite et ceux d'Albi à la salle du Pigné pour un partage et un moment de témoignages. Bien sûr, tout ceci le mercredi 1er août, cent ans jour pour jour après le début du premier camp scout sur l'île de Brownsea.

 

Cérémonial de la promesse

« Sur mon honneur, avec la grâce de Dieu, je m’engage : à servir de mon mieux, Dieu, l’Eglise et la Patrie ; à aider mon prochain en toutes circonstances ; à observer la loi scoute ».

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 17 juillet 2007

Quelques jours après sa publication par le Vatican, Mgr Pierre-Marie Carré explique comment il a accueilli le motu proprio.

 

Le motu proprio libéralisant la messe selon le missel de 1962, dite de Saint-Pie V, est paru le 7 juillet. Comment l’avez-vous accueilli ? Comment a-t-il été accueilli dans le diocèse ?

Comme un bon nombre d’évêques en France, j’ai écrit, lundi dernier (9 juillet ndlr), une lettre aux prêtres du Tarn pour leur expliquer ce motu proprio. Une lettre qui résume et qui présente clairement les choses. Ce courrier visait notamment à rassurer quelques prêtres inquiets. Je n’ai pas encore eu d’échos pour l’heure, ni de réponses à mon courrier. Il est encore trop tôt pour l’instant.

Avant même sa publication, ce document a été longuement commenté. Quels sont, au fond, les principes posés par ce motu proprio ?

J’ai beaucoup entendu parler de ce motu proprio, et notamment les choses les plus fantaisistes, avant qu’il ne paraisse. Le Pape a accompagné celui-ci d’une longue lettre, de plusieurs pages, dans laquelle il répond aux questions ou aux appréhensions formulées çà et là. Ce motu proprio n’est ni une abolition du nouveau rite, ni une remise en cause de Vatican II. Le Saint-Père confirme que le rite normal reste celui actuel et que le motu proprio permet seulement une plus large célébration du rite ancien, qui reste la forme extraordinaire de célébration de la messe. Par cette ouverture, Benoît XVI veut que l’on ne se batte plus autour de l’Eucharistie.

L’Indult, qui obligeait les fidèles à passer par l’évêque pour pouvoir célébrer une messe tridentine, est levé. Le motu proprio enlève-t-il tout pouvoir à l’évêque dans ce domaine ?

Le motu proprio ne remet pas en cause le pouvoir de l’évêque. Si un groupe de fidèles demande à son curé de pouvoir célébrer selon le rite tridentin, le motu proprio stipule qu’il n’est plus obligé de passer par l’évêque. Personnellement, je préfère que l’on s’adresse à moi. Pourquoi ? Le Tarn est un petit diocèse, les prêtres sont très chargés et je pense que l’évêque a un rôle de coordinateur. Il est déjà difficile d’avoir des messes partout chaque dimanche. S’il y a des demandes de célébration selon le missel de 1962, elles doivent s’inscrire dans un schéma d’ensemble. Une messe selon l’ancien rite existe déjà sur Castres, suivie par des personnes en communion avec moi.

Les évêques français avaient manifesté leurs réticences avant la publication du texte. Pour quelles raisons ?

Il faut rappeler que ce motu proprio ne concerne pas que la France, mais s’adresse à toute l’Église. D’ailleurs, il est rédigé en latin. Toutefois, il semblerait qu’une proportion significative de personnes qui souhaite cette messe soit francophone. Et l’Histoire de France, d’un point de vue religieux, explique aussi certaines choses. Les évêques français avaient adressé une lettre de soutien à Mgr Ricard en novembre dernier, lors de l’assemblée de la Conférence des Évêques de France. La lettre du Saint-Père est une réponse à la France, sur les questions qu’elle pouvait se poser.

Plus un schisme se creuse, plus il est difficile de se réconcilier. Par ce motu proprio, le Pape cherche l’unité de l’Église. Est-elle envisageable ?

 Le Pape fait remarquer que, dans l’Histoire, un schisme aurait pu être empêché si, à un moment donné, un geste avait été posé. Bien sûr, on ne refait pas l’Histoire, mais Benoît XVI veut faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre un terme à ce schisme. Réussira-t-il ? Je ne sais pas, mais en tout cas une division dans l’Église n’est jamais bonne. Il est toujours plus facile de se séparer que de se retrouver dans la pleine communion. Ce texte est un signe, un signe de ceux qui accueillent leurs frères. Il ne faut pas craindre ce geste. C’est un geste de charité, de recherche d’unité et de communion.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 6 juillet 2007

Robert Kinda, 39 ans, membre de la Fraternité de la Sainte- Famille, sera ordonné prêtre le 4 août à Lisieux. Rencontre.

La tête inclinée à 45°, droite comme un i dans son tablier fleuri, la petite religieuse allonge un large sourire et flanque une grande tape dans l’épaule de son interlocuteur. « Je ne pourrai pas venir à ton ordination, mais je serai présente par la prière. D’accord ? ». Flirtant avec le plafond des Sœurs du Christ de Lavaur, Robert Kinda, 39 ans, ne peut se retenir de rire en lâchant son « OK, merci ! ». Au 1 rue Jouxaygues, ce grand gaillard, qui sera ordonné prêtre le 4 août prochain à Lisieux, est comme chez lui. « Il aime bien être cajolé », lâche une des sœurs. Lors des repas, il occupe même la place du chef de famille, en bout de table. « Vous comprenez, avec son gabarit, il a besoin d’espace ». Le diacre africain, installé sur le Tarn depuis septembre 2006, reconnaît lui-même « ne pas passer inaperçu dans la rue ». Alors, il en profite pour « dire bonjour à tout le monde ».

L’apostolat, fruit de la prière

Après le père Marc de Pins l’été dernier, Robert Kinda, surnommé avec humour « le petit Robert », deviendra dans quelques semaines le second prêtre de la Fraternité sacerdotale de la Sainte-Famille, branche séculière de la communauté des Béatitudes. « Notre fondateur, Ephraïm, voulait que les Béatitudes soient présentes dans les paroisses pour qu’elles profitent de notre charisme », explique cet Ivoirien de naissance, converti de l’Islam au catholicisme à l’âge de 15 ans. « La Fraternité aspire à redonner une dimension familiale aux paroisses. Nous voulons que leurs membres s’y sentent comme chez eux ».

Dans le petit oratoire du presbytère de Lavaur, au premier étage, trône une icône de la Sainte-Famille. Là, tous les matins de la semaine, de 7 h à 9 h, les deux frères de la Fraternité prient, célèbrent l’office et adorent le Saint-Sacrement pendant une heure. « Voilà notre force: vivre une vie d’intimité avec le Christ. Notre apostolat, lui, n’est que le débordement de ce que nous avons contemplé ». Le père Marc de Pins et Robert Kinda s’interdisent ainsi toute réunion avant 9 h du matin pour se consacrer à ce temps privilégié. « Beaucoup de prêtres n’ont pas cette chance. Non pas parce qu’ils ne veulent pas, mais parce qu’ils ne peuvent pas ».

Les prêtres ne sont pas des distributeurs de sacrements

Onze années de formation ont été nécessaires à ce fils de Burkinabés pour se préparer à la prêtrise. « Mais l’important n’est pas là. L’essentiel est d’y arriver et de laisser passer le Christ dans chacun des actes que l’on pose ». Avant de choisir d’entrer dans la Fraternité de la Sainte-Famille - « pour sa vie de communauté entre prêtres » - Robert Kinda ne savait pas qu’il devrait quitter Abidjan pour la France et Blagnac, lieu où est installé le noviciat des Béatitudes. « Ça n’a pas été simple d’arriver ici », reconnaît-il. « Le choc culturel est immense! ». Le diacre a notamment été choqué par les maisons de retraite - « c’est impensable en Afrique » - ou par la canicule de 2003, année de son arrivée. « Je ne pouvais pas croire que des milliers de personnes âgées étaient mortes parce qu’elles étaient seules », se souvient-il. La situation de l’Église de France, avec « son manque de chaleur humaine » et sa crise des vocations, a interpellé celui dont la famille entière s’est convertie au catholicisme, son frère est d’ailleurs dominicain. « Si des Africains viennent en France, c’est parce qu’il n’y a plus de vocations », constate-t-il. « Moi, je ne prie pas pour qu’il y ait des vocations, mais pour qu’il y ait des familles qui fassent découvrir la présence de Dieu dans le monde. Et s’il y a des familles, il y aura des vocations ». Dans son futur ministère, Robert Kinda s’attachera à être proche des gens, comme il sait déjà si bien le faire, pour ne pas devenir un simple distributeur de sacrements. « En France, on prend les prêtres pour des fonctionnaires. Les gens veulent des sacrements mais pas de relations. Ce n’est pas notre vision des choses à la Fraternité. Nous, nous leur disons: venez nous voir, vous asseoir avec nous, on est là pour ça ! ».

 

Premières messes célébrées par Robert Kinda - Dimanche 5 août à 10 h à la crypte de la Basilique de Lisieux; dimanche 19 août à la paroisse Saint-Etienne de Koumassi, en Côte d’Ivoire; dimanche 9 septembre à 10h30 à la cathédrale Saint-Alain de Lavaur.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 4 juillet 2007

Outre son aspect ludique et festif, le Festival du scoutisme, qui s’est tenu dimanche 1er juillet à Toulouse, a réussi à relever deux défis: faire travailler les mouvements scouts ensemble et mobiliser les familles.

L’histoire du scoutisme, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous avait habitués aux scissions et aux tensions intermouvements. Il était encore bien difficile avant 1997, et le message de Jean-Paul II appelant de ses vœux l’émergence d’une Fraternité scoute, de voir les trois principales associations de scoutisme catholique entretenir rien qu’un simple dialogue.

Sur ce point, le festival du scoutisme, qui s’est déroulé dans douze villes de France le 1er juillet, a permis de mettre un terme à la « guerre froide » scoute. Sur Toulouse, après des débuts fragiles - « ça a été long à se mettre en place », confirme Mathieu Marchet, responsable du centenaire pour les Scouts et Guides de France - les représentants des cinq mouvements organisateurs ont réussi à s’entendre sur un cahier des charges commun. « Il est vrai qu’au début, les relations étaient tendues entre nos mouvements », confie Isabelle Dacre-Wright, responsable régionale chez les Guides et Scouts d’Europe. « Mais nous avons tenu sur nos idées tout en restant ouvert sur celles des autres ». En fin de compte, « les mouvements ont été ravis de faire quelque chose en commun », admet Nicolas de Barrau, représentant des Scouts Unitaires de France. « Pour ma part, je suis heureux que nos jeunes aient pu voir que les Scouts d’Europe n’étaient pas des « fachos » et les Scouts de France des « hippies »! ».

Bien sûr, tout n’est pas encore parfait et des tensions, ou des habitudes propres à chaque mouvement, ont pu se faire ressentir ça et là, mais dans l’ensemble cette collaboration fut une réussite. « Le rassemblement a été le plus neutre possible, je ne pense pas qu’un mouvement ait été plus mis en avant que les autres », estime Mathieu Marchet. « Nos institutions de tutelle, que ce soit la Jeunesse et les Sports ou le Vatican, nous encouragent à travailler ensemble ». La preuve, le 22 juin, le Saint-Père a adressé une lettre dans ce sens aux trois mouvements de scoutisme catholique français à l’occasion du centenaire. « Je me réjouis que des collaborations puissent se réaliser dans le respect des sensibilités de chaque mouvement, en vue d’une plus grande unité au sein de l’Église », a notamment écrit Benoît XVI.

Une fête de la famille plus qu’une fête entre scouts

Mais le succès du festival du scoutisme ne se limite pas à ce début de réconciliation. Outre les ateliers et la veillée (voir pages suivantes), certains ont été agréablement surpris par la forte présence des familles. « Ce mélange familial a vraiment été quelque chose d’extraordinaire », se félicite Nicolas de Barrau. Des membres du service d’entretien de la Ramée se sont même étonnés de voir « des adolescents se promener, un dimanche après-midi, avec leurs parents ». Une scène de vie devenue rare, et que le scoutisme souhaite préserver de tout cœur. La famille reste certainement l’une des principales ressources du scoutisme qui fait que, cent ans après, ce dernier a su se transmettre de génération en génération. Celui-ci offre en effet aux parents une pédagogie de coéducation pour leurs enfants mais n’oublie pas de les y associer autant que faire se peut. Bien sûr, certains trouveront toujours le scoutisme « démodé », « ringard » ou bon qu’à faire « des cabanes dans les bois ». Pourtant, il reste une des rares activités à destination des jeunes à avoir su conserver sa pédagogie originelle (le jeu dans la nature en communauté), sans pour autant perdre le contact avec le monde réel et l’évolution de la société.

 

Les photos

du festival

du scoutisme

sont en ligne !!

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Catégories

Images aléatoires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus