La journée diocésaine de la catéchèse, mercredi 5 septembre à Albi, a permis de faire le point sur les nouvelles
orientations.
Ne le cachons pas. La catéchèse a connu, ses 10 ou 15 dernières années, une hémorragie sans précédent. Les effectifs ont fondu comme neige au soleil, les parents se souciant de moins en moins de
la formation religieuse de leur enfant. La tendance commencerait tout de même « à se stabiliser » selon les dires du père Emmanuel Goulard, responsable du service diocésain de la catéchèse pour
le diocèse d’Albi. Dans la lignée du texte national pour l’orientation de la catéchèse, publié par la Conférence des Évêques de France en novembre 2006, les diocèses profitent de cette « accalmie
» pour se lancer dans un dépoussiérage profond de l’image du caté. « L’étiquette de la « catéchèse qui inculque » doit disparaître de l’esprit du public », nous confiait le père Goulard lors de
la journée diocésaine de rentrée de la catéchèse, mercredi 5 septembre à Albi. « La transmission de la foi s’effectuant de moins en moins au sein de la famille, le caté doit s’adapter au rythme
des enfants et privilégier les moyens modernes de communication ». Moins scolaire donc, le catéchisme s’appuiera davantage sur l’image, par le biais de vidéos, DVD ou autre média, et favorisera
la rencontre personnelle avec l’enfant (ou l’adulte) en vue d’une approche plus dynamique de la foi.
De l’objet au sujet
Invitée pour intervenir devant la centaine de catéchistes, prêtres, religieuses ou diacres présents à la salle du Pigné, Bénédicte de Massia, responsable du service diocésain de la catéchèse de
Perpignan, a rappelé le contexte actuel qui entoure la catéchèse en France. « La société n’est plus la même », estime-t-elle. « Le multimédia a fait son apparition, les familles sont recomposées,
le rapport à l’autorité et à la vérité n’est plus ce qu’il était ». Pour proposer un chemin vers le Christ, « il nous faut désormais aller vers l’autre, en leur disant « venez comme vous êtes »
». Pour Bénédicte de Massia, alors que la personne était auparavant « objet de la catéchèse », elle devient dorénavant sujet de celle-ci. « Notre travail est de leur proposer de faire un bout de
chemin ensemble ».
Cette ouverture sans condition, « gage de respect et de dignité de chaque personne », se traduit par un élargissement des « portes d’entrée » vers la catéchèse. « Les personnes doivent être
accueillies à chaque étape de leur vie et dans leur lieu de vie », indique la Perpignanaise. « Mais elles doivent l’être aussi au cours de la liturgie du dimanche et à chacun des sacrements
».
En partant de ce qu’est la personne, et en lui offrant un cheminement personnel, l’Église espère l’aider « à faire un pas », et peut-être lui permettre d’en envisager un deuxième.
Antoine Pasquier
Just Catho !
"Le journaliste est l'historien du quotidien" 





La dernière avait eu lieu en 1947, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Soixante ans après, alors que l’on croyait le concept démodé, l’Eglise de Gaillac
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Bien sûr, tout n’est pas encore parfait et des tensions, ou des habitudes propres à chaque mouvement, ont pu se faire ressentir ça et là, mais dans l’ensemble cette collaboration fut une réussite. « Le rassemblement a été le plus neutre possible, je ne pense pas qu’un mouvement ait été plus mis en avant que les autres », estime Mathieu Marchet. « Nos institutions de tutelle, que ce soit la Jeunesse et les Sports ou le Vatican, nous encouragent à travailler ensemble ». La preuve, le 22 juin, le Saint-Père a adressé une lettre dans ce sens aux trois mouvements de scoutisme catholique français à l’occasion du centenaire. « Je me réjouis que des collaborations puissent se réaliser dans le respect des sensibilités de chaque mouvement, en vue d’une plus grande unité au sein de l’Église », a notamment écrit Benoît XVI. 
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