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Mardi 3 juillet 2007

Peintre et frère dominicain, le père Kim en Joong expose ses œuvres abstraites dans le jubé de la cathédrale. Rencontre.

Les touristes se bousculent sur les dalles du « grand chœur » de la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi en ce début d’été. Assis dans les stèles qu’occupaient jadis les chanoines, deux moines de l’ordre des frères prêcheurs s’émerveillent, entre deux attroupements de visiteurs, des formes géométriques dessinées sur le sol. « Voyez-vous, frère, ce style est très dominicain », assure, le doigt tendu en avant, le père Kim en Joong. « J’aimerais que mon travail et ma foi soient aussi solides que les briques de cet édifice ».

Considéré comme l’un des plus grands maîtres de la peinture abstraite, ce dominicain de 67 ans, originaire de Corée, expose huit de ses œuvres dans le déambulatoire du Jubé jusqu’à la fin septembre. À quelques heures de l’inauguration, le père Kim en Joong se sent saisi par la Providence. « Aujourd’hui, je fête le quarantième anniversaire de ma première communion. Ce jour a été le commencement de ma vie spirituelle. Le fêter dans cette cathédrale, c’est quelque chose d’inouï ». Il peint ses toiles sur le sol Fils de calligraphe, Kim en Joong était presque prédestiné à la peinture. En 1959, à 19 ans, il intègre l’école des Beaux-Arts de Séoul. Mais ce n’est que quelques années plus tard, alors qu’il enseigne dans une école catholique, que le jeune artiste est bouleversé par « la foi de mes élèves et de mes collègues ». Sa conversion au catholicisme est rapide et radicale. « Après mon baptême en 1967, je me suis envolé pour l’Europe. Pendant un an, j’étais étudiant en théologie mais également ouvrier pour gagner ma vie. Je travaillais la nuit comme gardien dans un parc zoologique de Zurich ».

Touché par la pauvreté ouvrière

De cette époque difficile, loin de sa famille, Kim en Joong reste fortement marqué. « J’ai compris, pendant cette période de grande solitude, combien l’Homme a besoin de l’affection des autres » confie-t-il. « J’ai aussi découvert le monde des ouvriers et de la pauvreté ». Décidé à marier sa vie spirituelle et sa vie artistique, Kim en Joong chemine doucement vers une vocation religieuse. Pour le choix de l’ordre, le jeune peintre se laisse porter par la Providence. « Un jour, mon aumônier universitaire dominicain, m’a dit: « chez nous, il y a Fra Angelico ». » Il ne lui en fallait pas plus pour prendre sa décision. En 1970, Kim en Joong intègre l’ordre des frères prêcheurs.

Arrivé en France depuis 1975, le père Joong partage désormais le plus clair de son temps avec ses frères du couvent de l’Annonciation, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Là, dans son atelier, « un petit endroit où je peux me débrouiller », il peint ses toiles à même le sol. « La toile est par terre, mais elle se lève quand elle s’expose. L’homme aussi doit se lever pour s’exposer à Dieu ». Dans ses toiles, qui ne portent pas de titre - « si je devais mettre un titre, je mettrais un poème » - le dominicain aimerait que soit porté le témoignage « de la vie au-delà du monde. L’artiste communique le Beau aux hommes. C’est pour cela qu’au Paradis, nous n’aurons plus besoin de l’art car nous aurons tout ! ». Profitant de son passage à Albi, le père Kim en Joong n’a pas manqué d’évoquer Toulouse-Lautrec. « Beaucoup de personnes ont été blessées par la religion, ou plutôt par la mauvaise pratique des hommes. Je crois que l’art est un moyen pour réunir le monde entier. C’est cette difficulté à surmonter qui me fait travailler, qui me donne de l’énergie. Toulouse-Lautrec aurait fait des choses banales s’il n’avait pas été paralysé. Or, cette difficulté a été sa richesse, comme Van Gogh ».

 

Une visite-conférence aura lieu le mercredi 11 juillet à 20h30 par Gusti Hervé, spécialiste de la peinture de cet artiste coréen.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Dimanche 24 juin 2007

Archevêque de Bordeaux et président de la Conférence des Evêques de France (CEF), Mgr Ricard a été Scout de France de 1952 à 1962 à Marseille.

 

Quels souvenirs gardez-vous de vos années scoutes ?

Ce sont fondamentalement les camps qui m’ont marqués, avec ce que j’ai découvert de la nature. Je pense aux camps faits dans les Alpes, et à un autre en Corse. Une année, alors que j’étais aumônier scout, nous avons descendu la Dordogne en bateaux. Nous avions aménagé des toits d’estafette comme des caissons. Après cette descente, nous avions fait un camp classique près de l’abbaye de Cadouin.

Que vous a apporté le scoutisme dans votre vie ?

Il m’a apporté deux choses : le sens du groupe et l’intériorité. La vie en groupe a été essentielle pour moi dans la construction de ma propre personnalité. Il m’a appris à me décentrer, à ne pas penser qu’à moi, à mes loisirs… mais à davantage penser équipe, patrouille. Réfléchir avec d’autres aussi. La responsabilité de s’occuper de plus jeunes m’a été utile dans l’apprentissage du service des autres. Le scoutisme m’a permis l’apprentissage d’une intériorité. Certes, on préparait la messe au camp, mais ce qui m’a le plus apporté, ce sont les gardes que l’on faisait la nuit, auprès du feu, après la veillée. J’en garde deux choses : la contemplation du ciel et les moments où je revivais l’Evangile. J’étais dans une solitude qui m’invitait à creuser ma relation à Dieu.

Quel a été son apport dans votre vocation sacerdotale ?

C’est au scoutisme que je dois, je crois, le premier appel. Je peux le dater. C’était à Pâques 1959. Après la veillée, le soir, j’ai parlé un moment avec notre aumônier. Et ce prêtre, avec qui j’étais en confiance, m’a posé cette question : «n’as-tu jamais pensé à être prêtre ?». Je me suis entendu lui répondre : «non, mais je veux bien y réfléchir». Ce jour là, j’ai senti une grande joie, comme si tout à coup l’avenir s’éclairait. Cette joie a duré quatre jours, et c’était la semaine sainte. Quand je lui ai dit cela, l’aumônier m’a répondu «c’est bien, tu as le temps. On en reparlera». J’ai ensuite cheminé pendant quatre ans avant d’entrer au séminaire.

Que souhaitez-vous au scoutisme pour les cent ans à venir ?

Je lui souhaite l’apprentissage du sens de l’Autre, c’est à dire de cette attention et de cette confiance faite à Dieu, mais aussi du sens des autres. Dans une société qui appelle chacun à être attentif à son propre bonheur, il est important de rappeler que celui-ci ne s’atteind pas en se repliant sur soi-même. Il ne peut être atteint que s’il intègre le service de l’Autre, le services des autres. Il y a une pédagogie d’ouverture du scoutisme : d’ouverture aux autres, d’ouverture au monde. Cette dimension universelle et universaliste du scoutisme est capitale.

 

 Propos recueillis par A. Pasquier

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Dimanche 24 juin 2007

Lorsque l’on évoque le scoutisme, on pense d’emblée au jeu. Est-il sérieux de baser une pédagogie sur le jeu ?

Non, ça ne l’est pas, et c’est pour cela que ça plait aux enfants ! Je ne sais pas si c’est sérieux mais en tout cas c’est extrêmement d’actualité puisque les adultes passent leur temps à jouer (loto, émissions…). La grande intuition du scoutisme, qui fait qu’il est encore vivant cent ans après, c’est que la psychologie de l’enfant n’a pas beaucoup changé. Les enfants aiment toujours joué et le bon moyen pour leur faire apprendre tout ce que l’on veut, c’est de les faire apprendre en jouant. Comme on dit dans l’évangile, «on juge l’arbre par ses fruits», la pédagogie du scoutisme, qui repose essentiellement sur le jeu, a fait ses preuves en terme d’efficacité et d’attrait pour les enfants.

Quels talents le jeu développe-t-il chez le jeune ?

Il développe tous les talents. Le jeu c’est une manière d’être et un art de vivre. C’est protéiforme. C’est un grand moteur de la vie humaine, comme le plaisir, la curiosité ou le pouvoir. La quête de Dieu est aussi un jeu, une sorte de jeu de piste. Dieu nous a donnés des traces de sa présence et il nous dit : «trouve-les ! Trouves-les dans ta vie, dans celle des autres».

Dans votre livre, vous affirmez que le scoutisme est le meileur vaccin contre la «bof génération». Qu’entendez-vous par là ?

L’âge «adolescent» n’est pas évident. Parfois, on a envie de les secouer. Jusqu’à l’âge de 12-13 ans, les jeunes sont curieux, attentifs. Après, plus rien n’a de goût, on se traîne un peu… C’est le côté un peu bof. Le scoutisme, c’est l’anti-ramollissement car on est en permanence stimulé par le défi, le jeu, la progression personnelle et par le groupe qui nous tire. Le scoutisme stimule, provoque les adolescents.

C’est devenue une chose rare, aujourd’hui, de confier des responsabilités à des jeunes ?

Oui, il faut reconnaître ça au scoutisme. Et encore, avant, les règles étaient moins strictes ! La recherche du «risque zéro» n’existait pas. Plus que jamais le scoutisme est une école de liberté et de prise de conscience des risques que l’on prend en étant responsable du plus jeune et du plus faible. La grande actualité du scoutisme, c’est que, dans un monde où les enfants sont surprotégés, on puisse quitter le cocoon des parents et de la société pour partir vivre en groupe dans la nature et prendre des risques mesurés. C’est comme cela que l’on apprend aussi jusqu’où l’on peut aller. Le scoutisme est une extraordinaire école d’apprentissage de ce que je peux faire, de ce que je dois faire.

Tout le monde connaît la fameuse BA scoute. Pourquoi le scoutisme a-t-il érigé le service comme un idéal ?

C’est l’anthropologie chrétienne. Saint-Paul dit «qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir». On sait, par 2000 ans d’expérience et par la parole de Dieu, que c’est dans le service que soi-même on grandit en s’ouvrant à l’autre et en découvrant la grandeur du mystère de l’Homme dans l’autre. A l’âge des louveteaux/jeannettes (8-12 ans), ce qui est très difficile, c’est qu’ils commencent à dire «moi d’abord». Ils doivent tout recevoir de leur maman, donc des gens qui les entourent. Le scoutisme leur fait découvrir, petit à petit, qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils sont meilleurs lorsqu’ils se mettent au service de l’autre.

Dans le scoutisme, il existe une certaine forme de dépouillement et de simplicité. Est-ce-que cette façon de vivre est une forme de liberté à redécouvrir ?

La simplicité des moyens qui est promue par le scoutisme oblige à l’inventivité, à la créativité. Et donc révéle les talents. C’est le jeune qui doit faire l’animation, inventer des jeux… Ce ne sont pas des jeux d’ordinateur, c’est les jeunes qui inventent l’histoire. Il y a un côté magique dans le scoutisme.

Quels sont les fruits du scoutisme dans la société et l’Eglise ?

Il y a plusieurs pistes. Le sens de la responsabilité, c’est certainement le plus important. Jamais un scout ne dira «je suis responsable mais pas coupable». Un certain tonus, une joie de vivre. Une contre-culture aussi, car le scoutisme ce n’est pas du blabla. Il est difficile de parler du scoutisme sans le vivre ! Les fruits au sein de l’Eglise sont innombrables. Le scoutisme est un lieu idéal d’apprentissage de la vie chrétienne, que ce soit par le nombre de mariages entre chefs et cheftaines ou par le nombre de vocations sacerdotales ou religieuses.

 

Propos recueillis par A.P.

 

* Philippe Verdin est l’auteur du livre «Les pieds sur terre et la tête dans le ciel. Spiritualité du scoutisme», aux Editions Cerf. Il est également aumônier national chez les Scouts Unitaires.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Dimanche 3 juin 2007

Sébastien Diancoff, diacre de la paroisse Albi sud, a été ordonné prêtre, dimanche 3 juin, en la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi. Devant sa famille, ses amis et une assemblée nombreuse, le jeune homme originaire de Brassac a rejoint la grande famille des prêtres du diocèse d'Albi.

En fin de célébration, Mgr Pierre-Marie Carré a annoncé que le nouveau prêtre tarnais était affecté à la paroisse de Castres Nord. Paroisse au sein de laquelle il poursuivra ses études de théologie, et notamment son mémoire de fin d'études.

L'archevêque d'Albi a également profité de cette célébration pour rendre hommage au vicaire général, le père Claude Cugnasse. Après de nombreuses années à ce poste, le curé de Lavaur va céder sa place au père Bruno Bories, en septembre prochain.

Retrouvez les principales photos de cet événement dans l'album-photos intitulé "Ordination de Sébastien Diancoff", ainsi que dans le prochain numéro de l'Echo du Tarn, jeudi 7 juin.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Vendredi 1 juin 2007

La Maison Bethléem de Toulon accueille temporairement de jeunes mères en détresse.

Cette association a été fondée en 2003 par Mgr Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon. Une quarantaine de femmes y ont déjà été accueillies. La Maison Bethléem, dispose de studios meublés à la disposition de femmes enceintes ou de jeunes femmes, envoyées par les assistantes sociales de la ville, pour une durée de 6 mois. Chacune vit de façon autonome, le but étant de reprendre pied, le temps de chercher une situation plus stable.

L'encadrement se fait par des bénévoles, pour la plupart de jeunes mères de famille.

D'autres associations aident aussi les mères en difficultés. Elles sont répertoriées sur le site www.sosbebe.org

Source : Famille Chrétienne - genethique.com

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Mardi 29 mai 2007

La semaine nationale de la « mère et l’enfant » organisée par l’UNAF aura lieu cette année du 28 mai au 3 juin 2007. Au cours du week-end du 3 juin, les associations familiales sont autorisées à quêter pour l’œuvre de leur choix.

Cette année encore, les AFC du Tarn ont décidé de soutenir l’action de la Maison Magnificat, accueil des futures mères à Ligueil (Indre-et-Loire), et de Mère de Miséricorde à Cordes, œuvre qui vient en aide aux mères en difficulté, les soutenant matériellement et moralement.

AFC du Tarn, Tél. 05 63 48 73 05.

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Lundi 28 mai 2007
Vous pouvez retrouver une sélection de photos du rassemblement de la paroisse d'Albi sud, à l'occasion de la Pentecôte 2007, dans l'album-photos "Diocèse d'Albi".
par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Mercredi 23 mai 2007

Ordonné prêtre le 3 juin à 15h à la cathédrale d’Albi, Sébastien Diancoff se dévoile en répondant au questionnaire de Proust.

 

 Le bonheur parfait selon vous?

La béatitude. Être en adéquation avec ce que le Christ nous demande de vivre et accueillir pleinement l’amour de Dieu pour le redonner aux autres. Il y a une quête de la perfection qui est source de difficultés. Il faut savoir accueillir ce qu’il y a de beau dans notre vie. L’accumulation de petits bonheurs contribue au Bonheur.

Où et à quel moment de votre vie avez-vous été le plus heureux?

Lors d’un rassemblement de jeunes du MEJ à Chartres. À l’époque, j’étais encore étudiant en droit et j’accompagnais des jeunes de Brassac. J’y allais en traînant les pieds. Mais en voyant ses jeunes hors du cadre habituel, qui vivaient quelque chose de fort, j’ai participé à leur joie.

Votre dernier fou rire?

J’en ai beaucoup. Au séminaire, avec mes collègues séminaristes, ça m’arrive souvent.

Et la dernière fois que vous avez pleuré?

Hier (jeudi de l’Ascension, ndlr), lors du baptême de mes petites cousines de 9 et 10 ans. C’est après la célébration que j’ai réalisé la chose. J’ai été submergé d’une profonde émotion, notamment parce que ce baptême était une démarche personnelle de leur part.

Le principal trait de votre caractère?

Réservé et prudent.

Celui dont vous êtes le moins fier?

Mon manque de spontanéité.

Votre occupation préférée?

Faire du sport, du football notamment, et prendre des temps de convivialité avec mes amis et ma famille. La marche aussi.

Votre plus grande peur? 

La peur de décevoir en amitié.

La figure historique à laquelle vous auriez aimé ressembler?

Le Christ, mais en étant un pâle reflet du modèle.

Votre philosophe préféré?

Vladimir Jankélévitch, pour son travail sur le pardon et la difficulté à pardonner l’impardonnable.

Votre livre de chevet?

« L’œuvre au noir » de Marguerite Yourcenar, que j’ai lu plusieurs fois.

De quel saint ou sainte le monde a-t-il besoin?

Le monde a besoin de saints qui rayonnent la grâce de Dieu, qui soient en cohérence entre ce qu’ils annoncent et ce qu’ils vivent, qui témoignent de la force de Dieu en eux dans leur milieu, qui aient l’audace de dire que ce qui les fait vivre, c’est le Christ.

Quelle est la plus grande force de l’Eglise?

C’est l’Esprit Saint qui agit en elle.

Sa faiblesse?

De ne pas suffisamment accueillir l’Esprit Saint et d’être repliée sur elle-même, sur un fonctionnement. D’oublier que sa source, c’est le Christ, qui la pousse à aller vers un accomplissement.

Le plus grand mal de notre époque?

L’indifférence par rapport aux autres et par rapport aux questions touchant à la métaphysique ou à la foi. Vivre sans se poser de questions sur la vie et chercher le bonheur partiel dans des choses immédiates.

Le talent que vous voudriez avoir?

Être un expert en amitié. C’est une des grandes qualités que d’arriver à faire croître l’amitié dans les autres au lieu d’être critique tout le temps.

Votre plus grand regret?

D’avoir laissé tomber des amitiés et d’avoir oublié des amis par paresse ou autres.

Que détestez-vous par-dessus tout?

L’hypocrisie, le manque de vérité, la trahison.

Les fautes qui vous inspirent le plus d’indulgence?

Les fautes de goût…

Comment aimeriez-vous mourir?

Dans la paix du Christ.

Qu’aimeriez-vous que Dieu vous dise?

« Bienvenu », du moins j’espère.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Lundi 21 mai 2007
Il y a quelques semaines, le Parlement de Mexico a dépénalisé l’avortement jusqu’à 12 semaines. Une décision qui a suscité de nombreuses réactions parmi les catholiques mexicains et, semble-t-il, de la Vierge de Guadalupe !

Les évêques mexicains d’abord : les prélats ont fortement réagi et n’ont pas hésité à rappeler que les élus se mettent eux-mêmes au ban de l’Église en votant une telle loi. Une position réaffirmé par Benoît XVI lors de son voyage au Brésil : “Le meurtre d’un enfant est incompatible avec l’eucharistie”, le droit canon prévoyant l’excommunication des responsables politiques ayant voté en faveur de la loi dépénalisant l’avortement.

Le 24 avril dernier une messe a été offerte dans la basilique de Gaudaluope pour les enfants avortés non nés. Un miracle se serait produit à la fin de la messe. Publié sur le site Notredamedesneiges.over-blog.com, en voici le récit donné par le Père Luis Matos, supérieur de la Communauté des Béatitudes :
« À la fin de la messe offerte pour les enfants avortés non nés, l’assistance de la basilique se demandait ce qu’attendait d’elle la Très Sainte Vierge de Guadalupe.

Tandis que beaucoup de fidèles prenaient des photographies de l’ayate de Tepeyac, exposé et vénéré dans le Basilique et au pied duquel la foule des pèlerins défile sur un tapis roulant, l’image de la Vierge a commencé à s’effacer, pour donner place à une lumière intense qui émanait de son ventre, constituant un halo brillant ayant la forme d’un embryon. Avec un cadrage et un grossissement important il est possible d’apprécier la position de la lumière qui provient réellement du ventre de l’image de la Sainte Vierge et n’est ni un reflet, ni un artéfact.

L’ingénieur Luis Girault qui a étudié l’image ainsi réalisée a confirmé l’authenticité du négatif et a pu préciser qu’il n’avait été ni modifié ni altéré, par superposition d’une autre image par exemple. Il a découvert que l’image ne provient d’aucun reflet, mais sort littéralement de l’intérieur de l’image de la Vierge.

La lumière produite est très blanche, pure et intense, différente des lueurs photographiques habituelles produites par les flashes. Cette lumière est entourée d’un halo et paraît flotter à l’intérieur de l’abdomen de la Vierge. Ce halo possède la forme et les mesures d’un embryon. En effet si on examine plus précisément encore cette image en la faisant tourner dans un plan sagittal, on distingue à l’intérieur du halo certaines zones d’ombre qui ont les caractéristiques d’un embryon humain dans le sein maternel. »

Et le père conclut ainsi : « Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme : c’est la foi catholique ! Déjà saint Jean-Baptiste avait tressailli dans le sein de sa mère pour saluer son Seigneur. Notre Dame de Guadalupe vient au secours des embryons non nés – ignorés des légistes – en rappelant ainsi l’évangile de Luc (I, 31) : “Voici que vous concevrez en votre sein, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus”. »

(Extrait tiré du site Fondation de service politique)

par Antoine Pasquier publié dans : antoinepasquier
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Dimanche 13 mai 2007

A l'occasion des échéances électorales de 2007, Thierry Boutet, président du conseil éditorial de la revue Liberté politique et éditorialiste à Famille Chrétienne, vient de faire paraître un livre sur l'engagement des chrétiens en politique.

Dans cet ouvrage, l'auteur s'interroge sur la place des chrétiens dans la vie  politique française. Malgré que des hommes politiques affirment leurs convictions religieuses, ces derniers ne les vivent et mettent en pratique que dans leur vie privée, et s'interdisent souvent de les défendre dans leur vie publique. Pour Thierry Boutet, ce discours manque de cohérence et conduit la classe politique à se méfier du discours éthique.

L'auteur, au début de son ouvrage, rappelle l'évolution historique de la pensée humaine au fil des siècles et, en toile de fond, le vieux conflit des Anciens et des Modernes. Pour le philosophe, le monde, et la politique plus particulièrement, utilise des termes et des concepts vidés de leur sens premier. De nos jours, la société affirme que l'Homme est à la mesure de toutes choses, et nie toutes vérités transcendantales. En résulte une pensée dominante contre laquelle il devient difficile de lutter et sur laquelle de nombreux penseurs chrétiens se sont "cassés" les dents.

Thierry Boutet estime, dans la droite ligne du Magistère de l'Eglise catholique, que les hommes politiques chrétiens ne doivent pas se corrompre avec le système de pensée actuel, mais doivent au contraire rappeler l'importance de la recherche de la vérité. Au lieu de construire une société du compromis, qui laisse aux hommes le pouvoir de dire ce qui est bien ou mal, l'auteur invite les chrétiens à retrouver le chemin du combat politique pour inverser la culture française et construire une société qui retrouve le sens de la dignité humaine.

Ce livre synthétise avec précision et simplicité le dilemme qui existe entre le discours de l'Eglise et la vision prométhéenne de la société. Il invite les laïcs à participer à "la plus belle forme charité qui soit", sans pour autant perdre ses valeurs, ses convictions. Pour Jean Paul II, il y a une forme de martyre dans cet engagement des chrétiens en politique, mais celui-ci semble nécessaire pour éviter d'autres dérives comme celles, atroces, que l'humanité a connue au cours du XXe siècles.

"L'engagement des chrétiens en politique", Thierry Boutet, Editions Privat. 220 p. 15 euros.

par Antoine Pasquier publié dans : Littérature
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