Jeudi 21 février 2008

undefinedDe retour de la session de formation des évêques à Rennes du 18 au 20 février,  dont il était responsable en tant que président de la commission doctrinale, Mgr Pierre-Marie Carré détaille les points qui ont été soulevés à cette occasion sur les débuts de la vie humaine. 
Il évoque l'arrêt de la Cour de cassation et répond à la polémique sur la venue d'Alex Kahn.
  


Soixante évêques français ont participé, du 18 au 20 février à Rennes, à une session de formation sur «les débuts de la vie humaine». Ces deux journées, organisées par la commission doctrinale que préside Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque d’Albi, ont permis d’évoquer, autour de scientifiques, juristes, moralistes, philosophes et théologiens, des questions touchant au statut de l’embryon, à la procréation médicalement assistée ou aux recherches sur les cellules souches embryonnaires. 
«Cette formation est une commande de l’ancien président de la Conférence des Evêques de France, le cardinal Ricard, en vue de préparer la révision des lois bioéthiques en 2009», explique Mgr Carré. «Son objectif est d’abord de permettre aux évêques de se former personnellement pour ensuite pouvoir sensibiliser les chrétiens sur ces questions, et surtout en discuter avec les élus avant que les lois n’arrivent devant le Parlement». Cette formation se greffe, en parallèle et en complément, au groupe de travail des évêques sur la bioéthique. «Celui-ci prépare quatorze fiches qui reprendront ces thèmes et sur lesquelles nous allons travailler au cours de notre prochaine assemblée, en avril». Elles permettront à la CEF d’élaborer un argumentaire pour aider les évêques à «entrer dans le débat commun». 

Un arrêt de cassation à prendre avec prudence 

Mais cette session intervenait surtout dans un contexte judiciaire particulier. Douze jours plus tôt, dans un arrêt en date du 6 février, la cour de cassation affirmait la possibilité pour des parents de déclarer un enfant né sans vie à l’état-civil, et ce même si le fœtus ne répondait pas aux critères de l’OMS, à savoir un poids minimal de 500 grammes et une grossesse d’au moins 22 semaines. «Notre rencontre n’avait pas de lien direct avec ce débat», précise Mgr Carré, «puisque notre session est programmée depuis plus d’un an déjà». 
Ce qui n’a pas empêché la soixantaine d’évêques présents d’aborder cette question importante qu’est le statut de l’embryon. «En tant que croyants et penseurs, nous pensons qu’il existe un processus logique qui commence au moment de la fécondation de l’ovule et des spermatozoïdes. Cette première cellule qui se crée va, si tout se déroule normalement, aboutir neuf mois plus tard à la naissance d’un bébé. C’est d’emblée une personne humaine dès le commencement de ce processus naturel». 
Toutefois, le conseiller d’Etat, invité par les évêques à intervenir durant ces deux journées de formation, a joué la prudence autour des conclusions de cette décision de la haute juridiction civile. « Alain Christnacht nous a dit de ne pas majorer la qualité juridique de cet arrêt. Les juges ne font pas la loi, mais l’interprètent seulement». Pas question donc de crier victoire, et de croire, trop rapidement, qu’une brèche se serait ouverte dans le débat autour de l’avortement notamment. 

Axel Kahn, invité en expert, crée la controverse 

Parmi les intervenants invités à converser avec les évêques, la présence du généticien Axel Kahn, favorable notamment aux recherches sur les cellules souches embryonnaires, a provoqué quelques remous au sein de la blogosphère catholique. Ayant eu vent de cette polémique, le président de la commission doctrinale a tenu à expliquer la raison de ce choix. «Nous voulions savoir où en était la science. Axel Kahn était invité à faire un état des lieux sur ce qui se fait aujourd’hui, ce qui se cherche, ce qui se prépare. Par exemple, il nous a dit très clairement que, pour lui, toutes les questions sur le clonage humain étaient une illusion. Il a été très clair sur ce point». 
À ceux qui craignaient que le généticien n’influence les évêques, Mgr Carré rétorque qu’il «ne lui était pas demandé de présenter des points de vue moraux», et rappelle qu’Axel Kahn était convié, il y a deux ans, à intervenir lors des conférences de carême à Notre-Dame de Paris. «L’enjeu était alors plus grave que de parler devant des évêques qui ont quand même quelques convictions…».

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Mercredi 13 février 2008

undefinedLa Journée Diocésaine des Jeunes 2008, à destination des 15-35 ans, se déroule le samedi 15 mars à Albi. Programme. 

Après Lavaur l’année passée, la prochaine Journée Diocésaine de la Jeunesse (JDJ) aura lieu le samedi 15 mars à Albi sur le thème « Tout peut s’éclairer », à destination des jeunes âgées de 15 à 35 ans. Les confirmands de l’année se retrouveront à 15h30 à l’église de la Madeleine avant de rejoindre leurs aînés à la salle du Pigné qui les accueilleront à leur tour. Toutes les dimensions de l’Homme, créé et sauvé, seront donc illuminées à travers un festival d’ateliers et de rencontres de 17 à 20 heures. Des ateliers présenteront l’action et les voyages de jeunes de retour de séjours humanitaires en Inde ou à Madagascar, ainsi qu’un zoom sur les activités du Pélé-jeunes. Les participants pourront s’initier à la spiritualité avec la découverte d’un bibliodrame, un approfondissement de la question du Salut dispensé par Mgr Carré et encore un temps d’écriture grâce à un blog prière. 

Concert avec Deklic
 
Trois intervenants viendront témoigner de leur expérience personnelle et de leur action au sein du diocèse: Laurent Jourdain auprès des gens du voyage, Christian Poirier, un diacre devenu aveugle à 18 ans et Stéphane Bardy qui témoignera de sa manière de vivre son handicap. Des éducateurs du CLER Amour et Famille (voir notre édition du 7 février, ndlr), évoqueront avec les jeunes des questions touchant au corps, à la sexualité et à l’amour, bien entendu. Enfin, un atelier permettra de confectionner des vitraux et des torches qui serviront pour la procession et la veillée. Un pédagogue, Philippe Kunz, parlera également de la lumière sous ses aspects scientifiques. 
La veillée commencera, après la prière du soir à la cathédrale animée par les membres de Jeunesse Lumière de 20h15 à 20h45, par un concert à 21 h avec le groupe DEKLIC, à la salle du Pigné. Groupe de rock branché qui a fait bonne impression au festival de Toussaint « Holywins » à Paris. Leur musique, tout en portant un sens profond, donne une énorme envie de bouger! Enfin, Une procession aux flambeaux mènera les jeunes, à 22h30, jusqu’à la cathédrale où ils vivront une grande veillée festive et priante avec la présence de Mgr Pierre Marie Carré. 

Inscription auprès des mouvements et services du diocèse, ou sur le site internet: www.pastorale-jeunes-albi.com

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Mercredi 13 février 2008

undefinedMembres du CLER Amour et Famille, les époux Novello aident les jeunes et les couples à gérer leur vie affective et sexuelle. 

Ils abattent à eux seuls des murailles. Des forteresses que notre société a édifiées insidieusement dans le cœur, le corps et l’être même des jeunes et des couples. Tandis qu’une campagne publicitaire du Planning Familial affiche, dans les métros et les rues d’Île-de-France, sa conception de la liberté (« sexualité, contraception, avortement »), le CLER Amour et Famille (1), dont sont membres Pierre-Antoine et Alix Novello depuis 1982, revendique clairement sa vision de la liberté: apprendre à gérer sa vie affective, sexuelle et sa fécondité de manière responsable. 

Les jeunes sont bluffés 

Parcourant le Tarn, département sur lequel ils représentent ce mouvement d’Église né en 1961, les Novello vont, invités par les écoles, les paroisses, les associations, au contact direct des jeunes pour « les faire parler et réfléchir, en toute liberté, sur le sens de la vie […], sur leur vie sentimentale ». Souvent bluffés, parfois déstabilisés, les jeunes ne restent pas indifférents aux mots, pesés et repesés, et surtout à l’écoute attentive et sans jugement, de ce couple solide et simple à la fois, demeurant sur les hauteurs du Salvagnacois. « On commence par leur parler du fonctionnement de la vie, des cycles. On leur montre que le corps est beau, qu’il est fait pour donner la vie, avant de leur parler de contraception », raconte, avec conviction, Alix Novello. Les jeunes ne sont pas l’unique préoccupation du CLER. Le mouvement s’intéresse, dans son ensemble, à la famille en « l’aidant à se construire, à être solide et à faciliter les relations entre ses membres, les époux entre eux et avec leurs enfants ». 
Les Novello ont aussi à cœur d’aider les couples, jeunes ou non, chrétiens ou pas, « à consolider leurs relations en les aidant à communiquer, à éduquer et à gérer leur fécondité ». Depuis quelques mois, une équipe « trois ans », comme on les appelle au CLER, a vu le jour sur Lavaur. Six couples s’y retrouvent pour travailler, ensemble, et à partir de leurs expériences personnelles, autour de la communication. Ce travail se déroule sur trois années, les Novello étant là pour accompagner les six ménages. 

Une fécondité responsable 

Le couple d’éducateurs, chacun ayant suivi de multiples formations dispensées par le mouvement*, touche aussi un domaine fort sensible, dont on parle bien peu et que même les professionnels de la santé n’osent évoquer en vérité: la planification familiale naturelle ou planification naturelle des naissances. Derrière cet intitulé emphatique résonne une conception chrétienne de la sexualité où la gestion de la fécondité s’effectue à deux et en harmonie avec le corps de chacun des époux. C’est Pierre-Antoine, moniteur en Méthode d’Auto-Observation (MAO) qui explique aux couples, qui le désirent, la méthode naturelle pour connaître les périodes de fertilité et d’infertilité du cycle féminin. 
Le CLER Amour et Famille initie à la méthode dite symptothermique qui consiste en l’observation de trois données: la glaire ou mucus cervical, la température et éventuellement le col de l’utérus. Les Novello propose de suivre le couple durant les deux premiers mois de la MAO. Parmi les autres projets du CLERC Amour et Famille du Tarn, les Novello travaillent, à la demande de plusieurs prêtres, à une sorte de formation à destination des jeunes couples pour consolider leur mariage. « Une façon de prolonger la préparation au mariage ». 

1 - CLER: Centre de Liaison des Équipes de Recherche sur l’amour et la famille. 
*  www.cler.net.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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