Jeudi 29 mars 2007

 Il s’est exilé pour mieux revenir. Husam Shaabo, 38 ans, est prêtre en Irak, son pays natal, depuis sept ans. « Abouna » comme on le surnomme (ce qui signifie père en araméen) appartient à l’église catholique syriaque. Paradoxalement, il vit ce rassemblement mondial de jeunes pour la première fois, alors que les JMJ fête leur vingtième édition à Cologne. Pas étonnant selon lui, « pour l’Irak, vu le contexte politique d’autrefois, il était difficile d’y participer avant ». Venu en France pour terminer ses études et renforcer ses bases en français, au sein de l’Institut Catholique de Toulouse, Abouna Husam connaît très bien le Tarn.

« Je viens chaque été depuis huit ans chez les moines bénédictins d’En Calcat ». Depuis son arrivée en France, il y a un an, il passe chacun de ses week-ends au sein de la paroisse de Graulhet, à la demande de l’archevêque d’Albi. Il était donc normal, selon lui, de prendre part au pèlerinage des jeunes tarnais. « Je suis venu comme tous les prêtres, pour partager notre foi avec les jeunes du monde entier », indique-t-il. « Ces JMJ sont un signe d’espoir. Des milliers de jeunes sont présents à Cologne pour suivre le message du Christ afin de conserver une civilisation de paix, d’amour et de justice. Nous sommes les témoins de cette civilisation de demain ! ».

Parmi ces témoins, Benoît XVI figure en première place. Selon le père irakien, le nouveau pape « doit donner aux jeunes ce message de protection de la valeur humaine. C’est en fait le message de l’Evangile ». Abouna Husam espère pouvoir rentrer dans son pays prochainement et partager avec ses paroissiens, jeunes et moins jeunes (à Karachos, au nord de l’Irak) cette expérience très forte qu’il est en train de vivre. « Voir les chrétiens du monde entier vivre leur foi ensemble et découvrir une église unie pour bâtir un monde uni, voilà le message que je porterais aux habitants d’Irak », se réjouit le prêtre, col romain porté avec discrétion sous le pull. Un message qui poussera peut-être les chrétiens d’Irak (les seuls à parler encore couramment la langue de Jésus, l’araméen) « à devenir des témoins d’espérance devant leurs frères musulmans ». Comme beaucoup de personnes présentes à Cologne, Abouna Husam attend de voir ce nouveau souverain pontife. « C’est la première fois qu’il vit un grand événement comme celui-là. Un rendez-vous d’autant plus important après le décès d’un grand pape comme Jean-Paul II. On peut pas dire aujourd’hui comment il sera et comment les jeunes le percevront ».

La personnalité de Benoît XVI est encore méconnue à ce jour, « nous savons seulement qu’il est un grand théologien. Nous verrons après les JMJ quelle ampleur prendra son message ». Mardi, les autorités allemandes estimaient le nombre de pèlerins à 400 000. Un chiffre toujours important mais que le père Husam relativise. « La qualité des personnes qui portent la flamme de l’Evangile aux JMJ est plus important que le nombre de participants. Que nous soyons un ou un million, ça n’est pas grave. L’important est d’écouter le voix du Seigneur ».

par Antoine Pasquier publié dans : Portrait
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Jeudi 29 mars 2007

 

L’uniforme n’est pas encore complet, mais l’envie est déjà là. Seize garçons, âgés de 8 à 12 ans, composent, depuis dimanche dernier, 14 janvier, la première meute de louveteaux des Scouts d’Europe d’Albi. Encadrés par trois cheftaines, ils ont vécu leur première activité scoute autour du sanctuaire de la Drêche, leur paroisse de référence. La meute n’est pas la première unité de Scouts d’Europe à voir le jour sur la ville-préfecture du Tarn. L’an dernier déjà, la branche des louvettes, équivalent des louveteaux en âge, ainsi que celle des guides (12 – 17 ans) avaient été lancées grâce à l’initiative de quelques parents. Une patrouille d’éclaireurs existent également, pour l’instant rattachée à un groupe de Toulouse, faute de chefs sur Albi. La sauce prend, donc, visiblement. Il faut dire que plusieurs familles attendaient l’arrivée d’un mouvement scout de ce type sur l’Albigeois depuis de nombreuses années (il existe également des Scouts de France depuis cette année, ndlr).

La Fédération des Guides et Scouts d’Europe (FGSE) constitue l’un des trois principaux mouvements de scoutisme catholique français, avec les Scouts de France et les Scouts Unitaires de France. Avec 25 000 adhérents en France et 600 groupes locaux en métropole et en Outre-Mer, les Scouts d’Europe sont le deuxième mouvement de scoutisme du pays en terme d’effectifs. Mouvement d’éducation populaire, agréé par le ministère en charge de la jeunesse depuis 1970 et reconnue d’utilité publique, la FGSE se veut conforme à la tradition du scoutisme catholique en étant ouverte à tous ceux qui, même non baptisés, souhaitent participer à ses activités et réfléchir à une dimension spirituelle. Au niveau local, les Scouts d’Europe sont divisés en deux groupes distincts : l’un rassemblant les unités « filles » (louvettes (8 – 12 ans), les guides (12 – 17 ans) et les Guides-aînées (+ de 17 ans), l’autre le unités « garçons » (louveteaux (8 – 12 ans), les éclaireurs (12 – 17 ans) et les routiers (+ de 17 ans). L’encadrement des unités, bien que supervisé par des adultes, reste entre les mains des chefs et des cheftaines (jeunes âgés de plus de 17 ans), c’est pour cela que les Scouts d’Europe sont considérés comme un mouvement de jeunes, et non de jeunesse.

Reconnue « mouvement d’éducation » par l’Eglise catholique, la Fédération des Guides et Scouts d’Europe travaille en liens réguliers avec l’épiscopat français. Elle enseigne aux jeunes qui lui sont confiés la débrouillardise dans la nature, le sens des autres et du service, le sens de Dieu, sans oublier celui de l’effort. La pédagogie des Scouts d’Europe, comme celle de ses mouvements frères, s’appuie sur le jeu. La branche « louveteaux », par exemple, utilise comme base pédagogique le Livre de la Jungle de R. Kipling, en intégrant dans ses activités la dimension spirituelle, et notamment celle de Saint-François d’Assise, patron des Louveteaux. Comme de nombreuses associations de jeunes, la FGSE recherche sans cesse des chefs et des cheftaines prêts à s’investir pour animer et faire vivre les réunions et les camps de différentes unités.

Antoine Pasquier

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Jeudi 29 mars 2007

« Comment! Vous ne connaissiez pas le prieuré d’Ambialet, mais c’est presque pêché mortel! ». La longue terrasse du cloître s’étale sous le soleil couchant. Le frère Jean Ollivry, de la communauté de Saint-Jean, dans son scapulaire gris, affiche déjà son caractère jovial et empli de bonhomie. Pas de doute, l’homme n’a pas pu habiter cette demeure perchée au-dessus de la vallée du Tarn pendant 14 ans sans posséder un charisme détonnant. La pierre édifie la maison de Dieu, l’homme lui donne une âme.

Le départ définitif, vendredi ou samedi prochain, du frère Jean, résonne comme un déchirement pour la communauté catholique du secteur d’Ambialet, mais aussi pour tout le Tarn. Lui qui a vécu aux États-Unis, à Paris, à Londres, en Suisse, à Chalon-sur-Saône et au fin fond du Tarn, reprend la route, direction Roanne et le noviciat des frères de Saint Jean. « Je ne pars pas avec joie car je quitte des gens que j’aime et une église splendide. Mais je suis content d’aller plus loin et de me replonger dans mes recherches et l’enseignement de la philosophie ».

Parcourant 20000 km par an au service du diocèse, sans compter les 5000 pour sa congrégation, le frère Jean, seul depuis 5 ans, avoue qu’il commençait à « en avoir marre ». Son supérieur lui a accordé une année sabbatique. Pas une année de repos puisque le religieux retrouvera l’ami qu’il n’a jamais quitté: Aristote. Son pote pourrait-il dire. En tout cas son maître spirituel. « À Fribourg, autour de l’enseignement philosophique du père fondateur de la communauté de Saint-Jean, j’ai trouvé, chez Aristote, des éléments de réponse à ma question: qui suis je? ». C’était en 1980. Après des études de médecine, d’où il s’est fait « jeter » par manque de travail — « je cherchais qui était l’architecte qui avait créé la vie » - Jean Ollivry suit des cours d’informatique. Il deviendra ingénieur technique pour les Hôpitaux de France plusieurs années, « calculant [ses] horaires d’avion et de rendez-vous en fonction des messes quotidiennes ». Jusqu’au jour où, en 1978, il entre dans un monastère bénédictin italien, d’où il repartira un an plus tard pour la communauté de Saint-Jean.

Aujourd’hui encore, comme à l’âge de 12 ans ou de 25 ans, le frère Jean n’a de cesse de poser des questions: « faire réfléchir, c’est mon obsession et ma passion dévorante ». Rechercher encore et toujours sans savoir, procure à cet homme d’église une soif intarissable. Une soif communicative aussi. Café philo ou théologique à Albi, enseignement théologique à Ambialet ou à la Drêche avec son fidèle ami et père de famille Pierre Pelnier, cours de philo à l’Institut Catholique de Toulouse, sensibilisation des lycéens dans des établissements catholiques albigeois, le frère Jean sait captiver son auditoire. « Je le sens. Les jeunes sont mordus par ce que je leur dis! Ils posent des questions impertinentes et aiment qu’on les fasse réfléchir ». Le religieux a aussi su, et sait toujours, vivre avec son temps, selon la formule employée. « Je peux observer pendant deux heures, sans bouger, des oiseaux, en écoutant une conférence sur un MP3 ». Après ça, rien d’étonnant à ce que les jeunes décèlent en lui une aura toute particulière.

Sans oublier que le frère Jean manie l’humour avec talent. « Les grives aiment bien venir picorer les olives noires de cet arbre âgé de 700 ans. J’aime bien les mitrailler avec mon 9 mm. Pas l’appareil photo, le fusil… ». Assurément, et bien qu’il essaye de ne rien laisser paraître, le frère Jean quitte le prieuré avec un pincement au cœur. Ses oiseaux sauvages, sa vallée et son silence, son église, son cloître restauré, les petits coins cachés de la grande demeure… Tout cela, il le lègue, si l’on peut dire, à des amis. Une famille de trois enfants, un couple qu’il a connu alors qu’il accompagnait la communauté tarnaise du chemin néocatéchuménal. « Ils resteront ici une année et s’occuperont du lieu ». En espérant que l’année prochaine, deux frères franscicains du Sri Lanka, viennent s’installer au prieuré. Le frère Jean suivra le déroulement des événements d’un œil attentif depuis son noviciat. En attendant, les bagages sont prêts et il ne reste plus au frère de Saint-Jean qu’à saluer une dernière fois son patron, comme il aime à l’appeler, dans sa belle église. Qui sait, dans vingt ans le frère Jean reviendra peut-être poursuivre sa mission à Ambialet. Dieu seul sait!

Antoine Pasquier

par Antoine Pasquier publié dans : Portrait
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Jeudi 29 mars 2007

Avouons-le, la conférence de Thierry Boutet, éditorialiste au magazine Famille Chrétienne, samedi 13 janvier à la Drêche, était d’un haut niveau philosophique. Pas toujours facile de suivre les propos de l’invité des AFC du Tarn, et pourtant le conférencier visait dans le mille en optant pour cette exigence de l’esprit. « Face à la rupture très profonde de notre société avec l’histoire (…), nous avons un gros investissement intellectuel à faire », a-t-il justifié devant l’assemblée. Sans céder à la panique, ni se « lamenter sur notre situation », les chrétiens doivent bien reconnaître que le monde ne tourne plus très rond ces derniers temps, et que les bases sociétales d’autrefois ont bel et bien évoluées. Alors qu’auparavant la société était en quelque sorte tenue dans une prédestination familiale (succession professionnelle et affective), celle de 2007 est plutôt stressée et angoissée. « Les gens sont affectivement très sensibles et sujet à la dépression nerveuse », a expliqué Thierry Boutet. La cellule familiale a implosé, l’adolescence se prolonge et le rapport homme/femme est bouleversé. « Avant, on devait décider de ne pas avoir d’enfant. Aujourd’hui, il faut décider pour avoir un enfant », souligne le conférencier, et, tirant un peu la caricature, « c’est la femme qui décide aujourd’hui, réduisant l’homme à un instrument de son choix ».

Ces données nouvelles « nous obligent donc à repenser les bases de notre société », comme l’indique l’éditorialiste parisien. Reste que l’Eglise et la société civile ne donnent pas le même sens aux mots. Rappelons-nous, « les concepts qui concernent la personne humaine, dans son sens large (politique, philosophie, morale) sont nés en Grèce ». Le Christianisme a fait le lien entre la tradition grecque et la pensée judaïque, à la lumière de la Révélation. Il s’est donc approprié le sens des concepts grecs. Or, « le référentiel culturel qu’utilise aujourd’hui la société n’a plus rien à voir avec celui qu’il était auparavant », regrette Thierry Boutet. « La société a gardé les termes, en les vidant de leur sens ». Parallèlement, le Magistère de l’Eglise catholique a conservé le sens premier de ces concepts, d’où l’apparition d’un hiatus inextricable. Pis, ce hiatus divise l’Eglise elle-même, puisque « une partie d’elle a adopté ce référentiel moderne, et entraîne ainsi une incohérence de sens et de discours au sein de l’Eglise ». Le tableau n’est pas tout rose, mais Thierry Boutet touche là le cœur du sujet de sa conférence intitulée « Peut-on avoir un regard familial et chrétien sur la société ? ». Si les chrétiens et la société ne donnent pas le même sens aux mots qu’ils utilisent, le dialogue ne peut s’instaurer. Les papes, à l’instar de Jean-Paul II avec les droits de l’Homme, ont essayé et essayent toujours de résoudre ce hiatus. Des signes d’espérance existent cependant pour la minorité chrétienne pratiquante – « qui a toujours était minoritaire », précise au passage l’intervenant. « Avec le Concile Vatican II, nous sommes entrés dans un temps nouveau pour l’Eglise, un temps de semailles », annonce-t-il. « Il y a un effort de purification de la foi et de la raison entrepris par l’Eglise », prenant pour exemple le pape Benoît XVI.

Surtout, et quoiqu’en dise les sondages d’opinion, les Français conservent une dimension spirituelle très forte. « La culture a peut-être changé mais pas les gens. Les jeunes rêvent toujours de se marier, d’être fidèles et d’avoir des enfants ». Certes, le progrès scientifique entraîne de nouvelles questions, mais ce dernier « constitue un progrès positif s’il respecte l’Homme, et surtout il a permis de lancer une réflexion éthique d’un niveau tel que nous n’en avions jamais connu jusqu’à présent ». Les chrétiens ont donc un rôle à jouer dans la société, mais doivent le faire avec prudence et de manière réfléchi. « Il ne faut pas appliquer notre modèle de vie aux autres, mais il faut d’abord les aider », a insisté Thierry Boutet. Fleurir son jardin pour attirer le regard de son voisin… Idem lors d’une discussion avec des personnes sur des sujets brûlants. « Il ne faut pas essayer de convaincre l’autre, vous n’y arriverez pas ! La seule chose à faire, à la manière de Platon, est de savoir mener l’art du questionnement, aider l’autre à réfléchir et à prendre du recul ».

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Jeudi 29 mars 2007

Le père Jean-Marc Vigroux a beau habiter à 3960 m d’altitude, le prêtre tarnais, en mission au Pérou depuis 2002, n’en garde pas moins les pieds bien sûr terre. Toujours le mot pour rire, et la petite phrase qui fait mouche, l’ancien prêtre de la Madeleine, aujourd’hui curé du village de El Descanso, raconte toujours avec la même passion son périple sur les sommets de la cordillère des Andes. Profitant de ses vacances en France, alors que la saison des pluies bat son plein au pays des Incas, le père Vigroux est venu présenter, mercredi 21 février, à l’invitation de l’association Alto-Canas, les dernières nouvelles de son aventure humaine, salle du Pigné à Albi.

Depuis sa dernière visite dans l’Hexagone, en 2005, bien des choses ont changé dans la paroisse péruvienne du Padre tarnais. L’ancienne chapelle de son village a disparu, laissant place à une belle église, de style coloniale, conçue et construite par les gens du village. « Elle ressemble à la cathédrale Ste-Cécile, non? », plaisante l’ecclésiastique en commentant ses diapositives. Le père Vigroux se régale à raconter un tas d’anecdotes croustillantes, et tellement exotiques parfois. « Sur les murs de l’école du village, où je donne des cours de catéchisme, on trouve aussi bien le portrait de l’initiateur de la première révolte contre les Espagnols, que celui du fondateur du Parti Communiste et du Sacré-Cœur de Jésus. On est loin de la laïcité à la française… ». Très curieux des us et coutumes locales, l’abbé français ne rechigne pas à suivre les légendaires dévotions rendues au culte de la Terre et de la montagne. « J’ai participé à un pèlerinage dans les montagnes, à 5000 m d’altitude. J’étais déguisé en ours, comme tous les autres hommes », confie, l’air amusé, et presque gêné, le père Vigroux. Il aime aussi, ou du moins partage avec politesse, quelques plats locaux de fêtes comme le hamster…

Derrière ces histoires épicées d’humour, le père Vigroux réalise un précieux et profond travail de terrain. Premier prêtre en résidence fixe sur sa paroisse, le religieux français a été accueilli comme un « sauveur » par les habitants. Grâce à sa venue, les différents laïcs, qui animent la paroisse, ont retrouvé une dynamique jusqu’alors perdue. « Auparavant, c’était le prêtre voisin qui venait les voir, trois ou quatre fois par an ». En cinq années, outre ses tournées quotidiennes dans les villages et communautés isolées pour bénir hommes et animaux, le prêtre tarnais a permis la création d’une radio paroissiale, Santa Cruz, qui « émet de 4h30 à 21h30 chaque jour » et ce grâce à l’aide de 40 à 50 bénévoles. Il a également œuvré à la mise en place d’un centre de formation agricole sur la paroisse. « Il y a trente ans, une réforme agraire a donné la terre aux paysans », mais ces derniers n’ont que peu de connaissances agricoles pour se débrouiller encore par eux-mêmes. Répondant, comme de nombreux prêtres étrangers en poste en Amérique latine, à l’encyclique du pape Pie XII « Fidei Donum », le père Vigroux espère déjà avoir rempli une partie de sa mission: « avoir dynamisé ces gens pour qu’ils réussissent à faire survivre leur église locale ». Antoine Pasquier

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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