Mardi 29 mai 2007

La semaine nationale de la « mère et l’enfant » organisée par l’UNAF aura lieu cette année du 28 mai au 3 juin 2007. Au cours du week-end du 3 juin, les associations familiales sont autorisées à quêter pour l’œuvre de leur choix.

Cette année encore, les AFC du Tarn ont décidé de soutenir l’action de la Maison Magnificat, accueil des futures mères à Ligueil (Indre-et-Loire), et de Mère de Miséricorde à Cordes, œuvre qui vient en aide aux mères en difficulté, les soutenant matériellement et moralement.

AFC du Tarn, Tél. 05 63 48 73 05.

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Lundi 28 mai 2007
Vous pouvez retrouver une sélection de photos du rassemblement de la paroisse d'Albi sud, à l'occasion de la Pentecôte 2007, dans l'album-photos "Diocèse d'Albi".
par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Mercredi 23 mai 2007

Ordonné prêtre le 3 juin à 15h à la cathédrale d’Albi, Sébastien Diancoff se dévoile en répondant au questionnaire de Proust.

 

 Le bonheur parfait selon vous?

La béatitude. Être en adéquation avec ce que le Christ nous demande de vivre et accueillir pleinement l’amour de Dieu pour le redonner aux autres. Il y a une quête de la perfection qui est source de difficultés. Il faut savoir accueillir ce qu’il y a de beau dans notre vie. L’accumulation de petits bonheurs contribue au Bonheur.

Où et à quel moment de votre vie avez-vous été le plus heureux?

Lors d’un rassemblement de jeunes du MEJ à Chartres. À l’époque, j’étais encore étudiant en droit et j’accompagnais des jeunes de Brassac. J’y allais en traînant les pieds. Mais en voyant ses jeunes hors du cadre habituel, qui vivaient quelque chose de fort, j’ai participé à leur joie.

Votre dernier fou rire?

J’en ai beaucoup. Au séminaire, avec mes collègues séminaristes, ça m’arrive souvent.

Et la dernière fois que vous avez pleuré?

Hier (jeudi de l’Ascension, ndlr), lors du baptême de mes petites cousines de 9 et 10 ans. C’est après la célébration que j’ai réalisé la chose. J’ai été submergé d’une profonde émotion, notamment parce que ce baptême était une démarche personnelle de leur part.

Le principal trait de votre caractère?

Réservé et prudent.

Celui dont vous êtes le moins fier?

Mon manque de spontanéité.

Votre occupation préférée?

Faire du sport, du football notamment, et prendre des temps de convivialité avec mes amis et ma famille. La marche aussi.

Votre plus grande peur? 

La peur de décevoir en amitié.

La figure historique à laquelle vous auriez aimé ressembler?

Le Christ, mais en étant un pâle reflet du modèle.

Votre philosophe préféré?

Vladimir Jankélévitch, pour son travail sur le pardon et la difficulté à pardonner l’impardonnable.

Votre livre de chevet?

« L’œuvre au noir » de Marguerite Yourcenar, que j’ai lu plusieurs fois.

De quel saint ou sainte le monde a-t-il besoin?

Le monde a besoin de saints qui rayonnent la grâce de Dieu, qui soient en cohérence entre ce qu’ils annoncent et ce qu’ils vivent, qui témoignent de la force de Dieu en eux dans leur milieu, qui aient l’audace de dire que ce qui les fait vivre, c’est le Christ.

Quelle est la plus grande force de l’Eglise?

C’est l’Esprit Saint qui agit en elle.

Sa faiblesse?

De ne pas suffisamment accueillir l’Esprit Saint et d’être repliée sur elle-même, sur un fonctionnement. D’oublier que sa source, c’est le Christ, qui la pousse à aller vers un accomplissement.

Le plus grand mal de notre époque?

L’indifférence par rapport aux autres et par rapport aux questions touchant à la métaphysique ou à la foi. Vivre sans se poser de questions sur la vie et chercher le bonheur partiel dans des choses immédiates.

Le talent que vous voudriez avoir?

Être un expert en amitié. C’est une des grandes qualités que d’arriver à faire croître l’amitié dans les autres au lieu d’être critique tout le temps.

Votre plus grand regret?

D’avoir laissé tomber des amitiés et d’avoir oublié des amis par paresse ou autres.

Que détestez-vous par-dessus tout?

L’hypocrisie, le manque de vérité, la trahison.

Les fautes qui vous inspirent le plus d’indulgence?

Les fautes de goût…

Comment aimeriez-vous mourir?

Dans la paix du Christ.

Qu’aimeriez-vous que Dieu vous dise?

« Bienvenu », du moins j’espère.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Lundi 21 mai 2007
Il y a quelques semaines, le Parlement de Mexico a dépénalisé l’avortement jusqu’à 12 semaines. Une décision qui a suscité de nombreuses réactions parmi les catholiques mexicains et, semble-t-il, de la Vierge de Guadalupe !

Les évêques mexicains d’abord : les prélats ont fortement réagi et n’ont pas hésité à rappeler que les élus se mettent eux-mêmes au ban de l’Église en votant une telle loi. Une position réaffirmé par Benoît XVI lors de son voyage au Brésil : “Le meurtre d’un enfant est incompatible avec l’eucharistie”, le droit canon prévoyant l’excommunication des responsables politiques ayant voté en faveur de la loi dépénalisant l’avortement.

Le 24 avril dernier une messe a été offerte dans la basilique de Gaudaluope pour les enfants avortés non nés. Un miracle se serait produit à la fin de la messe. Publié sur le site Notredamedesneiges.over-blog.com, en voici le récit donné par le Père Luis Matos, supérieur de la Communauté des Béatitudes :
« À la fin de la messe offerte pour les enfants avortés non nés, l’assistance de la basilique se demandait ce qu’attendait d’elle la Très Sainte Vierge de Guadalupe.

Tandis que beaucoup de fidèles prenaient des photographies de l’ayate de Tepeyac, exposé et vénéré dans le Basilique et au pied duquel la foule des pèlerins défile sur un tapis roulant, l’image de la Vierge a commencé à s’effacer, pour donner place à une lumière intense qui émanait de son ventre, constituant un halo brillant ayant la forme d’un embryon. Avec un cadrage et un grossissement important il est possible d’apprécier la position de la lumière qui provient réellement du ventre de l’image de la Sainte Vierge et n’est ni un reflet, ni un artéfact.

L’ingénieur Luis Girault qui a étudié l’image ainsi réalisée a confirmé l’authenticité du négatif et a pu préciser qu’il n’avait été ni modifié ni altéré, par superposition d’une autre image par exemple. Il a découvert que l’image ne provient d’aucun reflet, mais sort littéralement de l’intérieur de l’image de la Vierge.

La lumière produite est très blanche, pure et intense, différente des lueurs photographiques habituelles produites par les flashes. Cette lumière est entourée d’un halo et paraît flotter à l’intérieur de l’abdomen de la Vierge. Ce halo possède la forme et les mesures d’un embryon. En effet si on examine plus précisément encore cette image en la faisant tourner dans un plan sagittal, on distingue à l’intérieur du halo certaines zones d’ombre qui ont les caractéristiques d’un embryon humain dans le sein maternel. »

Et le père conclut ainsi : « Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme : c’est la foi catholique ! Déjà saint Jean-Baptiste avait tressailli dans le sein de sa mère pour saluer son Seigneur. Notre Dame de Guadalupe vient au secours des embryons non nés – ignorés des légistes – en rappelant ainsi l’évangile de Luc (I, 31) : “Voici que vous concevrez en votre sein, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus”. »

(Extrait tiré du site Fondation de service politique)

par Antoine Pasquier publié dans : antoinepasquier
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Dimanche 13 mai 2007

A l'occasion des échéances électorales de 2007, Thierry Boutet, président du conseil éditorial de la revue Liberté politique et éditorialiste à Famille Chrétienne, vient de faire paraître un livre sur l'engagement des chrétiens en politique.

Dans cet ouvrage, l'auteur s'interroge sur la place des chrétiens dans la vie  politique française. Malgré que des hommes politiques affirment leurs convictions religieuses, ces derniers ne les vivent et mettent en pratique que dans leur vie privée, et s'interdisent souvent de les défendre dans leur vie publique. Pour Thierry Boutet, ce discours manque de cohérence et conduit la classe politique à se méfier du discours éthique.

L'auteur, au début de son ouvrage, rappelle l'évolution historique de la pensée humaine au fil des siècles et, en toile de fond, le vieux conflit des Anciens et des Modernes. Pour le philosophe, le monde, et la politique plus particulièrement, utilise des termes et des concepts vidés de leur sens premier. De nos jours, la société affirme que l'Homme est à la mesure de toutes choses, et nie toutes vérités transcendantales. En résulte une pensée dominante contre laquelle il devient difficile de lutter et sur laquelle de nombreux penseurs chrétiens se sont "cassés" les dents.

Thierry Boutet estime, dans la droite ligne du Magistère de l'Eglise catholique, que les hommes politiques chrétiens ne doivent pas se corrompre avec le système de pensée actuel, mais doivent au contraire rappeler l'importance de la recherche de la vérité. Au lieu de construire une société du compromis, qui laisse aux hommes le pouvoir de dire ce qui est bien ou mal, l'auteur invite les chrétiens à retrouver le chemin du combat politique pour inverser la culture française et construire une société qui retrouve le sens de la dignité humaine.

Ce livre synthétise avec précision et simplicité le dilemme qui existe entre le discours de l'Eglise et la vision prométhéenne de la société. Il invite les laïcs à participer à "la plus belle forme charité qui soit", sans pour autant perdre ses valeurs, ses convictions. Pour Jean Paul II, il y a une forme de martyre dans cet engagement des chrétiens en politique, mais celui-ci semble nécessaire pour éviter d'autres dérives comme celles, atroces, que l'humanité a connue au cours du XXe siècles.

"L'engagement des chrétiens en politique", Thierry Boutet, Editions Privat. 220 p. 15 euros.

par Antoine Pasquier publié dans : Littérature
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Mercredi 9 mai 2007

En période électorale, surtout lorsqu’il s’agit d’échéances nationales comme celles que nous venons de vivre, les rédactions vivent au rythme de l’agenda politique. Tel candidat annonce sa candidature, tel autre le nom de sa ou son suppléant, le troisième la trahison de son camp… Les journalistes s’efforcent de garder leur sang-froid pour ne pas devoir raturer sans cesse leur papier écrit la veille.

Pour ceux qui se sont intéressés à la question - mais comment ne pas y prêter attention lorsque l’on ne parle que de ça - les catholiques se sont livrés, eux aussi, à leur petites analyses sur le scrutin présidentielle. Les programmes des candidats ont été passés au peigne fin, histoire de constater lesquels évoquaient le mieux, ou plutôt n’évoquaient pas, les principes non négociables. À vrai dire, et à dire vrai, d’aucun n’a rempli les critères demandés par le Magistère. Pour autant, il a bien fallu déposer le bulletin dans l’urne citoyenne, si ce n’est pas conviction, ce fut par souci du moindre mal.

Le 6 mai au soir, la Terre n’ayant pas arrêté de tourner, les Français, et les croyants, ne doivent pas quémander, penaud, aux pieds de leur nouveau Président, un bout de bonheur en plus. La démocratie a ceci de dommageable que, une fois l’enveloppe glissée, le citoyen retourne à l’état d’administré végétatif. L’élection d’un homme et le suffrage des hommes font pourtant route commune. Le premier, élu, n’arrête pas le mouvement des seconds. La recherche du bien commun est une quête qui vise à rendre chaque homme plus heureux qu’il ne l’est aujourd’hui. Que l’on soit opposé ou non au nouveau Chef d’Etat, restons en mouvement. Car sans mouvement, l’Homme se meurt.

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Mercredi 2 mai 2007

Avant la visite de Benoît XVI au Brésil, du 9 au 13 mai, Mgr Gérard Verdier, originaire du Tarn, évoque les grands maux du pays.

Quel message les Brésiliens attendent-ils de Benoît XVI ?

La visite elle-même du pape est un beau cadeau pour le peuple brésilien qui conserve, dans son immense majorité, la foi catholique. Elle est un signe que l’Amérique latine n’est plus la grande oubliée de Rome… Les Brésiliens attendent une parole forte du pape sur les grands maux qui blessent encore la société brésilienne: la corruption endémique, la violence urbaine et rurale qui perdure et s’amplifie, la réforme agraire qui avance à pas de tortue, la répartition des richesses non réalisée…

De son côté, l’épiscopat brésilien a-t-il un message à faire passer au Pape? Qu’attend-il de ce déplacement?

Comme je l’ai dit, ce déplacement provoque dans le pays et chez les évêques une profonde joie et une grande espérance. L’épiscopat sera sans doute encouragé à continuer ses efforts pour centrer l’annonce de la foi sur la Personne de Jésus Christ, à défendre les valeurs de justice pour tous, d’honnêteté contre la corruption, de défense de la vie des indiens, des noirs, de tous les exclus du pays, de protection de la forêt amazonienne en péril…

Alors que les violences se multiplient dans les campagnes brésiliennes, l’Eglise travaille-t-elle avec le gouvernement de Lula pour y mettre un terme? Quelles sont les relations qu’entretiennent les deux entités?

Un certain refroidissement. Car, malgré tous les espoirs suscités par l’élection du Président Lula et de belles avancées en faveur des plus défavorisés, l’Eglise déplore la lenteur de la Réforme Agraire et d’une véritable politique agricole qui résoudrait le problème de la violence rurale. Ce malaise est augmenté par l’appui certain que ce même Gouvernement donne à ce que l’on appelle l’« agro-negocio » (la production à grande échelle de produits agricoles pour l’exportation comme le soja qui envahit maintenant l’Amazonie, au détriment de la forêt…), et le manque de mesures aidant à sortir de leur crise économique, les moyennes et petites propriétés…

Deux de vos collaborateurs subissent des menaces de mort pour leur combat en faveur des indiens et des paysans sans terre. Le Saint-Père connaît probablement ces problèmes. Comment réagit-il à ce sujet ?

Nous avons une belle page du Pape sur le courage des missionnaires prêtres, religieux, religieuses et laïcs défendant les petits, mais une parole ciblée, de sa part, sur la défense des terres des indiens, des Sans Terre et de ceux qui les appuient et les défendent, serait d’une grande importance et un grand encouragement pour nous tous!

Deux jours après cette visite pontificale, vous comparaissez devant la justice dans l’affaire des tortures policières que vous avez dénoncées. Comment abordez-vous cette confrontation? Êtes-vous confiant ?

Le Commandant de la Police Fédérale de Guajara-Mirim vient de me téléphoner me disant que les militaires qui me font ce procès sont prêts à retirer leur plainte si je leur présente des excuses publiques à la radio et dans la presse! À eux, justement, les tortionnaires! J’ai répondu que ma conscience ne me le permettait pas. J’attendrai le verdict de la justice et je ferai appel, s’il y a lieu… Je suis confiant en la Providence, serein, très soutenu par mes frères évêques, par toute l’équipe missionnaire et par le merveilleux peuple des petits qui sent bien l’enjeu de ce procès: faire taire la voix de l’Eglise qui les défend…

Propos recueillis par Antoine Pasquier

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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