Samedi 28 juillet 2007

Chez les Guides et Scouts d’Europe

La meute 1ère Albi, et le groupe Guide de la 2ème Albi vous invitent à la cérémonie du renouvellement de la promesse Guide et Scout, le mercredi 1er août au sanctuaire de la Drêche. Rendez-vous dès 7h45 à Notre Dame de La Drèche au lieu dit « La Source » pour le renouvellement des promesses avec notre conseiller religieux, le Père José Maria.

8 heures : Office des laudes 8 H 30 : Messe Un petit-déjeuner pourra être partagé par ceux qui le souhaitent ( merci à ceux qui le peuvent de venir avec des thermos de café, thé et pains ou viennoiseries !)

Rens. Antoine PASQUIER (06 03 62 20 62) et Martine EMMERY ( 06 16 48 83 81).

 

Chez les Scouts de France

 Les Scouts de France du Tarn organisent également un événement de leur côté. Les scouts de Mazamet renouvellent leur promesse avec les Eclaireurs unionistes (protestants), les scouts de Castres se retrouvent à Saint-Hyppolite et ceux d'Albi à la salle du Pigné pour un partage et un moment de témoignages. Bien sûr, tout ceci le mercredi 1er août, cent ans jour pour jour après le début du premier camp scout sur l'île de Brownsea.

 

Cérémonial de la promesse

« Sur mon honneur, avec la grâce de Dieu, je m’engage : à servir de mon mieux, Dieu, l’Eglise et la Patrie ; à aider mon prochain en toutes circonstances ; à observer la loi scoute ».

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Mardi 17 juillet 2007

Quelques jours après sa publication par le Vatican, Mgr Pierre-Marie Carré explique comment il a accueilli le motu proprio.

 

Le motu proprio libéralisant la messe selon le missel de 1962, dite de Saint-Pie V, est paru le 7 juillet. Comment l’avez-vous accueilli ? Comment a-t-il été accueilli dans le diocèse ?

Comme un bon nombre d’évêques en France, j’ai écrit, lundi dernier (9 juillet ndlr), une lettre aux prêtres du Tarn pour leur expliquer ce motu proprio. Une lettre qui résume et qui présente clairement les choses. Ce courrier visait notamment à rassurer quelques prêtres inquiets. Je n’ai pas encore eu d’échos pour l’heure, ni de réponses à mon courrier. Il est encore trop tôt pour l’instant.

Avant même sa publication, ce document a été longuement commenté. Quels sont, au fond, les principes posés par ce motu proprio ?

J’ai beaucoup entendu parler de ce motu proprio, et notamment les choses les plus fantaisistes, avant qu’il ne paraisse. Le Pape a accompagné celui-ci d’une longue lettre, de plusieurs pages, dans laquelle il répond aux questions ou aux appréhensions formulées çà et là. Ce motu proprio n’est ni une abolition du nouveau rite, ni une remise en cause de Vatican II. Le Saint-Père confirme que le rite normal reste celui actuel et que le motu proprio permet seulement une plus large célébration du rite ancien, qui reste la forme extraordinaire de célébration de la messe. Par cette ouverture, Benoît XVI veut que l’on ne se batte plus autour de l’Eucharistie.

L’Indult, qui obligeait les fidèles à passer par l’évêque pour pouvoir célébrer une messe tridentine, est levé. Le motu proprio enlève-t-il tout pouvoir à l’évêque dans ce domaine ?

Le motu proprio ne remet pas en cause le pouvoir de l’évêque. Si un groupe de fidèles demande à son curé de pouvoir célébrer selon le rite tridentin, le motu proprio stipule qu’il n’est plus obligé de passer par l’évêque. Personnellement, je préfère que l’on s’adresse à moi. Pourquoi ? Le Tarn est un petit diocèse, les prêtres sont très chargés et je pense que l’évêque a un rôle de coordinateur. Il est déjà difficile d’avoir des messes partout chaque dimanche. S’il y a des demandes de célébration selon le missel de 1962, elles doivent s’inscrire dans un schéma d’ensemble. Une messe selon l’ancien rite existe déjà sur Castres, suivie par des personnes en communion avec moi.

Les évêques français avaient manifesté leurs réticences avant la publication du texte. Pour quelles raisons ?

Il faut rappeler que ce motu proprio ne concerne pas que la France, mais s’adresse à toute l’Église. D’ailleurs, il est rédigé en latin. Toutefois, il semblerait qu’une proportion significative de personnes qui souhaite cette messe soit francophone. Et l’Histoire de France, d’un point de vue religieux, explique aussi certaines choses. Les évêques français avaient adressé une lettre de soutien à Mgr Ricard en novembre dernier, lors de l’assemblée de la Conférence des Évêques de France. La lettre du Saint-Père est une réponse à la France, sur les questions qu’elle pouvait se poser.

Plus un schisme se creuse, plus il est difficile de se réconcilier. Par ce motu proprio, le Pape cherche l’unité de l’Église. Est-elle envisageable ?

 Le Pape fait remarquer que, dans l’Histoire, un schisme aurait pu être empêché si, à un moment donné, un geste avait été posé. Bien sûr, on ne refait pas l’Histoire, mais Benoît XVI veut faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre un terme à ce schisme. Réussira-t-il ? Je ne sais pas, mais en tout cas une division dans l’Église n’est jamais bonne. Il est toujours plus facile de se séparer que de se retrouver dans la pleine communion. Ce texte est un signe, un signe de ceux qui accueillent leurs frères. Il ne faut pas craindre ce geste. C’est un geste de charité, de recherche d’unité et de communion.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Vendredi 6 juillet 2007

Robert Kinda, 39 ans, membre de la Fraternité de la Sainte- Famille, sera ordonné prêtre le 4 août à Lisieux. Rencontre.

La tête inclinée à 45°, droite comme un i dans son tablier fleuri, la petite religieuse allonge un large sourire et flanque une grande tape dans l’épaule de son interlocuteur. « Je ne pourrai pas venir à ton ordination, mais je serai présente par la prière. D’accord ? ». Flirtant avec le plafond des Sœurs du Christ de Lavaur, Robert Kinda, 39 ans, ne peut se retenir de rire en lâchant son « OK, merci ! ». Au 1 rue Jouxaygues, ce grand gaillard, qui sera ordonné prêtre le 4 août prochain à Lisieux, est comme chez lui. « Il aime bien être cajolé », lâche une des sœurs. Lors des repas, il occupe même la place du chef de famille, en bout de table. « Vous comprenez, avec son gabarit, il a besoin d’espace ». Le diacre africain, installé sur le Tarn depuis septembre 2006, reconnaît lui-même « ne pas passer inaperçu dans la rue ». Alors, il en profite pour « dire bonjour à tout le monde ».

L’apostolat, fruit de la prière

Après le père Marc de Pins l’été dernier, Robert Kinda, surnommé avec humour « le petit Robert », deviendra dans quelques semaines le second prêtre de la Fraternité sacerdotale de la Sainte-Famille, branche séculière de la communauté des Béatitudes. « Notre fondateur, Ephraïm, voulait que les Béatitudes soient présentes dans les paroisses pour qu’elles profitent de notre charisme », explique cet Ivoirien de naissance, converti de l’Islam au catholicisme à l’âge de 15 ans. « La Fraternité aspire à redonner une dimension familiale aux paroisses. Nous voulons que leurs membres s’y sentent comme chez eux ».

Dans le petit oratoire du presbytère de Lavaur, au premier étage, trône une icône de la Sainte-Famille. Là, tous les matins de la semaine, de 7 h à 9 h, les deux frères de la Fraternité prient, célèbrent l’office et adorent le Saint-Sacrement pendant une heure. « Voilà notre force: vivre une vie d’intimité avec le Christ. Notre apostolat, lui, n’est que le débordement de ce que nous avons contemplé ». Le père Marc de Pins et Robert Kinda s’interdisent ainsi toute réunion avant 9 h du matin pour se consacrer à ce temps privilégié. « Beaucoup de prêtres n’ont pas cette chance. Non pas parce qu’ils ne veulent pas, mais parce qu’ils ne peuvent pas ».

Les prêtres ne sont pas des distributeurs de sacrements

Onze années de formation ont été nécessaires à ce fils de Burkinabés pour se préparer à la prêtrise. « Mais l’important n’est pas là. L’essentiel est d’y arriver et de laisser passer le Christ dans chacun des actes que l’on pose ». Avant de choisir d’entrer dans la Fraternité de la Sainte-Famille - « pour sa vie de communauté entre prêtres » - Robert Kinda ne savait pas qu’il devrait quitter Abidjan pour la France et Blagnac, lieu où est installé le noviciat des Béatitudes. « Ça n’a pas été simple d’arriver ici », reconnaît-il. « Le choc culturel est immense! ». Le diacre a notamment été choqué par les maisons de retraite - « c’est impensable en Afrique » - ou par la canicule de 2003, année de son arrivée. « Je ne pouvais pas croire que des milliers de personnes âgées étaient mortes parce qu’elles étaient seules », se souvient-il. La situation de l’Église de France, avec « son manque de chaleur humaine » et sa crise des vocations, a interpellé celui dont la famille entière s’est convertie au catholicisme, son frère est d’ailleurs dominicain. « Si des Africains viennent en France, c’est parce qu’il n’y a plus de vocations », constate-t-il. « Moi, je ne prie pas pour qu’il y ait des vocations, mais pour qu’il y ait des familles qui fassent découvrir la présence de Dieu dans le monde. Et s’il y a des familles, il y aura des vocations ». Dans son futur ministère, Robert Kinda s’attachera à être proche des gens, comme il sait déjà si bien le faire, pour ne pas devenir un simple distributeur de sacrements. « En France, on prend les prêtres pour des fonctionnaires. Les gens veulent des sacrements mais pas de relations. Ce n’est pas notre vision des choses à la Fraternité. Nous, nous leur disons: venez nous voir, vous asseoir avec nous, on est là pour ça ! ».

 

Premières messes célébrées par Robert Kinda - Dimanche 5 août à 10 h à la crypte de la Basilique de Lisieux; dimanche 19 août à la paroisse Saint-Etienne de Koumassi, en Côte d’Ivoire; dimanche 9 septembre à 10h30 à la cathédrale Saint-Alain de Lavaur.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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Mercredi 4 juillet 2007

Outre son aspect ludique et festif, le Festival du scoutisme, qui s’est tenu dimanche 1er juillet à Toulouse, a réussi à relever deux défis: faire travailler les mouvements scouts ensemble et mobiliser les familles.

L’histoire du scoutisme, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous avait habitués aux scissions et aux tensions intermouvements. Il était encore bien difficile avant 1997, et le message de Jean-Paul II appelant de ses vœux l’émergence d’une Fraternité scoute, de voir les trois principales associations de scoutisme catholique entretenir rien qu’un simple dialogue.

Sur ce point, le festival du scoutisme, qui s’est déroulé dans douze villes de France le 1er juillet, a permis de mettre un terme à la « guerre froide » scoute. Sur Toulouse, après des débuts fragiles - « ça a été long à se mettre en place », confirme Mathieu Marchet, responsable du centenaire pour les Scouts et Guides de France - les représentants des cinq mouvements organisateurs ont réussi à s’entendre sur un cahier des charges commun. « Il est vrai qu’au début, les relations étaient tendues entre nos mouvements », confie Isabelle Dacre-Wright, responsable régionale chez les Guides et Scouts d’Europe. « Mais nous avons tenu sur nos idées tout en restant ouvert sur celles des autres ». En fin de compte, « les mouvements ont été ravis de faire quelque chose en commun », admet Nicolas de Barrau, représentant des Scouts Unitaires de France. « Pour ma part, je suis heureux que nos jeunes aient pu voir que les Scouts d’Europe n’étaient pas des « fachos » et les Scouts de France des « hippies »! ».

Bien sûr, tout n’est pas encore parfait et des tensions, ou des habitudes propres à chaque mouvement, ont pu se faire ressentir ça et là, mais dans l’ensemble cette collaboration fut une réussite. « Le rassemblement a été le plus neutre possible, je ne pense pas qu’un mouvement ait été plus mis en avant que les autres », estime Mathieu Marchet. « Nos institutions de tutelle, que ce soit la Jeunesse et les Sports ou le Vatican, nous encouragent à travailler ensemble ». La preuve, le 22 juin, le Saint-Père a adressé une lettre dans ce sens aux trois mouvements de scoutisme catholique français à l’occasion du centenaire. « Je me réjouis que des collaborations puissent se réaliser dans le respect des sensibilités de chaque mouvement, en vue d’une plus grande unité au sein de l’Église », a notamment écrit Benoît XVI.

Une fête de la famille plus qu’une fête entre scouts

Mais le succès du festival du scoutisme ne se limite pas à ce début de réconciliation. Outre les ateliers et la veillée (voir pages suivantes), certains ont été agréablement surpris par la forte présence des familles. « Ce mélange familial a vraiment été quelque chose d’extraordinaire », se félicite Nicolas de Barrau. Des membres du service d’entretien de la Ramée se sont même étonnés de voir « des adolescents se promener, un dimanche après-midi, avec leurs parents ». Une scène de vie devenue rare, et que le scoutisme souhaite préserver de tout cœur. La famille reste certainement l’une des principales ressources du scoutisme qui fait que, cent ans après, ce dernier a su se transmettre de génération en génération. Celui-ci offre en effet aux parents une pédagogie de coéducation pour leurs enfants mais n’oublie pas de les y associer autant que faire se peut. Bien sûr, certains trouveront toujours le scoutisme « démodé », « ringard » ou bon qu’à faire « des cabanes dans les bois ». Pourtant, il reste une des rares activités à destination des jeunes à avoir su conserver sa pédagogie originelle (le jeu dans la nature en communauté), sans pour autant perdre le contact avec le monde réel et l’évolution de la société.

 

Les photos

du festival

du scoutisme

sont en ligne !!

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Mardi 3 juillet 2007

Peintre et frère dominicain, le père Kim en Joong expose ses œuvres abstraites dans le jubé de la cathédrale. Rencontre.

Les touristes se bousculent sur les dalles du « grand chœur » de la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi en ce début d’été. Assis dans les stèles qu’occupaient jadis les chanoines, deux moines de l’ordre des frères prêcheurs s’émerveillent, entre deux attroupements de visiteurs, des formes géométriques dessinées sur le sol. « Voyez-vous, frère, ce style est très dominicain », assure, le doigt tendu en avant, le père Kim en Joong. « J’aimerais que mon travail et ma foi soient aussi solides que les briques de cet édifice ».

Considéré comme l’un des plus grands maîtres de la peinture abstraite, ce dominicain de 67 ans, originaire de Corée, expose huit de ses œuvres dans le déambulatoire du Jubé jusqu’à la fin septembre. À quelques heures de l’inauguration, le père Kim en Joong se sent saisi par la Providence. « Aujourd’hui, je fête le quarantième anniversaire de ma première communion. Ce jour a été le commencement de ma vie spirituelle. Le fêter dans cette cathédrale, c’est quelque chose d’inouï ». Il peint ses toiles sur le sol Fils de calligraphe, Kim en Joong était presque prédestiné à la peinture. En 1959, à 19 ans, il intègre l’école des Beaux-Arts de Séoul. Mais ce n’est que quelques années plus tard, alors qu’il enseigne dans une école catholique, que le jeune artiste est bouleversé par « la foi de mes élèves et de mes collègues ». Sa conversion au catholicisme est rapide et radicale. « Après mon baptême en 1967, je me suis envolé pour l’Europe. Pendant un an, j’étais étudiant en théologie mais également ouvrier pour gagner ma vie. Je travaillais la nuit comme gardien dans un parc zoologique de Zurich ».

Touché par la pauvreté ouvrière

De cette époque difficile, loin de sa famille, Kim en Joong reste fortement marqué. « J’ai compris, pendant cette période de grande solitude, combien l’Homme a besoin de l’affection des autres » confie-t-il. « J’ai aussi découvert le monde des ouvriers et de la pauvreté ». Décidé à marier sa vie spirituelle et sa vie artistique, Kim en Joong chemine doucement vers une vocation religieuse. Pour le choix de l’ordre, le jeune peintre se laisse porter par la Providence. « Un jour, mon aumônier universitaire dominicain, m’a dit: « chez nous, il y a Fra Angelico ». » Il ne lui en fallait pas plus pour prendre sa décision. En 1970, Kim en Joong intègre l’ordre des frères prêcheurs.

Arrivé en France depuis 1975, le père Joong partage désormais le plus clair de son temps avec ses frères du couvent de l’Annonciation, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Là, dans son atelier, « un petit endroit où je peux me débrouiller », il peint ses toiles à même le sol. « La toile est par terre, mais elle se lève quand elle s’expose. L’homme aussi doit se lever pour s’exposer à Dieu ». Dans ses toiles, qui ne portent pas de titre - « si je devais mettre un titre, je mettrais un poème » - le dominicain aimerait que soit porté le témoignage « de la vie au-delà du monde. L’artiste communique le Beau aux hommes. C’est pour cela qu’au Paradis, nous n’aurons plus besoin de l’art car nous aurons tout ! ». Profitant de son passage à Albi, le père Kim en Joong n’a pas manqué d’évoquer Toulouse-Lautrec. « Beaucoup de personnes ont été blessées par la religion, ou plutôt par la mauvaise pratique des hommes. Je crois que l’art est un moyen pour réunir le monde entier. C’est cette difficulté à surmonter qui me fait travailler, qui me donne de l’énergie. Toulouse-Lautrec aurait fait des choses banales s’il n’avait pas été paralysé. Or, cette difficulté a été sa richesse, comme Van Gogh ».

 

Une visite-conférence aura lieu le mercredi 11 juillet à 20h30 par Gusti Hervé, spécialiste de la peinture de cet artiste coréen.

par Antoine Pasquier publié dans : Religion
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