Invité par la pastorale des jeunes, samedi 22 septembre, le comédien Damien Ricour a joué un Bon Larron
plein d’humour…
Damien Ricour est-il resté un enfant ? Un de ces gamins qui, débordant d’imagination et d’énergie, s’inventait des histoires, prenant tantôt la place du gentil, tantôt celle du
méchant. Il n’est certainement pas le seul chérubin à s’être créé un univers à part, un monde à soi, mais il est l’un des rares à avoir su conserver cette âme enfantine pour en faire son talent,
son métier. Bien sûr, avec l’âge, le garçonnet a pris de la bouteille, a mis du vin dans son eau, du spirituel dans son ordinaire.
C’est en tout cas ce qui ressort de sa pièce racontant la vie d’Elias, dit le Bon Larron, intitulée « Bienvenue au Paradis ». Pas d’artifice, pas de chichi. Sur scène, il n’y a que Ricour,
comédien et homme décor. Samedi dernier, dans le cuir des fauteuils du théâtre du Bon-Sauveur, le public, venu assisté à la représentation organisée par la pastorale des jeunes, a pu être, au
premier abord, étonné du dénuement de la scène, mais a très vite compris le petit jeu du comédien chrétien.
Valsant d’un personnage à l’autre, adoptant tantôt le franglais et les ailes de l’ange Michel, tantôt la tunique trouée du premier homme à parvenir au Paradis, alias Elias, et toute une pléiade
de protagonistes au nom évocateur (Jésus, Pierre, Lazare…) ou moins connu (Jephté, Iaron…), Damien Ricour entraîne le spectateur dans un enchaînement de saynètes évoquant les grands événements de
la vie publique du Christ, vu au travers des yeux d’Elias.
Le Bon Larron ouvre les portes du Paradis
Mais la force et le succès du comédien résident dans ce métissage incessant entre sérieux et dérision, entre les grimaces cocasses d’un ange Trompette ou de l’ivrogne Jephté, et le visage serein
ou agonisant du Christ. Le message, ludique, souvent hilarant, mais toujours teinté d’une profondeur évangélique, passe comme une lettre à la Poste. Et c’est parce que l’on rit de ses
filouteries, de ses mensonges, de ses excès, que l’on partage le destin tragique du Bon Larron. Lui qui, n’ayant pas compris le message du Christ durant son passage sur Terre, devient la clé,
celle ouvrant les portes du Paradis.
Car Elias, partageant le supplice de la Croix avec le Christ, prend conscience, au terme de sa vie, de son péché, du mal qu’il a commis, et prononce cet acte de contrition ultime, celui du
premier pécheur s’abandonnant à la miséricorde de l’Agneau immolé pour les hommes: « Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu viendras avec ton Royaume ».
Enfant, Damien Ricour l’est certainement sur scène, et réussit à communiquer cet état à l’assistance. Car - et ce n’est peut-être pas pour rien que l’acteur reprend cette parole du Christ: «
laissez venir à moi les petits enfants » - quel enfant ne souhaiterait pas partager le destin d’Elias qui, arrivant au Paradis, retrouve Jésus mettant le couvert autour de la table du banquet
?
Site: theatredelaiguillon.free.fr.
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À l’occasion de sa journée de rentrée, la pastorale des jeunes a invité le comédien chrétien Damien
Ricour à présenter sa pièce «Bienvenue au paradis», samedi 22 septembre à 15h, à Albi.
La dernière avait eu lieu en 1947, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Soixante ans après, alors que l’on croyait le concept démodé, l’Eglise de Gaillac
entreprend une nouvelle mission paroissiale, du 23 septembre au 14 octobre, soit trois semaines et quatre dimanche.
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