Le père Jean-Marc Vigroux a beau habiter à 3960 m d’altitude, le prêtre tarnais, en mission au Pérou depuis 2002, n’en garde pas moins les pieds bien sûr terre. Toujours le mot pour rire, et la petite phrase qui fait mouche, l’ancien prêtre de la Madeleine, aujourd’hui curé du village de El Descanso, raconte toujours avec la même passion son périple sur les sommets de la cordillère des Andes. Profitant de ses vacances en France, alors que la saison des pluies bat son plein au pays des Incas, le père Vigroux est venu présenter, mercredi 21 février, à l’invitation de l’association Alto-Canas, les dernières nouvelles de son aventure humaine, salle du Pigné à Albi.
Depuis sa dernière visite dans l’Hexagone, en 2005, bien des choses ont changé dans la paroisse péruvienne du Padre tarnais. L’ancienne chapelle de son village a disparu, laissant place à une belle église, de style coloniale, conçue et construite par les gens du village. « Elle ressemble à la cathédrale Ste-Cécile, non? », plaisante l’ecclésiastique en commentant ses diapositives. Le père Vigroux se régale à raconter un tas d’anecdotes croustillantes, et tellement exotiques parfois. « Sur les murs de l’école du village, où je donne des cours de catéchisme, on trouve aussi bien le portrait de l’initiateur de la première révolte contre les Espagnols, que celui du fondateur du Parti Communiste et du Sacré-Cœur de Jésus. On est loin de la laïcité à la française… ». Très curieux des us et coutumes locales, l’abbé français ne rechigne pas à suivre les légendaires dévotions rendues au culte de la Terre et de la montagne. « J’ai participé à un pèlerinage dans les montagnes, à 5000 m d’altitude. J’étais déguisé en ours, comme tous les autres hommes », confie, l’air amusé, et presque gêné, le père Vigroux. Il aime aussi, ou du moins partage avec politesse, quelques plats locaux de fêtes comme le hamster…
Derrière ces histoires épicées d’humour, le père Vigroux réalise un précieux et profond travail de terrain. Premier prêtre en résidence fixe sur sa paroisse, le religieux français a été accueilli comme un « sauveur » par les habitants. Grâce à sa venue, les différents laïcs, qui animent la paroisse, ont retrouvé une dynamique jusqu’alors perdue. « Auparavant, c’était le prêtre voisin qui venait les voir, trois ou quatre fois par an ». En cinq années, outre ses tournées quotidiennes dans les villages et communautés isolées pour bénir hommes et animaux, le prêtre tarnais a permis la création d’une radio paroissiale, Santa Cruz, qui « émet de 4h30 à 21h30 chaque jour » et ce grâce à l’aide de 40 à 50 bénévoles. Il a également œuvré à la mise en place d’un centre de formation agricole sur la paroisse. « Il y a trente ans, une réforme agraire a donné la terre aux paysans », mais ces derniers n’ont que peu de connaissances agricoles pour se débrouiller encore par eux-mêmes. Répondant, comme de nombreux prêtres étrangers en poste en Amérique latine, à l’encyclique du pape Pie XII « Fidei Donum », le père Vigroux espère déjà avoir rempli une partie de sa mission: « avoir dynamisé ces gens pour qu’ils réussissent à faire survivre leur église locale ». Antoine Pasquier




Avouons-le, la conférence de Thierry Boutet, éditorialiste au magazine Famille Chrétienne, samedi 13 janvier à la Drêche, était d’un haut niveau philosophique. Pas toujours facile de suivre les propos de l’invité des AFC du Tarn, et pourtant le conférencier visait dans le mille en optant pour cette exigence de l’esprit. « Face à la rupture très profonde de notre société avec l’histoire (…), nous avons un gros investissement intellectuel à faire », a-t-il justifié devant l’assemblée. Sans céder à la panique, ni se « lamenter sur notre situation », les chrétiens doivent bien reconnaître que le monde ne tourne plus très rond ces derniers temps, et que les bases sociétales d’autrefois ont bel et bien évoluées. Alors qu’auparavant la société était en quelque sorte tenue dans une prédestination familiale (succession professionnelle et affective), celle de 2007 est plutôt stressée et angoissée. « Les gens sont affectivement très sensibles et sujet à la dépression nerveuse », a expliqué Thierry Boutet. La cellule familiale a implosé, l’adolescence se prolonge et le rapport homme/femme est bouleversé. « Avant, on devait décider de ne pas avoir d’enfant. Aujourd’hui, il faut décider pour avoir un enfant », souligne le conférencier, et, tirant un peu la caricature, « c’est la femme qui décide aujourd’hui, réduisant l’homme à un instrument de son choix ».
Mais bon sang, comment un prêtre peut-il en connaître aussi long sur l’amour et les relations conjugales ? À chacune de ses interventions, comme celle du 27 mars dernier à Réalmont, le père Denis Sonet donne, sans état d’âme, une véritable gifle aux couples bien installés, et trace le chemin à suivre pour les plus jeunes. «C’est inadmissible que les couples ne soient pas heureux dans notre société», a lancé le conférencier. «Allez voir chez les pauvres !». Le ton est donné… Le crâne dégarni, le regard franc, Denis Sonet a un foutu caractère et une sacrée dose d’humour pour faire passer son discours.
Les catholiques ont-ils leur mot à dire dans le débat politique de ses élections présidentielles? Dans notre société sécularisée, où la conception de la laïcité est parfois poussée à son paroxysme, la réponse n’est pas évidente, et la religion rapidement rangée au placard de la sphère privée. Les croyants, eux, n’entendent pas mettre leurs opinions en sourdine. À l’aide d’un document publié par la Conférence des Évêques de France, à l’automne dernier, intitulé « Qu’as-tu fait de ton frère? », des groupes de laïcs tarnais ont lancé des rencontres-débats autour de cette publication qui invite à la réflexion sur les grandes questions de société.
Au moment où s’ouvre la campagne présidentielle officielle, l’Alliance pour les Droits de la Vie lance la distribution massive d’un “Programme pour la vie”. Ce programme, conçu en association avec la Fondation de service politique, et d’autres organisations pro-vie, dont le Comité protestant pour la dignité humaine (CPDH) et la Life parade, aura mobilisé trois mille volontaires pour aller à la rencontre des Français. Un million d’exemplaires de ce Programme pour la vie est en cours de distribution dans les rues des 183 principales villes de France.
Samedi 21 avril à 19h30 sur KTO, Mgr Pierre-Marie Carré est l’invité de l’émission « la vie des diocèses » « Un jour, une foi », l’émission quotidienne de KTO (26 minutes) est déclinée du lundi au samedi à 19.30 (rediffusée à 21.45), décrypte l’homme sous toutes ses dimensions personnelles, spirituelles et environnementales. Tous les samedis « un jour, une foi » a pour thème « la vie des diocèses ». Cette émission est un tour de France des diocèses, à la rencontre des évêques et des forces vives de l’Eglise.
Avant la visite de Benoît XVI au Brésil, du 9 au 13 mai, Mgr Gérard Verdier, originaire du Tarn, évoque les grands maux du pays.
Ordonné prêtre le 3 juin à 15h à la cathédrale d’Albi, Sébastien Diancoff se dévoile en répondant au questionnaire de Proust.
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