Mercredi 16 avril 2008

 

De retour de l’assemblée des évêques, où il était question de bioéthique, l’archevêque d’Albi veut sensibiliser les chrétiens.

Tous les évêques de France le savent. À moins d’un an de la révision des lois de bioéthique, le temps leur est compté. Déjà mises sur le tapis lors d’une session de formation à Rennes en février, les questions touchant à la bioéthique ont occupé une large part du planning de l’assemblée des évêques, réunis à Lourdes du 1er au 4 avril.
Près de deux journées ont été consacrées à ce thème avec, en guise de support, seize fiches élaborées par le groupe de travail présidé par l’archevêque de Rennes, Mgr d’Ornellas. « Ce dossier d’environ 70 pages, préparé avec l’aide d’experts scientifiques et juridiques, traite de nombreuses questions, allant du statut de l’embryon à la fin de vie », rapporte Mgr Pierre-Marie Carré, de retour de cette session printanière. Ne se limitant pas aux seules questions techniques, ces fiches de travail, « qui n’ont pas vocation à être publiées mais à servir de base de travail pour les évêques », abordent également des points annexes comme la législation européenne en la matière ou le rôle du Comité consultatif national de bioéthique.
Hormis les discours d’ouverture et de clôture de la session par le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Vingt-Trois, on pourrait s’étonner de ne pas trouver de conclusions ou de synthèse de ces travaux épiscopaux qui soient accessibles au grand public. En fait, les évêques désirent changer leur fusil d’épaule en matière de communication. Les discours de l’Église ne réussissant pas souvent à percer dans l’espace médiatique, les prélats, reconnaissant qu’ils ne sont pas « des spécialistes en matière de bioéthique », ont été invités à « s’entourer d’experts au sein de leur diocèse. L’évêque ne doit pas être seul pour sensibiliser les communautés chrétiennes sur cet enjeu de société », approuve l’archevêque d’Albi. « Nous n’allons pas attendre 6 ou 7 mois, et la prochaine assemblée des évêques, pour reparler de ces questions. C’est ce travail à la base qui nous revient de mettre sur pied dès maintenant. Des personnes doivent se proposer et entrer en contact avec leur évêque ».

Euthanasie: ne pas franchir cette limite
L’actualité brûlante de ces dernières semaines, avec la fin tragique de Chantal Sébire, donne raison aux évêques. Alors que d’autres formes de lobbying arpentent les plateaux de télévision pour défendre leur cause, l’Église de France doit attendre de laisser passer la vague pour être entendue. « Il est impossible de s’exprimer en pleine polémique », constate Mgr Carré. « Les grands médias cherchent l’émotionnel ». À moins de faire pathos contre pathos, ce qui n’est pas sa volonté, l’Église préfère voir s’instaurer un véritable débat, loin de tout sensationnalisme.
Sur cette question de la légalisation de l’euthanasie, l’archevêque tarnais tient à réaffirmer les fondements de la doctrine catholique en la matière. Outre le commandement « tu ne tueras point », Mgr Carré rappelle que « pratiquer l’euthanasie, c’est prendre autorité sur la vie d’un autre ». En dehors de considérations strictement religieuses, dire oui à l’euthanasie c’est « s’engager dans un domaine qui peut vite devenir glissant […] C’est ouvrir une limite avec la crainte qu’ensuite il n’y ait plus aucune barrière ». L’Église, « qui a toujours enseignée que la souffrance était un mal contre lequel il faut lutter », regrette la mise à l’index de la loi Léonetti sur la fin de vie. « Même si celle-ci frôle parfois avec la limite, elle a l’avantage de souligner qu’il existe des soins palliatifs ». D’ailleurs, Mgr Carré signale que l’Église ne fait pas que condamner,  « elle sait aussi encourager tous ceux qui agissent auprès des personnes qui souffrent ».
Au creux de cette réflexion, c’est aussi une certaine conception de la société qui se pose. « Ce n’est pas parce quelque chose est possible techniquement que pour autant ça contribue à faire grandir l’humanité », prévient le prélat albigeois. « La loi n’est plus un soutien, un horizon qui faisait progresser l’humanité, mais elle est devenue le reflet de ce que pense la société. Je le regrette ».

 

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Mercredi 16 avril 2008

 

L’université catholique américaine de Pennsylvanie compte envoyer, à terme, 19 étudiants dans son campus d’Ambialet.

Dans le vieux prieuré d’Ambialet, les couloirs brillent comme un sou neuf. Depuis 18 mois, d’importants travaux de rénovation sont menés à l’intérieur de cette bâtisse appartenant toujours, et depuis 1865, au Tiers-ordre régulier franciscain. Mais cette fois-ci, le sou qui finance le chantier est frappé du sceau américain: le dollar. Après quatorze années de présence de la congrégation Saint-Jean (1991-2005), l’ancien noviciat renoue avec sa vocation de centre de formation en accueillant dorénavant des groupes d’étudiants de l’université américaine catholique « Saint-François », implantée à Lorette (Pennsylvanie).
Sept étudiants en première et deuxième année universitaires, encadrés d’une équipe de cinq membres du corps professoral et administratif, y séjournent depuis le 7 mars dernier, et y demeureront jusqu’au 25 avril, date qui marque la fin de l’année scolaire outre-atlantique. « Nos étudiants ont déjà passé six semaines à Paris, dans un autre de nos campus. Ils resteront à Ambialet durant sept semaines », détaille Vincent Rémillard, professeur de français à la retraite et initiateur de ce projet.

Un bail de cinquante ans signé avec le Tiers-ordre régulier franciscain
C’est en 2005 que le président de l’université, le père Gabriel, et Vincent Rémillard se penchent sur l’hypothèse de séjours internationaux pour leurs étudiants. « J’étais en contact avec le secrétaire général du Tiers-ordre régulier, et je lui ai demandé s’il existait un endroit et un bâtiment en France où nous pourrions installer un campus », se souvient ce dernier. Après plusieurs mois d’attente, la réponse tombe. Le prieuré d’Ambialet, bientôt vide, fait l’affaire. Le conseil universitaire donne son accord, et un bail de cinquante ans est signé.
Le professeur de français ne se sentant pas suffisamment compétent pour installer matériellement ce nouveau campus, l’université Saint-François confie la responsabilité de l’antenne d’Ambialet à Timothy Perkins. « C’est lui qui a réalisé toutes les études concernant les travaux », précise Vincent Rémillard. « Il est donc tout naturellement devenu le directeur ».

Des retraites pour jeunes mariés et des stages de cuisine pendant l’été
Dans les salles réaménagées, dotées de connections internet, les étudiants poursuivent des « études générales » comme on dit aux USA: cours de français, d’économie comparée (Etats-Unis versus Union Européenne), de beaux-arts et de religion. « Sur cette dernière matière, nous sommes en train d’étudier le tracé des principaux pèlerinages européens du Moyen-Âge », explique Karen, une des étudiantes, âgée de 22 ans. Aussi, pour lier la théorie à la pratique, les jeunes Américains ont visité la basilique Saint-Sernin de Toulouse, la cité médiévale de Carcassonne, le Louvre, les usines Airbus, et projettent de se rendre au musée Goya de Castres et Toulouse-Lautrec à Albi. « Ce séjour est une opportunité pour mieux intégrer la langue et la culture française », se réjouit Brigitte, 19 ans, qui se prépare à une carrière d’infirmière. Sans oublier ce petit je-ne-sais-quoi de romantisme français qui attise la curiosité des Américains. « Le bon vin, le bon fromage, la France et ses 2000 ans d’histoire », énumère, dans un français correct, la benjamine Christine (18 ans). « It was a dream for me, the french dream »*  conclut-elle.
À terme, le campus d’Ambialet accueillera 19 étudiants. L’été, des groupes proches de l’université de Lorette pourraient y séjourner quelques jours. « Des personnes sont déjà intéressées pour y faire un stage de cuisine, d’autres pour y organiser des retraites pour jeunes mariés ». Bref, une façon aussi de réaliser le « french dream ».

* « C’était un rêve pour moi, le rêve français ».
 

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Jeudi 10 avril 2008
par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Jeudi 21 février 2008

undefinedDe retour de la session de formation des évêques à Rennes du 18 au 20 février,  dont il était responsable en tant que président de la commission doctrinale, Mgr Pierre-Marie Carré détaille les points qui ont été soulevés à cette occasion sur les débuts de la vie humaine. 
Il évoque l'arrêt de la Cour de cassation et répond à la polémique sur la venue d'Alex Kahn.
  


Soixante évêques français ont participé, du 18 au 20 février à Rennes, à une session de formation sur «les débuts de la vie humaine». Ces deux journées, organisées par la commission doctrinale que préside Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque d’Albi, ont permis d’évoquer, autour de scientifiques, juristes, moralistes, philosophes et théologiens, des questions touchant au statut de l’embryon, à la procréation médicalement assistée ou aux recherches sur les cellules souches embryonnaires. 
«Cette formation est une commande de l’ancien président de la Conférence des Evêques de France, le cardinal Ricard, en vue de préparer la révision des lois bioéthiques en 2009», explique Mgr Carré. «Son objectif est d’abord de permettre aux évêques de se former personnellement pour ensuite pouvoir sensibiliser les chrétiens sur ces questions, et surtout en discuter avec les élus avant que les lois n’arrivent devant le Parlement». Cette formation se greffe, en parallèle et en complément, au groupe de travail des évêques sur la bioéthique. «Celui-ci prépare quatorze fiches qui reprendront ces thèmes et sur lesquelles nous allons travailler au cours de notre prochaine assemblée, en avril». Elles permettront à la CEF d’élaborer un argumentaire pour aider les évêques à «entrer dans le débat commun». 

Un arrêt de cassation à prendre avec prudence 

Mais cette session intervenait surtout dans un contexte judiciaire particulier. Douze jours plus tôt, dans un arrêt en date du 6 février, la cour de cassation affirmait la possibilité pour des parents de déclarer un enfant né sans vie à l’état-civil, et ce même si le fœtus ne répondait pas aux critères de l’OMS, à savoir un poids minimal de 500 grammes et une grossesse d’au moins 22 semaines. «Notre rencontre n’avait pas de lien direct avec ce débat», précise Mgr Carré, «puisque notre session est programmée depuis plus d’un an déjà». 
Ce qui n’a pas empêché la soixantaine d’évêques présents d’aborder cette question importante qu’est le statut de l’embryon. «En tant que croyants et penseurs, nous pensons qu’il existe un processus logique qui commence au moment de la fécondation de l’ovule et des spermatozoïdes. Cette première cellule qui se crée va, si tout se déroule normalement, aboutir neuf mois plus tard à la naissance d’un bébé. C’est d’emblée une personne humaine dès le commencement de ce processus naturel». 
Toutefois, le conseiller d’Etat, invité par les évêques à intervenir durant ces deux journées de formation, a joué la prudence autour des conclusions de cette décision de la haute juridiction civile. « Alain Christnacht nous a dit de ne pas majorer la qualité juridique de cet arrêt. Les juges ne font pas la loi, mais l’interprètent seulement». Pas question donc de crier victoire, et de croire, trop rapidement, qu’une brèche se serait ouverte dans le débat autour de l’avortement notamment. 

Axel Kahn, invité en expert, crée la controverse 

Parmi les intervenants invités à converser avec les évêques, la présence du généticien Axel Kahn, favorable notamment aux recherches sur les cellules souches embryonnaires, a provoqué quelques remous au sein de la blogosphère catholique. Ayant eu vent de cette polémique, le président de la commission doctrinale a tenu à expliquer la raison de ce choix. «Nous voulions savoir où en était la science. Axel Kahn était invité à faire un état des lieux sur ce qui se fait aujourd’hui, ce qui se cherche, ce qui se prépare. Par exemple, il nous a dit très clairement que, pour lui, toutes les questions sur le clonage humain étaient une illusion. Il a été très clair sur ce point». 
À ceux qui craignaient que le généticien n’influence les évêques, Mgr Carré rétorque qu’il «ne lui était pas demandé de présenter des points de vue moraux», et rappelle qu’Axel Kahn était convié, il y a deux ans, à intervenir lors des conférences de carême à Notre-Dame de Paris. «L’enjeu était alors plus grave que de parler devant des évêques qui ont quand même quelques convictions…».

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Mercredi 13 février 2008

undefinedLa Journée Diocésaine des Jeunes 2008, à destination des 15-35 ans, se déroule le samedi 15 mars à Albi. Programme. 

Après Lavaur l’année passée, la prochaine Journée Diocésaine de la Jeunesse (JDJ) aura lieu le samedi 15 mars à Albi sur le thème « Tout peut s’éclairer », à destination des jeunes âgées de 15 à 35 ans. Les confirmands de l’année se retrouveront à 15h30 à l’église de la Madeleine avant de rejoindre leurs aînés à la salle du Pigné qui les accueilleront à leur tour. Toutes les dimensions de l’Homme, créé et sauvé, seront donc illuminées à travers un festival d’ateliers et de rencontres de 17 à 20 heures. Des ateliers présenteront l’action et les voyages de jeunes de retour de séjours humanitaires en Inde ou à Madagascar, ainsi qu’un zoom sur les activités du Pélé-jeunes. Les participants pourront s’initier à la spiritualité avec la découverte d’un bibliodrame, un approfondissement de la question du Salut dispensé par Mgr Carré et encore un temps d’écriture grâce à un blog prière. 

Concert avec Deklic
 
Trois intervenants viendront témoigner de leur expérience personnelle et de leur action au sein du diocèse: Laurent Jourdain auprès des gens du voyage, Christian Poirier, un diacre devenu aveugle à 18 ans et Stéphane Bardy qui témoignera de sa manière de vivre son handicap. Des éducateurs du CLER Amour et Famille (voir notre édition du 7 février, ndlr), évoqueront avec les jeunes des questions touchant au corps, à la sexualité et à l’amour, bien entendu. Enfin, un atelier permettra de confectionner des vitraux et des torches qui serviront pour la procession et la veillée. Un pédagogue, Philippe Kunz, parlera également de la lumière sous ses aspects scientifiques. 
La veillée commencera, après la prière du soir à la cathédrale animée par les membres de Jeunesse Lumière de 20h15 à 20h45, par un concert à 21 h avec le groupe DEKLIC, à la salle du Pigné. Groupe de rock branché qui a fait bonne impression au festival de Toussaint « Holywins » à Paris. Leur musique, tout en portant un sens profond, donne une énorme envie de bouger! Enfin, Une procession aux flambeaux mènera les jeunes, à 22h30, jusqu’à la cathédrale où ils vivront une grande veillée festive et priante avec la présence de Mgr Pierre Marie Carré. 

Inscription auprès des mouvements et services du diocèse, ou sur le site internet: www.pastorale-jeunes-albi.com

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Mercredi 31 octobre 2007

Une-tresor-eglise.jpgLe cambriolage de l’église de la Madeleine à Albi en milieu de semaine dernière remet le projecteur sur un phénomène en constante évolution. Des cambrioleurs ratissent tout un territoire à la recherche d’objets de culte bien précis. Explications. 

Finies les visites libres? Le repos paisible et frais du touriste de passage dans la petite église du village? Se dirige-t-on, comme c’est déjà le cas dans de nombreux bourgs isolés, vers une fermeture à double-tours des portes de tous les édifices religieux? La question se pose, particulièrement dans le Midi de la France et dans le Tarn, après la série de vols perpétrés par des bandes visiblement organisées dans les cathédrales (Perpignan en septembre, ndlr), les églises ou les chapelles, et ce de jour comme de nuit. 
Sur le département, au cours de l’été dernier, sept églises ont fait l’objet d’un pillage. Ostensoirs, calices, ciboires, encensoirs et autres mobiliers de culte ont été volés. Par qui? Pour quoi? Pour qui? Ces questions restent toujours en suspens, même si la piste de commandes ciblées est privilégiée (voir ci-dessous, ndlr).

La Madeleine à Albi cambriolée

Dernier fait en date, le cambriolage de l’église Sainte-Madeleine, à Albi, dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 octobre. « Les malfaiteurs se sont laissés enfermer dans la sacristie », constate, désolé, le père Michel Bousquet, curé de la paroisse Albi-nord. Aucun signe d’effraction n’a été relevé par les forces de l’ordre, les voleurs ont certainement « dû profiter de la tenue d’une sépulture, dans l’après-midi, pour se glisser par la porte latérale », restée ouverte. Il ne leur suffisait plus alors qu’à se cacher « dans un coin de la chaufferie de la sacristie » - dont, par ailleurs, ils ont aussi dérobé la clé - et attendre la nuit. 
Pour l’heure, seule une partie du ciboire (vase sacré qui renferme les hosties, ndlr), qui se trouvait dans le tabernacle, a été volée. Les hosties consacrées, conservées en son sein, n’ont heureusement pas été emportées, mais jetées à terre, ce qui exclut le vol en vue de célébrations occultes (type messe noire). Mais l’étendue du préjudice n’est pas encore totalement connue. En effet, de nombreux calices, ostensoirs et encensoirs étaient rangés dans un coffre, situé dans la sacristie. Les cambrioleurs ont réussi à trouver la clé, malencontreusement cachée dans un des tiroirs de la sacristie, et sont repartis avec. 
Lundi dernier, le père Bousquet, dépourvu de double des clés, n’arrivait toujours pas à ouvrir ledit coffre. « Il y avait une planque dans un des tiroirs », reconnaît le prêtre. « Déjà, lors des travaux de l’église, des individus avaient essayé d’ouvrir le coffre mais n’avaient pas trouvé la clé ». Il y a, évidemment, peu de chances de retrouver le coffre rempli une fois celui-ci ouvert… 

Pas d’utilisation à des fins contraires à la foi 

Ces vols en série inquiètent les responsables du diocèse d’Albi autant que les autorités civiles. En avril 2006, après une première série de pillages du côté de Lavaur et Rabastens, l’archevêque et le préfet du Tarn « ont voulu qu’il y ait un inventaire, avec photos et descriptions écrites, des objets présents dans les églises, que ces derniers appartiennent à la commune (objets avant 1905, ndlr) ou à la paroisse », précise le père Bruno Bories, vicaire général du diocèse d’Albi. 
Une vingtaine de communes et paroisses seulement ont entrepris cet inventaire. Une seconde piqûre de rappel a dû être faite en août dernier, alors que diverses églises du diocèse avaient déjà été visitées, via une lettre de l’économe diocésain adressée à tous les prêtres diocésains. « Il est important d’être attentif à ce que l’on possède dans nos églises, car ces objets sont, non seulement des objets servant au culte, mais également un héritage et un souvenir de la foi de nos pères », estime le vicaire général. « Nous demandons aux chrétiens d’avoir un œil attentif pour ne pas que de tels vols se reproduisent ». 
Toutefois, même si l’Église appelle à la vigilance, elle refuse de tomber dans le travers de la suspicion. « On ne peut que déplorer ces faits, car ils nous touchent en tant que chrétiens, mais il ne faut pas non plus sombrer dans une méfiance systématique vis-à-vis de toutes les personnes qui entreraient dans une église ». Le père Bories écarte, comme Sylvie Desachy, conservateur des antiquités et objets d’art du Tarn, toute possibilité d’utilisation de ces objets pour des « pratiques contraires à la foi » selon les termes du prêtre.

Photo : Pascal Buguet

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Mercredi 31 octobre 2007

Le département du Tarn a connu un phénomène ponctuel au mois de juillet dernier. Entre le 11 et le 20 juillet, sept églises (Lacaune, Montredon-Labessonnié, Cadalen, Viane, Monestiès, Vabre et Gaillac) ont été cambriolées. Alors que sur toute l’année 2006, quatre cambriolages d’églises ont été recensés sur le département. . D’autres départements que le Tarn ont connu le même phénomène. 
En Aveyron, ce sont dix églises qui ont été visitées. Les cathédrales de Toulouse et de Perpignan ont été purement et simplement pillées de tous les objets d’orfèvrerie datant de la fin du XIXe siècle et du début XXe.
Le trafic des objets d’art est très difficile à appréhender car il se développe au niveau national et international. Le nord de l’Europe (Hollande et Belgique notamment) est connu pour être une plaque tournante du trafic.

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Vendredi 7 septembre 2007

Il se fissure de tous les côtés. Quand ce n’est pas le dopage qui le fourvoie, c’est le sexe qui l’avilit. Le sport courbe une nouvelle fois l’échine, ce week-end, sur le circuit d’Albi. Pour le lucre et l’appât du badaud, les organisateurs du Grand Prix de super série FFSA ont invité quelques « stars », si toutefois ce terme peut leur être affecté. Daniel Ducruet, connu pour être l’amant du Rocher monégasque ; Estelle Desanges, actrice de film X ; Vincent Mc Doom, transsexuel ; Diana Jones, participante de l’émission « L’Ile de la Tentation »… Un mélange détonant.
« Que voulez-vous, diront les organisateurs, les années où il n’y avait pas de vedettes, le public ne venait pas ». Un constat malheureusement vrai, mais justifie-t-il pour autant la présence de personnes aux mœurs ô combien discutables. Surtout que ces « stars » viennent pour soutenir une grande cause nationale, « Hôpital sourire », cette association dont le but est d’améliorer le quotidien des enfants hospitalisés. Quel exemple peut-on attendre de ces invités ? La « bonne action » n’est-elle pas un simple prétexte pour justifier de la présence de ces stars ? Je le pense.
Chacun y trouve son compte, me direz-vous, sauf la morale, les valeurs sportives et la charité qui, elle, n’attend aucune contrepartie. Mais que pèsent aujourd’hui ces dernières face à l’argent ?

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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Samedi 25 août 2007
Des inscriptions sataniques en anglais et des croix gammées ont été découvertes vendredi sur une dizaine de caveaux d'un cimetière de Toulouse, a-t-on appris samedi de source policière. Plusieurs tombes ont été recouvertes de l'inscription "Damned the Christ" ou de croix gammées tandis que des jardinières de fleurs ont été renversées et des panneaux indicateurs de sections du cimetière de Terre-Cabade ont été endommagés, a-t-on ajouté de même source. Ces actions ne visaient pas les secteurs juif ou musulman du cimetière, situé dans le centre-ville de Toulouse, et où, début août, une vingtaine de croix avaient été renversées. Aucune piste (adolescents désoeuvrés, adeptes du culte satanique...) n'a été écartée par les enquêteurs. Fin juin, 46 tombes avaient été saccagées dans un autre cimetière de la ville, celui de Croix-Daurade. (Source AFP)
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Samedi 28 juillet 2007

Chez les Guides et Scouts d’Europe

La meute 1ère Albi, et le groupe Guide de la 2ème Albi vous invitent à la cérémonie du renouvellement de la promesse Guide et Scout, le mercredi 1er août au sanctuaire de la Drêche. Rendez-vous dès 7h45 à Notre Dame de La Drèche au lieu dit « La Source » pour le renouvellement des promesses avec notre conseiller religieux, le Père José Maria.

8 heures : Office des laudes 8 H 30 : Messe Un petit-déjeuner pourra être partagé par ceux qui le souhaitent ( merci à ceux qui le peuvent de venir avec des thermos de café, thé et pains ou viennoiseries !)

Rens. Antoine PASQUIER (06 03 62 20 62) et Martine EMMERY ( 06 16 48 83 81).

 

Chez les Scouts de France

 Les Scouts de France du Tarn organisent également un événement de leur côté. Les scouts de Mazamet renouvellent leur promesse avec les Eclaireurs unionistes (protestants), les scouts de Castres se retrouvent à Saint-Hyppolite et ceux d'Albi à la salle du Pigné pour un partage et un moment de témoignages. Bien sûr, tout ceci le mercredi 1er août, cent ans jour pour jour après le début du premier camp scout sur l'île de Brownsea.

 

Cérémonial de la promesse

« Sur mon honneur, avec la grâce de Dieu, je m’engage : à servir de mon mieux, Dieu, l’Eglise et la Patrie ; à aider mon prochain en toutes circonstances ; à observer la loi scoute ».

par Antoine Pasquier publié dans : Actualité
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